Catégorie : SPORT & BUSINESS

  • Roc Nation Sports, quand l’athlète devient une marque mondiale

    Roc Nation Sports, quand l’athlète devient une marque mondiale

    Créée par Jay-Z en 2013, Roc Nation Sports s’est imposée parmi les agences sportives les plus influentes au monde. Son modèle ne se limite pas à négocier des contrats. Il consiste à accompagner les champions dans la construction de leur image, de leurs activités commerciales et de leur héritage au-delà des terrains.

    Lorsque Jay-Z lance Roc Nation Sports en avril 2013, l’initiative est d’abord accueillie comme une nouvelle diversification spectaculaire du rappeur devenu entrepreneur. La première signature donne pourtant immédiatement du poids au projet. Robinson Canó, alors star des New York Yankees, quitte l’un des agents les plus puissants du baseball américain pour rejoindre la nouvelle structure, créée en partenariat avec CAA Sports. Jay-Z et son proche collaborateur Juan Perez veulent transposer au sport les méthodes utilisées dans la musique et le divertissement.

    L’ambition dépasse rapidement la simple gestion de carrière. Une agence traditionnelle intervient principalement dans la négociation des salaires, des transferts et des contrats publicitaires. Roc Nation Sports ajoute à ces services la stratégie de marque, les relations avec les médias, la production de contenus, la philanthropie et la préparation de l’après-carrière. L’athlète n’est plus seulement considéré comme un joueur performant. Il devient une personnalité culturelle susceptible de développer une audience, de défendre des causes et de créer ses propres activités économiques.

    Cette approche s’appuie sur l’écosystème de Roc Nation, actif dans la musique, l’événementiel, l’audiovisuel, l’édition et le management d’artistes. Peu d’agences sportives peuvent offrir un accès aussi direct aux industries du divertissement et de la mode. La réputation de Jay-Z facilite également les relations avec les marques, les médias et les célébrités. Le capital culturel devient ainsi un avantage commercial.

    Au fil des années, Roc Nation Sports se développe dans le basketball, le baseball, le football américain, la boxe, le football et le rugby. Son portefeuille a notamment compris des personnalités comme LaMelo Ball, Skylar Diggins, Saquon Barkley et Robinson Canó. Dans le football international, l’agence s’est rapprochée de joueurs tels que Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, Vinícius Júnior, Gabriel Martinelli et Endrick.

    Le football au cœur de l’expansion mondiale

    Le lancement d’une division internationale en 2019 marque un changement d’échelle. Roc Nation Sports ne veut plus seulement être une agence américaine capable d’attirer quelques vedettes étrangères. Elle cherche à s’installer durablement dans les principaux marchés mondiaux du football.

    L’acquisition de l’agence brésilienne TFM en 2023 constitue une étape décisive. L’opération apporte à Roc Nation Sports un bureau à São Paulo, une expertise dans la formation et le transfert des talents brésiliens, ainsi qu’un portefeuille comprenant Vinícius Júnior, Gabriel Martinelli et Endrick. Le rapprochement associe la connaissance locale de TFM aux capacités internationales de Roc Nation en matière de marketing et de construction d’image.

    Vinícius Júnior illustre parfaitement ce modèle. Son intérêt ne réside pas uniquement dans ses performances avec le Real Madrid. Son histoire personnelle, son influence auprès de la jeunesse, ses prises de position contre le racisme et sa popularité mondiale en font une personnalité qui dépasse le football. L’agence peut donc intervenir simultanément sur ses contrats commerciaux, son exposition médiatique, son développement aux États-Unis et la structuration de ses engagements sociaux.

    Cette stratégie porte ses fruits. Dans son classement publié en 2025, Forbes a placé Roc Nation Sports au septième rang des agences sportives les plus importantes, avec environ 2,6 milliards de dollars de contrats sous gestion et un potentiel de commissions estimé à 218 millions de dollars.

