Auteur/autrice : bestHamanie

  • Football/ La Guinée se positionne pour accueillir la CAN 2032 ou 2036

    Football/ La Guinée se positionne pour accueillir la CAN 2032 ou 2036

    La Guinée affiche désormais clairement ses ambitions sur la scène du football africain. Conakry a officiellement manifesté son intérêt pour l’organisation d’une prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), avec les éditions 2032 et 2036 dans le viseur.

    L’annonce a été faite par le Premier ministre Bah Oury à travers ses réseaux sociaux, avant d’être confirmée par le ministre des Sports, Sellou Baldé. Selon ce dernier, le gouvernement guinéen a décidé de faire de l’accueil de la plus prestigieuse compétition continentale une priorité nationale.

    « La Guinée sera bel et bien candidate pour l’organisation de la CAN, soit en 2032, soit en 2036 », a déclaré Sellou Baldé. Le Premier ministre aurait signé, jeudi, la lettre officielle de candidature au nom du président de la République.

    Cette démarche intervient dans une atmosphère particulièrement favorable pour le football guinéen. L’homologation récente du stade du 28-Septembre de Conakry est notamment perçue comme un signal positif et vient renforcer les ambitions du pays, qui avait vu son projet d’accueillir la CAN 2025 abandonné.

    La Guinée entend ainsi tourner la page de cette déconvenue et se donner une nouvelle chance. La candidature a été officiellement transmise ce vendredi à 15 heures GMT, en présence du Premier ministre et des différents départements ministériels concernés.

    Une candidature qui s’inscrit dans une compétition déjà ouverte

    Pour l’édition 2032, la Guinée pourrait toutefois faire face à une concurrence importante. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont déjà exprimé leur volonté de présenter une candidature commune.
    Les trois pays ont déposé une déclaration d’intérêt auprès de la Confédération africaine de football (CAF) le 18 juillet 2026. Cette démarche constitue une première étape avant la constitution et le dépôt d’un dossier complet. Le Sénégal est également présenté comme un possible candidat pour cette édition.

    Pour la Guinée, l’enjeu sera désormais de convaincre la CAF de la solidité de son projet. Au-delà de l’homologation du stade du 28-Septembre, le pays devra notamment disposer d’infrastructures répondant aux exigences de l’instance continentale, aussi bien en matière de stades que d’hébergement, de transports, de sécurité et de logistique.

    Avec cette candidature, Conakry ambitionne donc de franchir un nouveau cap et de ramener la CAN en Guinée. Reste désormais à transformer cette volonté politique en un dossier suffisamment solide pour convaincre la CAF et s’imposer face aux autres prétendants.

    Thom Biakpa

  • Sénégal : Patrick Vieira, un enfant de Dakar aux commandes des Lions de la Téranga, le défi XXL du champion du monde 1998

    Sénégal : Patrick Vieira, un enfant de Dakar aux commandes des Lions de la Téranga, le défi XXL du champion du monde 1998

    Le Sénégal ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l’arrivée de Patrick Vieira à la tête des Lions de la Téranga. La Fédération sénégalaise de football a officialisé, ce mardi 18 août, la nomination de l’ancien international français, qui s’engage pour quatre années. Une première pour le champion du monde 1998, qui découvre à 50 ans le métier de sélectionneur.

    Né à Dakar le 23 juin 1976, Patrick Vieira connaît parfaitement la dimension particulière que représente cette nouvelle mission. Fort de ses 107 sélections avec l’équipe de France et d’une immense carrière de joueur, il revient aujourd’hui sur sa terre natale avec la responsabilité de conduire le Sénégal vers ses prochaines grandes échéances, notamment la CAN 2027 et la Coupe du monde 2030.

    Sa nomination intervient dans un contexte particulier. Les Lions de la Téranga restent marqués par leur élimination en huitièmes de finale du Mondial 2026 face à la Belgique. Alors qu’ils menaient 2-0, les Sénégalais ont finalement concédé trois buts dans les dernières minutes et quitté la compétition sur une défaite aussi spectaculaire que frustrante. Après Pape Thiaw, la Fédération a donc choisi un profil expérimenté pour tenter de relancer une équipe qui aspire à rester au sommet du football africain.

    Une première expérience internationale

    Jusqu’ici, Patrick Vieira avait exclusivement travaillé en club depuis ses débuts comme entraîneur. Sa reconversion avait commencé à Manchester City, à l’issue de sa carrière de joueur. Entre 2011 et 2015, il avait intégré l’encadrement des jeunes du club anglais avant de franchir un nouveau cap en rejoignant le New York City FC.

    Aux États-Unis, le Français avait rapidement imposé ses idées. Entre 2016 et 2018, son équipe avait affiché un football offensif et séduisant, avec notamment une présence dans le dernier carré des play-offs de la conférence Est. En 90 rencontres officielles, son bilan s’était établi à 40 victoires, 22 nuls et 28 défaites.

    Cette expérience avait ouvert les portes de l’Europe à Vieira. En 2018, il prenait les commandes de l’OGC Nice. L’aventure niçoise avait pourtant fini par s’essouffler. Après une saison et demie et 89 matches dirigés, le technicien avait été écarté à l’hiver 2020, dans un environnement devenu particulièrement tendu autour du club.

    Des passages contrastés en Europe

    Après plusieurs mois sans activité, Patrick Vieira retrouvait la Premier League en 2021 avec Crystal Palace. Son arrivée chez les Eagles avait suscité de nombreuses attentes. Pour sa première saison, il parvenait notamment à emmener le club en demi-finale de la FA Cup et obtenait huit victoires lors des seize dernières rencontres disputées toutes compétitions confondues.

    La dynamique ne résistait cependant pas à la saison suivante. Les mauvais résultats conduisaient Crystal Palace à se séparer de son entraîneur en mars 2023. Son départ, particulièrement brutal, était alors intervenu alors que Vieira se rendait au centre d’entraînement.

    Le Français tentait ensuite de relancer sa carrière en France. En 2023, il devenait entraîneur du RC Strasbourg. Mais, là encore, l’expérience ne dépassait pas une saison. Après 38 matches et 16 défaites, Vieira quittait le club alsacien, notamment dans un contexte de désaccords autour du nouveau projet porté par BlueCo.

    Son dernier passage sur un banc de club l’emmenait en Italie. Nommé au Genoa en novembre 2024, Vieira y dirigeait 37 rencontres jusqu’en novembre 2025. Avec une moyenne de 1,14 point par match, cette expérience se révélait être la moins productive de son parcours d’entraîneur.

    Une nouvelle page à écrire

    Ces dernières années ont donc laissé une image contrastée du technicien français. Vieira a connu des périodes prometteuses, notamment à New York et lors de ses débuts à Crystal Palace, mais ses quatre expériences européennes se sont toutes terminées par une séparation prématurée.

    Le poste de sélectionneur lui offre désormais un cadre totalement différent. Contrairement à un entraîneur de club, Vieira disposera de moins de temps avec ses joueurs, mais de davantage de recul entre les différentes échéances. Un fonctionnement que Carlo Ancelotti, lui-même devenu sélectionneur du Brésil en 2025, considère comme fondamentalement différent de celui d’un entraîneur de club.

    Au Sénégal, Vieira devra donc rapidement trouver son équilibre entre ses convictions tactiques, les caractéristiques de son groupe et les exigences d’une sélection qui nourrit de grandes ambitions. Son contrat de quatre ans lui offre en tout cas une perspective suffisamment longue pour construire un projet.

    Après une carrière exceptionnelle sur les terrains et un parcours d’entraîneur marqué par autant de promesses que de turbulences, Patrick Vieira s’apprête ainsi à relever le défi le plus inédit de sa carrière. Pour la première fois, il ne dirigera plus un club : il aura pour mission de faire grandir toute une sélection.

    Et cette fois, l’enjeu sera autant sportif que symbolique : à Dakar, le champion du monde 1998 revient aux sources pour tenter d’ouvrir une nouvelle ère avec les Lions de la Téranga.

    Thom Biakpa

  • Afrobasket U18 : La Côte d’Ivoire écrase le Sénégal (73-51) et devient championne d’Afrique

    Afrobasket U18 : La Côte d’Ivoire écrase le Sénégal (73-51) et devient championne d’Afrique

    La Côte d’Ivoire tient désormais son nouveau titre continental. Les Éléphants U18 ont remporté l’Afrobasket U18 Garçons, dimanche 16 août 2026, en s’imposant avec autorité face au Sénégal (73-51) au terme d’une finale largement maîtrisée.

    Dès les premières minutes, les jeunes Ivoiriens ont affiché leurs ambitions. Plus agressifs en défense et efficaces dans leurs choix offensifs, ils ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Le premier quart-temps s’est achevé sur une avance de neuf points en faveur de la Côte d’Ivoire (16-7).

    Le Sénégal a ensuite tenté de revenir dans la partie. Mais malgré une réaction dans le deuxième acte, les Ivoiriens ont conservé leur maîtrise. Ils ont remporté la période 18-17 et regagné les vestiaires avec dix points d’avance.

    C’est finalement au troisième quart-temps que la finale a véritablement basculé. Portée par une défense particulièrement solide et un collectif bien huilé, la sélection ivoirienne a étouffé les initiatives sénégalaises. Avec un cinglant 21-10 sur cette période, les Éléphants ont porté leur avance à un niveau qui semblait alors difficilement rattrapable.

    Loin de se contenter de gérer leur avantage, les Ivoiriens ont continué à jouer avec sérieux dans le dernier quart-temps. Ils ont encore pris le dessus, 18-17, pour sceller définitivement leur victoire sur le score de 73 à 51.

    Djako, symbole du sacre

    Dans cette démonstration collective, Nathan Djako a particulièrement attiré la lumière. L’Ivoirien a terminé la finale avec 22 points, 4 rebonds et 1 interception. Une performance qui lui a valu le titre de MVP de la finale.

    Par son efficacité offensive et son impact dans les moments importants, Djako a largement contribué au succès des siens. Il a incarné l’état d’esprit d’une équipe ivoirienne qui n’a jamais perdu le contrôle de la rencontre.