    L’Afrique, prochain territoire de croissance

    L’intérêt de Roc Nation Sports pour l’Afrique ne part pas de zéro. L’agence représente depuis plusieurs années des rugbymen sud-africains, dont Cheslin Kolbe, et s’est progressivement rapprochée des marchés sportifs du continent. En 2025, sa division internationale a renforcé sa présence dans le football africain en recrutant plusieurs jeunes joueurs issus notamment d’Afrique du Sud, du Ghana et du Nigeria. Elle représente également l’international ivoirien Yan Diomande, né à Abidjan.

    Le potentiel est considérable. L’Afrique forme et exporte de nombreux joueurs, mais une part importante de la valeur créée autour de leurs carrières est encore captée à l’extérieur du continent. Les transferts sont souvent privilégiés au détriment du développement de l’image, de la gestion patrimoniale, de la formation financière ou de la reconversion. Une agence proposant un accompagnement complet peut donc répondre à un véritable besoin.

    Cette implantation comporte néanmoins un risque. La recherche précoce des futurs grands talents ne doit pas réduire les jeunes joueurs africains à des actifs destinés au marché européen. La réussite du modèle dépendra de la qualité de l’encadrement, de la protection des mineurs, de la transparence des contrats et de la capacité à maintenir une partie de la valeur économique en Afrique.

    Roc Nation Sports a compris une évolution majeure du sport contemporain. La performance reste indispensable, mais elle ne représente plus qu’une composante de la valeur d’un champion. Son histoire, son audience, ses convictions et sa capacité à créer des entreprises comptent désormais presque autant. En reliant sport, culture et divertissement, Jay-Z n’a pas simplement fondé une agence supplémentaire. Il a contribué à redéfinir ce que signifie représenter un athlète au XXIe siècle.

  • Football : Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol, une décision judiciaire qui secoue le Maroc à quelques heures d’un match crucial face à l’Écosse

    Football : Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol, une décision judiciaire qui secoue le Maroc à quelques heures d’un match crucial face à l’Écosse

    Ce vendredi 19 juin, la cour d’appel de Versailles a confirmé le renvoi devant une cour criminelle de l’international marocain Achraf Hakimi pour répondre d’accusations de viol formulées par une jeune femme à la suite de faits présumés remontant à février 2023. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que le capitaine des Lions de l’Atlas se prépare à disputer, avec la sélection marocaine, un match décisif face à Écosse lors de la deuxième journée de la Coupe du monde 2026.

    Selon plusieurs médias français et internationaux, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a rejeté le recours introduit par le joueur, afin d’obtenir l’annulation de la décision de renvoi prononcée en février dernier. Cette confirmation ouvre désormais la voie à un procès dont la date reste à fixer.

    L’affaire trouve son origine dans les déclarations d’une jeune femme qui avait affirmé avoir été victime d’un viol au domicile du joueur, en région parisienne, après avoir fait sa connaissance sur Instagram. Une enquête judiciaire avait alors été ouverte et le défenseur du PSG avait été mis en examen avant que la justice ne décide finalement de son renvoi devant une juridiction criminelle.

    Depuis le début de la procédure, Achraf Hakimi n’a cessé de clamer son innocence. Le joueur a toujours contesté les accusations portées contre lui, dénonçant ce qu’il considère comme une « fausse accusation » et affirmant attendre le procès pour faire éclater sa vérité. Son équipe de défense continue de soutenir qu’aucun élément ne permet d’établir sa culpabilité.

    La décision rendue ce vendredi revêt une dimension particulière en raison du calendrier sportif. Concentré avec la sélection marocaine aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026, Hakimi a appris la nouvelle quelques heures seulement avant le deuxième rendez-vous du Maroc dans le groupe C. Après leur entrée en lice fort remarquable face au Brésil, les Lions de l’Atlas s’apprêtent en effet à défier l’Écosse dans une rencontre capitale pour leurs ambitions de qualification au second tour.

    Sur le plan sportif, le latéral droit demeure l’une des pièces maîtresses de la sélection marocaine. Capitaine et leader du vestiaire, il incarne depuis plusieurs années l’une des figures les plus influentes du football marocain, aussi bien par ses performances avec le PSG que par son rôle au sein des Lions de l’Atlas. Mais cette actualité judiciaire risque inévitablement de monopoliser une partie de l’attention médiatique autour de l’équipe nationale au moment où celle-ci tente de rester concentrée sur son parcours mondial.