    Une génération pleine de promesses

    Au-delà du trophée, ce sacre met en évidence le potentiel de cette génération. Tout au long de la compétition, les jeunes Éléphants ont pu compter sur une véritable cohésion, une forte implication défensive et une capacité à rester solides dans les moments de pression.

    Le Sénégal, malgré son engagement et sa combativité, n’a pas réussi à suivre le rythme imposé par la Côte d’Ivoire, particulièrement après la mi-temps.

    Avec cette victoire, les Éléphants U18 inscrivent donc leur nom au sommet du basketball continental. Le 16 août 2026 restera donc comme une journée marquante pour le basketball ivoirien. La Côte d’Ivoire est championne d’Afrique U18, au terme d’une finale remportée avec maîtrise et caractère.

    Thom Biakpa

  • Football/ CAN féminine: Le Cameroun enfin sur le toit de l’Afrique

    Football/ CAN féminine: Le Cameroun enfin sur le toit de l’Afrique

    Le Cameroun tient enfin son sacre. Longtemps abonnées aux places d’honneur sans jamais parvenir à franchir le dernier obstacle, les Lionnes indomptables ont écrit une nouvelle page de leur histoire en remportant, dimanche 16 août, la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. Face au Malawi, pour une finale inédite disputée au stade Moulay El Hassan de Rabat, les Camerounaises n’ont laissé aucune place au suspense et se sont imposées avec autorité (3-0).

    Cette victoire vient récompenser une génération qui avait déjà touché du doigt le titre sans jamais parvenir à le conquérir. Finalistes malheureuses en 2004, 2014 et 2016, les Camerounaises ont cette fois transformé leur expérience des grands rendez-vous en véritable force. Face à une sélection malawite qui découvrait pour la première fois la finale de la compétition, les Lionnes ont rapidement pris le contrôle des débats.

    Le Cameroun frappe trois fois avant la pause

    Le Malawi avait pourtant entamé la rencontre avec de bonnes intentions. Misant sur la vitesse et les transitions offensives, les Scorchers pouvaient notamment compter sur la complémentarité des sœurs Chawinga pour inquiéter la défense camerounaise. Temwa Chawinga a d’ailleurs obtenu la première occasion franche, mais la sortie de Michaely Bihina dans ses pieds, à la 10e minute, a permis au Cameroun d’éviter le danger.

    Cette alerte passée, les Lionnes ont progressivement imposé leur rythme. À la 20e minute, Marie Ngah Manga a ouvert la voie du succès. Sur un centre venu de la droite, Mendoua a trouvé la transversale de la tête au second poteau. La gardienne malawite Mercy Sikelo, en difficulté sur son intervention, n’a pas réussi à s’emparer du ballon, permettant à Ngah Manga de surgir pour conclure à bout portant.

    Ce premier but a considérablement fragilisé le Malawi. De plus en plus reculé, le bloc des Scorchers a subi les assauts camerounais. Dix minutes plus tard, Naomi Eto a doublé la mise sur corner. Après s’être habilement positionnée autour du ballon, l’attaquante a déclenché une frappe décroisée qui a laissé Sikelo sans réaction.

    Le Cameroun n’allait pas s’arrêter là. Dans les dernières secondes de la première période, une nouvelle erreur de la gardienne malawite a offert une troisième opportunité aux championnes en devenir. Après une sortie manquée de Sikelo, Naomi Eto a délivré un centre vers Marie Ngah Manga. La Camerounaise n’a eu qu’à placer sa tête dans le but laissé sans protection pour inscrire son deuxième but de la soirée et porter le score à 3-0.

    Une seconde période parfaitement maîtrisée

    Avec trois buts d’avance, les Lionnes ont abordé la seconde période avec sérénité. Le Malawi a tenté de réagir, mais sans parvenir à véritablement déstabiliser une équipe camerounaise particulièrement solide défensivement.

    Temwa Chawinga a bien essayé de relancer les Scorchers à la 61e minute, mais sa tentative en pivot n’a pas trouvé le cadre. Le Cameroun, qui n’avait concédé que deux buts depuis le début de la compétition, a ensuite verrouillé les espaces et contenu les initiatives adverses avec beaucoup de maîtrise.

    Les championnes auraient même pu accentuer davantage leur avance. Marie Ngah Manga est passée tout près du triplé dès la 49e minute, mais son occasion a été manquée. En fin de rencontre, Naomi Eto s’est également heurtée à une Mercy Sikelo enfin décisive, qui a empêché le score de s’alourdir à la 84e minute.

    Ces occasions manquées n’auront finalement aucune conséquence. Avec trois buts inscrits en première période et une défense restée infranchissable après la pause, le Cameroun avait déjà fait l’essentiel.

    Une malédiction enfin brisée

    Au coup de sifflet final, la joie était immense côté camerounais. Après trois finales perdues, les Lionnes indomptables ont enfin soulevé le trophée continental. Ce premier sacre vient mettre un terme à des années de frustration et confirme la place du Cameroun parmi les grandes nations du football féminin africain.

    Pour le Malawi, cette finale restera malgré tout historique. Les Scorchers, novices à ce stade de la compétition, ont atteint pour la première fois le dernier acte de la CAN et se sont offert une place parmi les meilleures sélections du continent.

    Mais ce 16 août 2026 restera avant tout comme la date du premier couronnement camerounais. À Rabat, les Lionnes indomptables n’ont pas seulement remporté une finale, elles ont définitivement effacé leurs précédentes désillusions et inscrit leur nom au sommet de l’Afrique.

    Thom Biakpa

  • Paul Pogba:  La descente aux enfers d’un talent gâché, son avenir à Monaco en pointillés

    Paul Pogba: La descente aux enfers d’un talent gâché, son avenir à Monaco en pointillés

    Il y a encore un an, les images avaient quelque chose de symbolique. En juin 2025, Paul Pogba fondait en larmes au moment de signer à l’AS Monaco. Après des mois de suspension, de blessures et de turbulences personnelles, le champion du monde 2018 pensait enfin tenir l’occasion de relancer une carrière qui avait progressivement échappé à son contrôle. Un an plus tard, le rêve monégasque touche pourtant à sa fin. Et la nouvelle blessure contractée mardi 11 août 2026 ne serait finalement que le dernier épisode d’une histoire déjà largement compromise.

    D’un phénomène du football mondial à une carrière en lambeaux

    Le contraste est saisissant. À son apogée, Paul Pogba incarnait l’un des milieux de terrain les plus talentueux de sa génération. Avec la Juventus puis Manchester United, il avait affiché une puissance, une qualité technique et une capacité à casser les lignes qui avaient fait de lui un joueur à part. Avec les Bleus, il avait été l’un des grands artisans du sacre mondial en 2018.

    Mais les dernières années ont été beaucoup plus douloureuses. Les blessures se sont accumulées, avant qu’une affaire de dopage ne vienne brutalement interrompre sa carrière. Contrôlé positif à la DHEA en août 2023, Pogba avait initialement écopé de quatre ans de suspension. En octobre 2024, le Tribunal arbitral du sport a finalement ramené cette sanction à 18 mois, lui permettant d’espérer un retour à la compétition en mars 2025.

    Cette réduction de peine avait alors été vécue comme une véritable bouffée d’oxygène. Didier Deschamps lui-même avait estimé qu’une « lumière » se rallumait pour son ancien cadre. Mais retrouver le football ne signifiait pas retrouver immédiatement le joueur que tout le monde avait connu. Après 26 mois loin des terrains, Pogba devait d’abord reconstruire son corps et retrouver les sensations perdues.

    Monaco, le pari d’une renaissance

    Lorsque Monaco lui ouvre ses portes à l’été 2025, l’opération ressemble à un pari aussi audacieux que séduisant. Libre après la fin de son aventure avec la Juventus, Pogba veut se relancer dans un championnat qu’il connaît peu et retrouver progressivement son meilleur niveau.

    Le club monégasque accepte de miser sur un joueur dont le talent ne faisait aucun doute, mais dont l’état physique constituait la principale inconnue. Les premières semaines sont consacrées à une préparation individualisée. Même lorsque Pogba recommence à toucher le ballon, Monaco refuse de brûler les étapes.

    Son retour à la compétition intervient finalement en novembre 2025, avec Monaco. Une image forte après plus de deux années d’attente. L’ancien international français retrouvait enfin le terrain, et avec lui l’espoir de voir renaître « la Pioche ».
    Mais ce retour tant attendu ne débouche pas sur la renaissance espérée.

    Le corps, encore et toujours

    Le principal adversaire de Pogba n’aura finalement pas été son niveau technique, mais son physique. À Monaco, les blessures vont de nouveau rythmer son quotidien. Un problème au mollet gauche l’éloigne notamment des terrains à la fin de l’année 2025. Quelques mois plus tard, il est encore question de précautions et de reprise progressive.

    Le bilan est particulièrement cruel : seulement six apparitions avec Monaco, pour environ 115 minutes de jeu et une seule titularisation sur l’ensemble de la saison 2025-2026. Sa seule titularisation est intervenue le 2 mai 2026 à Metz. Autrement dit, un joueur recruté pour apporter son expérience, sa personnalité et sa qualité technique n’a pratiquement jamais eu le temps de s’installer dans le collectif monégasque.

    C’est précisément là que réside toute la frustration autour de Pogba. Même après une aussi longue interruption, il n’a jamais véritablement eu la possibilité de démontrer ce qu’il pouvait encore apporter sur un terrain. Chaque tentative de retour a été rattrapée par un nouveau pépin.

    La dernière blessure qui change tout

    Mardi 11 août, lors du stage de Monaco en Angleterre, le scénario s’est une nouvelle fois répété. Au cours d’une opposition, Pogba s’est arrêté après avoir ressenti une douleur derrière la cuisse gauche. Selon les informations rapportées par la presse sportive française, il a immédiatement été pris en charge par le staff médical et a quitté la séance.

    Cette fois, cependant, la blessure n’est pas à l’origine de la réflexion sur son avenir. Et c’est sans doute l’élément le plus important du dossier.

    Selon L’Équipe, Monaco avait déjà engagé une réflexion sur la suite à donner à l’aventure Pogba. Le quotidien sportif évoque une décision prise plusieurs semaines auparavant, le club ayant progressivement considéré que les garanties physiques n’étaient pas réunies pour permettre au milieu de retrouver durablement son niveau. Nice-Matin, à l’origine des premières révélations sur une possible séparation, va dans le même sens. La nouvelle blessure n’aurait donc pas provoqué la rupture. Elle est plutôt venue confirmer les inquiétudes déjà présentes.