    Pour l’heure, la présomption d’innocence continue de s’appliquer à l’international marocain. La confirmation de son renvoi devant la justice ne constitue pas une condamnation, mais signifie que les magistrats estiment que les éléments du dossier justifient la tenue d’un procès au cours duquel les différentes parties pourront présenter leurs arguments devant la juridiction compétente.

    Alors que le Maroc espère poursuivre son aventure dans ce Mondial 2026, cette affaire judiciaire vient ajouter une pression supplémentaire autour de son capitaine. Entre enjeux sportifs et bataille judiciaire, Achraf Hakimi traverse sans doute l’une des périodes les plus délicates de sa carrière, avec un avenir qui se jouera désormais à la fois sur les terrains de football et devant les tribunaux français.

    Thom Biakpa

  • HBSE, l’empire discret qui montre comment le sport est devenu une classe d’actifs

    HBSE, l’empire discret qui montre comment le sport est devenu une classe d’actifs

    Dans les médias sportifs africains, on parle beaucoup de transferts, de résultats, de sélectionneurs et de droits TV. Mais on parle encore trop peu des groupes qui possèdent les clubs, structurent les arénas, attirent les investisseurs et transforment le sport en plateforme économique. Harris Blitzer Sports & Entertainment, le groupe de Josh Harris et David Blitzer, est l’un des meilleurs exemples de cette nouvelle grammaire du sport mondial.

    Dans le sport moderne, les grandes histoires ne se jouent plus seulement sur les terrains. Elles se jouent aussi dans les tours de bureaux, les fonds d’investissement, les conseils d’administration, les projets immobiliers et les stratégies de portefeuille. À ce titre, Harris Blitzer Sports & Entertainment, plus connu sous le sigle HBSE, mérite une attention particulière. Fondé par Josh Harris et David Blitzer, deux figures issues du private equity américain, le groupe s’est imposé comme l’un des acteurs les plus structurants du sport-business aux États-Unis et au-delà.

    HBSE se présente aujourd’hui comme une plateforme de sport et de divertissement construite autour d’actifs majeurs : les Philadelphia 76ers en NBA, les New Jersey Devils en NHL, le Prudential Center à Newark, mais aussi des investissements dans d’autres disciplines et propriétés sportives. Le groupe revendique un portefeuille mêlant franchises, marques, infrastructures, divertissement et plateformes d’investissement. Autrement dit, HBSE ne possède pas seulement des équipes : il construit un écosystème.

    L’histoire commence véritablement au début des années 2010. En 2011, Josh Harris et David Blitzer participent au rachat des Philadelphia 76ers. Deux ans plus tard, ils reprennent les New Jersey Devils et les droits d’exploitation du Prudential Center. En 2017, ils formalisent cette logique de portefeuille en créant HBSE. La méthode est claire : acquérir des actifs sportifs sous-évalués ou à fort potentiel, professionnaliser leur gestion, améliorer l’expérience fan, optimiser les revenus commerciaux, développer les infrastructures, puis créer des synergies entre les propriétés.

    Le résultat est spectaculaire. Selon un classement CNBC relayé par NBC Sports Philadelphia, HBSE figurait en 2025 parmi les trois empires sportifs les plus valorisés au monde, avec une valeur estimée à 14,6 milliards de dollars. Le même article rappelle que les Sixers avaient été acquis pour environ 287 millions de dollars en 2011 et étaient valorisés à 4,9 milliards de dollars en 2025 ; les Devils, achetés environ 320 millions de dollars en 2013, étaient valorisés à 2 milliards de dollars.

    Cette progression illustre une transformation majeure : le sport professionnel est devenu une classe d’actifs rare. Le nombre de franchises est limité, les audiences restent puissantes, les droits médias continuent d’attirer les diffuseurs, les grandes marques veulent s’associer aux clubs, et les stades ou arénas deviennent des lieux de consommation, de spectacle, d’hospitalité et de données. Dans ce contexte, posséder une équipe n’est plus seulement une affaire de prestige. C’est un levier financier, immobilier, médiatique et culturel.