    Une séparation qui semble désormais inéluctable

    Le contrat signé en 2025 portait initialement sur deux saisons. Il reste donc encore une année à Pogba, mais Monaco souhaiterait désormais mettre un terme à cette collaboration. Les deux parties doivent trouver un accord financier, afin de solder la dernière année de contrat, avec l’objectif d’aboutir avant la fin du mercato.

    La décision est difficile pour le club comme pour le joueur. Monaco avait accepté de prendre un risque en misant sur un immense nom du football français. Mais après une saison pratiquement blanche, le club de la Principauté doit désormais regarder vers l’avenir.

    Pour Pogba, le constat est encore plus douloureux. Il avait rejoint Monaco précisément pour se reconstruire. Au lieu de cela, son passage sur le Rocher aura surtout confirmé les difficultés qui accompagnent sa carrière depuis plusieurs années.

    Quel avenir pour Paul Pogba ?

    À 33 ans, Paul Pogba se retrouve donc de nouveau à la croisée des chemins. S’il quitte Monaco, il sera libre de s’engager où il le souhaite, mais son profil a profondément changé.

    Il ne s’agit plus du milieu dominant de la Juventus ou de Manchester United, capable d’enchaîner les saisons au plus haut niveau. Il s’agit désormais d’un joueur dont le talent reste intact sur le papier, mais dont la capacité à enchaîner les matches constitue une immense interrogation.

    C’est tout le paradoxe de sa situation : son nom continue de susciter de l’intérêt, mais chaque éventuel prétendant devra prendre en compte une réalité implacable. Depuis son départ de Manchester United et ses dernières années difficiles à Turin, Pogba a vu son temps de jeu se réduire considérablement, tandis que les blessures et la suspension ont profondément cassé sa trajectoire.
    Son prochain défi sera donc moins de redevenir immédiatement le « Pogba » des grandes années que de réussir à redevenir simplement un footballeur régulier.

    Le gâchis d’un immense talent

    Il serait pourtant injuste de résumer la carrière de Paul Pogba à ses dernières années. Son palmarès, son rôle dans le sacre de la France en 2018 et les moments de très haut niveau qu’il a offerts au football mondial resteront.
    Mais c’est précisément parce que son potentiel était immense que le sentiment de gâchis est aussi fort.

    Pogba n’a jamais vraiment pu écrire la deuxième partie de sa carrière comme il l’imaginait. Les blessures, la suspension pour dopage, les difficultés personnelles et les interruptions successives ont fini par prendre le dessus sur le joueur. Monaco devait être le décor d’une renaissance ; il pourrait finalement devenir celui d’un nouvel échec.

    La suite reste à écrire, mais elle s’annonce forcément plus modeste. Une chose est certaine : si Monaco et Pogba se séparent, le Français devra encore trouver un club capable de croire en lui. Surtout, il devra convaincre son propre corps de lui offrir enfin la stabilité qui lui manque depuis trop longtemps.

    Car le plus cruel, dans l’histoire de Paul Pogba, n’est peut-être pas d’avoir perdu son football. C’est de ne presque jamais avoir eu l’occasion, ces dernières années, de montrer qu’il pouvait encore le jouer.

    Thom Biakpa

  • Football/ Yan Diomandé entre dans l’histoire : Le prodige ivoirien signe au Real Madrid pour 140 millions d’euros

    Football/ Yan Diomandé entre dans l’histoire : Le prodige ivoirien signe au Real Madrid pour 140 millions d’euros

    Le feuilleton qui a animé le mercato estival a enfin trouvé son épilogue. À seulement 19 ans, l’ailier ivoirien Yan Diomandé s’est officiellement engagé avec le Real Madrid jusqu’en 2033, dans le cadre d’un transfert qui entre déjà dans les annales du football.

    Selon les informations disponibles, le club madrilène aurait déboursé près de 140 millions d’euros pour convaincre le RB Leipzig de céder sa pépite. Un montant colossal qui ferait de Yan Diomandé non seulement le premier joueur ivoirien chez les Merengue, mais aussi le joueur le plus cher de l’histoire du Real Madrid, devant Jude Bellingham, recruté en 2023 pour 127 millions d’euros.

    Cette signature illustre la confiance absolue que les dirigeants madrilènes placent dans le jeune international ivoirien. Doté d’une vitesse impressionnante, d’une qualité de dribble remarquable et d’une grande maturité malgré son jeune âge, Yan Diomandé s’est imposé comme l’un des talents les plus prometteurs de sa génération lors de son passage au RB Leipzig.

    En rejoignant le géant espagnol, le natif de Côte d’Ivoire franchit une étape majeure dans sa carrière. Il aura désormais la lourde responsabilité de justifier un investissement historique, tout en s’imposant dans un effectif composé de certaines des plus grandes stars du football mondial.

    Pour le football ivoirien, ce transfert représente également un immense motif de fierté. Voir un joueur de seulement 19 ans devenir l’un des visages du Real Madrid et le transfert le plus onéreux de l’histoire du club témoigne du rayonnement grandissant des talents ivoiriens sur la scène internationale.

    Tous les regards seront désormais tournés vers Santiago Bernabéu, où Yan Diomandé tentera d’écrire les premières pages d’une aventure qui pourrait marquer durablement l’histoire du Real Madrid et du football africain.

    Thom Biakpa

  • Football/ Nouveau cycle pour les Éléphants : Hervé Renard officiellement investi sélectionneur

    Football/ Nouveau cycle pour les Éléphants : Hervé Renard officiellement investi sélectionneur

    La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a officiellement lancé une nouvelle étape de son projet sportif en présentant, ce jeudi 6 août 2026, Hervé Renard comme nouveau sélectionneur des Éléphants. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’instance fédérale, en présence du président Yacine Idriss Diallo et des membres du Comité exécutif.

    Avant d’accueillir le technicien français, le président de la FIF a tenu à saluer le travail accompli par Emerse Faé, dont le contrat a pris fin le 31 juillet 2026. Il a exprimé sa gratitude envers l’ancien sélectionneur, son encadrement et les joueurs pour les performances réalisées au cours des deux dernières années, estimant que cette période avait permis au football ivoirien de retrouver un rayonnement important sur la scène internationale.

    Pour Yacine Idriss Diallo, le choix d’Hervé Renard s’inscrit dans une logique de continuité. Selon lui, une fédération doit constamment faire évoluer son projet afin de consolider les acquis et préparer les échéances futures. Il a notamment rappelé que les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations, programmées à seulement deux années d’intervalle, imposent une préparation particulière et nécessitent un entraîneur rompu aux réalités du football africain.

    Le président de la FIF a expliqué que le Comité exécutif avait retenu le profil d’Hervé Renard en raison de son expérience, de sa connaissance du continent et de sa capacité à relever ce type de défi. Il a assuré que la Fédération mettrait à sa disposition toutes les conditions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés, tout en soulignant le soutien constant des autorités ivoiriennes au développement de la sélection nationale.

    Très attendu, Hervé Renard a exprimé sa satisfaction de retrouver les Éléphants, une équipe qu’il connaît bien. Le technicien français a confié que ce retour représentait un immense honneur et une grande fierté, tout en remerciant les personnes ayant contribué à son arrivée.

    Il a également révélé qu’il nourrissait depuis plusieurs mois le désir de revenir entraîner sur le continent africain. Retrouver la Côte d’Ivoire, a-t-il indiqué, constitue une opportunité particulière pour poursuivre une ambition commune, avec en ligne de mire les deux prochaines éditions de la CAN.

    Conscient des exigences qui accompagnent la sélection ivoirienne, Hervé Renard a affirmé vouloir instaurer une culture de l’excellence au quotidien. Pour lui, la Côte d’Ivoire possède le statut d’une nation appelée à jouer les premiers rôles et à viser les titres. Il estime que seule une exigence permanente permettra aux Éléphants de répondre aux attentes de leurs supporters et de continuer à enrichir leur palmarès.

    Thom Biakpa

  • Football : Le Français Hervé Renard fait son grand retour à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire

    Football : Le Français Hervé Renard fait son grand retour à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire

    La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé, ce mardi 4 août, le retour d’Hervé Renard à la tête de la sélection nationale. Le technicien français de 57 ans succède à Emerse Faé et entame un nouveau chapitre avec les Éléphants, onze ans après avoir offert au pays son deuxième sacre continental.

    Cette nomination marque les retrouvailles entre Hervé Renard et une équipe qu’il connaît parfaitement. Lors de son premier passage, entre 2014 et 2015, il avait conduit la Côte d’Ivoire au titre de championne d’Afrique en remportant la Coupe d’Afrique des nations 2015. Ce succès avait mis fin à une attente de près d’un quart de siècle pour le football ivoirien, porté à l’époque par une génération emmenée notamment par Yaya Touré.

    Dans son communiqué, la FIF précise que le sélectionneur aura pour mission de préparer l’équipe nationale aux prochaines grandes échéances internationales et de poursuivre le développement des Éléphants sur la scène continentale et mondiale. Hervé Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours pour prendre officiellement ses fonctions. Sa présentation aux médias et au public interviendra lors d’une conférence de presse dont les détails seront communiqués ultérieurement.

    Le Français prend la relève d’Emerse Faé, dont le contrat n’a pas été renouvelé. L’ancien international ivoirien laisse derrière lui un bilan important, marqué par le triomphe historique des Éléphants lors de la CAN 2024 disputée à domicile, ainsi qu’un parcours jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

    Avant ce retour en Côte d’Ivoire, Hervé Renard venait de quitter l’Arabie saoudite. Il avait ensuite assuré un court intérim à la tête de la sélection tunisienne pendant la Coupe du monde 2026, une mission qui s’était soldée par deux défaites. Malgré cette parenthèse difficile, l’entraîneur français avait affiché son désir de retrouver rapidement un projet ambitieux.

    L’Afrique demeure le continent où Hervé Renard a bâti l’essentiel de sa réputation. En 2012, il avait créé l’exploit en offrant à la Zambie le premier titre continental de son histoire. Quelques années plus tard, il rééditait la performance avec la Côte d’Ivoire, devenant l’un des rares entraîneurs à remporter la CAN avec deux sélections différentes.