    Le parcours des deux fondateurs explique beaucoup cette approche. Josh Harris est un ancien de Wharton et de Harvard Business School. Il a cofondé Apollo Global Management, l’un des géants mondiaux de la gestion alternative, avant de lancer 26North, une plateforme d’investissement multi-actifs. Son profil est celui d’un financier capable de penser le sport comme une combinaison de capital, d’exploitation opérationnelle, de marque et d’impact territorial.

    David Blitzer, lui aussi diplômé de Wharton, a fait carrière chez Blackstone, où il est devenu président de la division Tactical Opportunities. Son portefeuille sportif est particulièrement diversifié : NBA, NHL, NASCAR, Premier League avec Crystal Palace, MLB avec les Cleveland Guardians, NFL avec les Washington Commanders, football européen à travers plusieurs clubs, sports féminins et sports de jeunesse. Sa logique est celle d’un investisseur global qui voit dans le sport un actif rare, émotionnel, internationalisable et encore sous-exploité commercialement.

    HBSE ne se contente donc pas de détenir des équipes. Le groupe cherche à contrôler ou influencer plusieurs étages de la chaîne de valeur : les franchises, les salles, l’événementiel, les contenus, l’expérience fan, les partenariats, les technologies sportives et, de plus en plus, les projets immobiliers autour des enceintes. Le Prudential Center, par exemple, n’est pas seulement la maison des Devils : c’est une aréna majeure qui accueille aussi concerts, événements familiaux et manifestations sportives, avec plus de 175 événements par an et plus de 2 millions de visiteurs annuels selon HBSE.

    Cette dimension infrastructurelle est centrale. En janvier 2025, HBSE et Comcast Spectacor ont annoncé une coentreprise à 50-50 pour construire une nouvelle aréna à South Philadelphia, destinée à accueillir les 76ers et les Flyers, mais aussi de grands événements de divertissement. Le projet est présenté comme une infrastructure sportive, technologique et commerciale, avec une ambition de création d’activité économique autour du site.

    La même logique apparaît avec le basket féminin. En juin 2025, la WNBA a annoncé l’attribution d’une franchise à Philadelphie, appelée à débuter en 2030. Cette équipe sera détenue et exploitée par HBSE, avec Comcast comme actionnaire minoritaire. Ce choix n’est pas anodin : le sport féminin connaît une phase d’accélération commerciale, et HBSE veut être positionné tôt sur un marché en croissance.

    Autre signal fort : l’arrivée de Bob Myers comme président de HBSE Sports en octobre 2025. Ancien architecte des Golden State Warriors, quatre fois champions NBA sous sa direction opérationnelle, Myers a été recruté pour renforcer les processus sportifs du groupe à travers plusieurs propriétés, notamment les 76ers, les Devils, Crystal Palace et l’investissement dans Joe Gibbs Racing. Ce recrutement montre que les grands groupes sportifs ne veulent plus seulement acheter des clubs ; ils veulent bâtir des organisations capables de gagner durablement.

    Pour les médias africains, l’intérêt de HBSE est immense. Le groupe permet de comprendre que le sport n’est plus seulement une industrie de la performance sportive. C’est une industrie de l’actif rare, de la marque, de l’expérience, de la donnée, du contenu, de l’immobilier et de la communauté. Un club peut perdre un match, mais prendre de la valeur si sa base de fans grandit, si son aréna est rentable, si ses sponsors augmentent, si ses contenus circulent mieux et si son ancrage territorial devient plus fort.

    Cette réflexion est fondamentale pour l’Afrique. Sur le continent, le débat sportif reste encore trop centré sur les fédérations, les sélections nationales, les primes, les entraîneurs et les résultats. Ces sujets sont importants. Mais ils ne suffisent pas à bâtir une industrie. Le vrai enjeu est ailleurs : qui possède les clubs ? Qui finance les infrastructures ? Qui structure les ligues ? Qui contrôle les droits ? Qui développe l’expérience spectateur ? Qui transforme les supporters en communauté économique ? Qui attire le capital patient ?