    Son parcours africain comprend également des expériences sur les bancs du Maroc, du Ghana et de l’Angola. Avec les Lions de l’Atlas, il avait notamment dirigé l’équipe lors de la Coupe du monde 2018 en Russie.

    En dehors du continent africain, la carrière d’Hervé Renard a connu des fortunes diverses. Son passage au LOSC Lille n’a pas répondu aux attentes, tout comme son aventure à la tête de l’équipe de France féminine, qu’il avait toutefois menée jusqu’aux quarts de finale des Jeux olympiques de Paris en 2024.

    Avec cette nouvelle nomination, la Côte d’Ivoire mise sur l’expérience, le charisme et la connaissance du football africain d’Hervé Renard pour maintenir les Éléphants parmi les grandes nations du continent et relever les défis des prochaines compétitions internationales.

    Thom Biakpa

  • FIFA : La pression monte contre Gianni Infantino, l’hypothèse d’un départ gagne du terrain

    FIFA : La pression monte contre Gianni Infantino, l’hypothèse d’un départ gagne du terrain

    En l’espace de quelques jours, Gianni Infantino est passé d’un ambitieux projet de transformation économique de la FIFA à une crise susceptible d’ébranler son avenir à la tête de l’organisation. L’abandon de FIFA Forward Enterprise (FFE), annoncé le 31 juillet, n’a pas mis fin aux tensions. Au contraire, il semble avoir ouvert une nouvelle séquence où se mêlent menaces judiciaires, contestation politique et remise en cause de sa gouvernance.

    Le premier signal est venu de l’UEFA. Vendredi 31 juillet dernier, l’instance européenne a officiellement demandé au président de la FIFA de conserver l’ensemble des documents liés au projet FFE, laissant entendre qu’une procédure judiciaire pourrait être engagée. Selon le Telegraph, cette mise en demeure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à examiner les conditions dans lesquelles cette réforme a été élaborée puis présentée aux fédérations.

    Le projet FFE avait pour ambition de créer une filiale commerciale chargée de gérer les principales compétitions de la FIFA avec l’entrée d’investisseurs privés au capital. L’objectif affiché était de lever 4,2 milliards de dollars d’ici la fin de l’année avant de redistribuer l’intégralité des bénéfices aux 211 associations membres.

    Mais cette ouverture du capital a rapidement suscité une vive opposition. Parmi les investisseurs évoqués figurait notamment le fonds Thrive Eternal, fondé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, lui-même proche de Donald Trump. Cette perspective a alimenté les critiques de plusieurs dirigeants du football mondial, déjà préoccupés par les relations de plus en plus étroites entre Gianni Infantino et l’entourage de l’ancien président américain.

    L’UEFA a alors pris la tête de la contestation. Avec ses 55 fédérations membres, elle a menacé de boycotter les compétitions de la FIFA tant que le projet ne serait pas définitivement abandonné et assorti de garanties juridiques. La Concacaf puis la Confédération asiatique ont ensuite rejoint cette opposition, isolant progressivement le président de la FIFA.

    Face à cette pression grandissante, Gianni Infantino a finalement annoncé le retrait du projet, estimant qu’il avait provoqué des divisions incompatibles avec l’objectif d’unité du football mondial. Ce recul n’a toutefois pas suffi à apaiser les tensions.
    Selon le Guardian, une partie du Conseil de la FIFA chercherait désormais à réunir les 19 voix nécessaires sur 37, afin de convoquer une réunion extraordinaire.

    Plusieurs membres souhaiteraient obtenir des explications publiques sur la gouvernance du président suisse et, pour certains, ouvrir la voie à une remise en cause de son maintien à la tête de l’organisation.
    Cette mobilisation dépasserait d’ailleurs le seul dossier FFE. Toujours selon le quotidien britannique, les critiques se sont intensifiées après la décision controversée de lever la suspension de Folarin Balogun durant la Coupe du monde. Des appels téléphoniques attribués à Donald Trump auraient précédé cette décision, poussant certains responsables de la FIFA à réclamer une enquête indépendante. Plusieurs administrateurs envisageraient même de demander le départ d’Infantino si celui-ci refusait une telle investigation.

    Parallèlement, l’UEFA reproche également à la FIFA les méthodes employées pour tenter d’obtenir le soutien des fédérations au projet FFE. Dans un communiqué, l’organisation européenne affirme qu’une échéance aurait été imposée aux associations membres, avec la menace de perdre un paiement exceptionnel en cas de refus. Pour Aleksander Čeferin et ses équipes, cette méthode traduit une opposition de plus en plus profonde au sein du football international.

    La pression pourrait désormais prendre une dimension institutionnelle. Le Telegraph indique que l’UEFA aurait laissé entendre que Gianni Infantino devait envisager un départ volontaire, faute de quoi une procédure prévue par les statuts de la FIFA pourrait être activée. En vertu de l’article 25, 43 fédérations suffisent pour exiger la convocation d’un Congrès extraordinaire. Avec ses 55 membres, l’UEFA dépasse déjà ce seuil. Une majorité absolue des 211 associations, soit 106 voix, serait ensuite nécessaire pour adopter une éventuelle motion de destitution.