    HBSE montre que le sport moderne se gagne aussi par la structuration. Une franchise performante n’est pas seulement une équipe avec de bons joueurs. C’est une entreprise avec une gouvernance, une stratégie commerciale, des actifs immobiliers, des outils digitaux, des revenus diversifiés et une vision longue. C’est précisément ce regard qui manque souvent dans l’écosystème sportif africain.

    L’Afrique n’a pas vocation à copier mécaniquement le modèle américain. Les réalités sont différentes : pouvoir d’achat, infrastructures, droits TV, gouvernance, fiscalité, sponsoring, culture des clubs. Mais l’Afrique doit comprendre la logique. Tant que le sport sera traité comme une dépense, un outil politique ou une passion populaire sans modèle économique, il restera fragile. Le jour où il sera traité comme une industrie structurée, avec des actifs, des investisseurs, des marques, des villes, des contenus et des communautés, il changera d’échelle.

    C’est pour cela que HBSE mérite d’être étudié. Pas parce que Josh Harris et David Blitzer seraient simplement des milliardaires collectionnant des clubs, mais parce qu’ils incarnent une nouvelle génération de propriétaires : des financiers qui voient le sport comme une plateforme globale. Pour Mian Sports, c’est exactement le type de sujet qu’il faut mettre en lumière. Car comprendre le business du sport, aujourd’hui, c’est comprendre qui détient les actifs, comment ils les valorisent, et pourquoi les clubs sont devenus bien plus que des équipes.

  • FACAFOOT : Eto’o persiste et signe sur la démission de Marc Brys et considère qu’il n’est plus le sélectionneur des Lions Indomptables

    FACAFOOT : Eto’o persiste et signe sur la démission de Marc Brys et considère qu’il n’est plus le sélectionneur des Lions Indomptables

    Les tensions au sommet du football camerounais reprennent de plus belle / Sportnewsafrica


    Au Cameroun, le feuilleton autour de la démission de Marc Brys, l’entraîneur des Lions Indomptables, prend un nouveau tournant. Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), a réagi aux déclarations du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, en affirmant que le technicien belge a effectivement démissionné, malgré les démentis de ce dernier et du ministre.



    Dans une réponse cinglante, Samuel Eto’o a publié un document de deux pages dans lequel il conteste les insinuations selon lesquelles la Fécafoot aurait orchestré une manipulation autour de cette démission. Il souligne que « la Fécafoot n’a jamais été associée à la négociation et à la signature liant Marc Brys à l’État du Cameroun », cherchant ainsi à dissiper toute hypothèse de manipulation.

    Eto’o met également en lumière une incohérence dans les déclarations du ministre des Sports. Ce dernier avait affirmé que les salaires dus au sélectionneur, qui auraient motivé sa démission, avaient été réglés le 18 juillet, alors que la lettre de démission a été signée le 21 juillet. Cette discordance soulève des doutes sur la véracité des affirmations officielles.


    Le président de la Fécafoot évoque également un motif de vexation de la part de Marc Brys concernant ses arriérés de salaire, ce qui aurait conduit à sa décision unilatérale de mettre fin à son contrat. Samuel Eto’o affirme détenir des preuves de cette démission « avec effet immédiat ».

    La Fécafoot, qui avait déjà déclaré avoir « pris acte » de la démission de Marc Brys, considère donc qu’il n’est plus l’entraîneur de l’équipe nationale. Pour l’heure, ni le ministère des Sports ni Marc Brys n’ont réagi à cette déclaration, laissant présager un nouveau chapitre dans la saga entourant l’encadrement des Lions Indomptables.


    Cette situation met en lumière les tensions persistantes au sein du football camerounais, alors que l’équipe nationale se prépare pour des échéances importantes. Les prochaines semaines pourraient être décisives pour l’avenir de la sélection et de son encadrement technique.