    Les premiers soutiens commencent également à s’effriter. La Football Association of Wales a retiré son appui à une nouvelle candidature d’Infantino, dénonçant des insuffisances en matière de gouvernance, de processus décisionnels et de leadership. La Fédération anglaise a ensuite adopté la même position, revenant sur la lettre de soutien qu’elle avait précédemment adressée au président de la FIFA.

    Ce changement de climat est d’autant plus marquant qu’il intervient quelques semaines seulement après que plus de 200 fédérations avaient officiellement soutenu une nouvelle candidature d’Infantino pour l’élection prévue en mars 2027, où il demeure, à ce stade, le seul candidat déclaré.

    Réélu en mai 2025 pour ce qui devait être son troisième et dernier mandat, Gianni Infantino avait fait de la restauration de l’image de la FIFA et du développement mondial du football les priorités de son action. Pourtant, l’épisode FIFA Forward Enterprise rappelle les difficultés déjà rencontrées en 2019, lorsque le Conseil de la FIFA avait rejeté un projet d’investissement de 25 milliards de dollars destiné à développer la Coupe du monde des clubs, sous l’impulsion des fédérations européennes.

    À cette contestation interne s’ajoute enfin une procédure pénale toujours ouverte en Suisse concernant les soupçons de collusion avec l’ancien procureur fédéral Michael Lauber dans le prolongement de l’affaire Fifagate. Autant d’éléments qui placent aujourd’hui Gianni Infantino dans la période la plus délicate de sa présidence, alors qu’il lui reste un an à accomplir avant l’échéance prévue de son dernier mandat.

    Thom Biakpa

  • Football: Annoncé en Espagne, Yan Diomandé encore loin du Real Madrid, un conflit entre agents complique le dossier

    Football: Annoncé en Espagne, Yan Diomandé encore loin du Real Madrid, un conflit entre agents complique le dossier

    Le transfert de Yan Diomandé au Real Madrid se retrouve à l’arrêt pour une raison inattendue. Alors que les discussions entre le club espagnol et le RB Leipzig ont abouti à un accord, un différend concernant la représentation de l’international ivoirien retarde encore l’officialisation de l’opération.

    Selon les informations publiées par le quotidien espagnol AS le 2 août, le Real Madrid et Leipzig ont trouvé un terrain d’entente sur les conditions du transfert. Après avoir vu deux propositions, estimées respectivement à environ 100 puis 120 millions d’euros, être refusées, la formation madrilène a finalement accepté de s’aligner sur les exigences du club allemand, évaluées à près de 130 millions d’euros.

    Mais au moment où le dossier semblait prêt à être finalisé, un litige entre deux agences est venu bouleverser les plans des différentes parties.

    Au cœur du différend figure Maxidel Management, la société de l’ancien international ivoirien Max Gradel. Cette dernière affirme être toujours liée contractuellement à Yan Diomandé. C’est d’ailleurs Maxidel qui avait accompagné le joueur lors de son arrivée au RB Leipzig en provenance de Leganés, dans une transaction estimée à une vingtaine de millions d’euros. Considérant que son mandat est toujours valable, l’agence a déposé une plainte auprès de la FIFA pour rupture de contrat.

    Dans le même temps, les négociations avec le Real Madrid ont été conduites par Roc Nation, l’agence créée par le rappeur américain Jay-Z. Cette structure représente déjà plusieurs joueurs du club merengue, notamment Vinicius Junior et Endrick. D’après un journaliste ivoirien cité par Goal, les dirigeants madrilènes auraient découvert tardivement l’existence du contrat revendiqué par Maxidel, une situation qui aurait provoqué leur mécontentement envers l’entourage actuel du joueur.

    Le quotidien AS précise également que le Real Madrid n’avait pas connaissance de ce conflit avant qu’il ne soit rendu public. De son côté, le RB Leipzig avait donné son feu vert à Maxidel pour participer aux discussions autour du départ du joueur, ce qui alimente aujourd’hui la divergence entre les différentes parties sur la question du mandat de représentation.

    Le dossier est désormais entre les mains de la FIFA. L’instance internationale doit déterminer si le transfert peut être enregistré immédiatement ou s’il convient d’attendre le règlement du litige. Plusieurs scénarios restent envisageables : l’octroi d’une autorisation provisoire permettant au joueur de rejoindre Madrid, un report de son enregistrement ou, dans le cas le plus contraignant, un refus temporaire du certificat de transfert international tant que le différend n’est pas tranché.

    Cette prudence s’explique notamment par les règles de la FIFA encadrant les commissions d’agents. Un club qui verserait la rémunération à un intermédiaire non reconnu pourrait s’exposer à des sanctions.

    En attendant la décision de l’instance mondiale, tous les autres aspects du transfert sont déjà finalisés. L’accord financier avec le RB Leipzig est conclu, les documents sont prêts et les conditions du futur contrat de Yan Diomandé avec le Real Madrid sont arrêtées. Seule la résolution du conflit entre les deux agences empêche encore le club espagnol d’officialiser l’arrivée de l’ailier ivoirien.

    Thom Biakpa