    Thom Biakpa

  • Cameroun : Samuel Eto’o sous le feu des accusations de détournement à la Fécafoot, une somme de 455.000 euros évoquée

    Cameroun : Samuel Eto’o sous le feu des accusations de détournement à la Fécafoot, une somme de 455.000 euros évoquée

    Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, fait l’objet d’une plainte pour corruption et détournement de fonds devant la commission d’éthique de la Fécafoot/ AF


    Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Samuel Eto’o, fait face à de graves accusations de corruption et de détournement de fonds. Selon une plainte déposée le 23 juin par Guibai Gatama, membre du comité exécutif de la Fécafoot, Eto’o aurait fait déposer sur un compte personnel la somme de 455 000 euros, versée par la Fédération russe de football dans le cadre d’un match amical entre les Lions indomptables et la sélection russe en 2023. Cette somme, qui équivaut à environ 300 millions de francs CFA, était initialement destinée à la Fécafoot.


    La plainte a été déposée auprès de la commission d’éthique de la Fécafoot, qui est désormais chargée d’examiner cette affaire. Gatama a pris cette décision suite à la diffusion récente de documents financiers internes à la fédération, révélant les détails du paiement négocié avec la partie russe pour le match amical. Selon ces documents, l’argent n’a pas été déposé sur le compte de la Fécafoot comme cela aurait dû être le cas, mais sur un compte privé appartenant à Samuel Eto’o.


    Une source au sein de la Fécafoot a reconnu que la transaction a bien eu lieu, mais a précisé qu’elle avait été « validée par le comité d’urgence » de l’institution. Cette validation aurait été justifiée par les contraintes liées au contexte géopolitique international, notamment les sanctions économiques imposées à la Russie depuis l’invasion de la Crimée en 2014 et le début de la guerre en Ukraine en 2022. Selon cette source, l’argent aurait depuis été reversé sur le compte de la Fécafoot.


    Cette affaire vient s’ajouter à une série de controverses qui secouent le football camerounais et soulève des questions sur la transparence et la gestion des fonds au sein de la fédération. Les membres de la commission d’éthique de la Fécafoot sont désormais appelés à faire toute la lumière sur les faits reprochés à l’ancienne star du FC Barcelone, alors que les attentes en matière de responsabilité et d’intégrité dans le sport continuent de croître.

    Thom Biakpa

  • Développement du MMA – Francis Ngannou offre un centre de formation

    Développement du MMA – Francis Ngannou offre un centre de formation

    La cérémonie d’ouverture du complexe sportif dédié à l’encadrement de la jeunesse du continent désireuse de faire carrière dans ce sport de combat, a eu le lieu le 26 juin 2023 à Douala, capitale économique du Cameroun. Plusieurs pays d’Afrique représentés.
    Le lancement officiel des activités du centre « Arena and academy by Francis Ngannou Foundation » en partenariat avec une entreprise de pari sportif, a connu le passage des drapeaux d’une dizaine de nations de l’Afrique subsaharienne.
    Le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la République démocratique du Congo, le Mali et bien d’autres États ont activement pris part à la cérémonie. En présence des médias, des autorités administratives et traditionnelles, du grand public, Francis Ngannou a précisé l’importance d’une telle initiative. « Il est question pour moi de donner l’opportunité aux jeunes d’adhérer à ce sport de haut niveau. C’est ma part de contribution à l’édification d’une grande nation sportive ».
    Bâti à Denver, un quartier huppé de la ville de Douala, le complexe sportif Francis Ngannou s’étend sur 1200m2. Il est constitué de deux salles d’entrainement, d’un ring, de trois bureaux, d’un restaurant, d’une salle de gym, d’une infirmerie etc.
    « Ma fondation a pour ambition de tendre la main aux jeunes, de croire en leur rêve. Car dans la vie tout est possible lorsqu’on croit en son projet », renchérit son promoteur.
    L’initiative est inédite en Afrique centrale en général et au Cameroun en particulier. L’avènement de Francis Ngannou a donné un coup de pouce au MMA dans cette partie de l’Afrique où ce sport de combat a été longtemps marginalisé. Nombreux sont ces jeunes qui jadis motivés de faire carrière dans ce domaine, ont été contraints d’abandonner par manque d’encadrement. Le succès de Francis Ngannou, doublé de ses actions en faveur du développement du MMA sur le continent, redonne espoir aux amateurs de cette discipline qui croient désormais à leur rêve de devenir champion. Avant son inauguration, le centre a accueilli moults compétiteurs locaux ainsi que des débutants.
    Avec l’appui de son partenaire, il envisage d’organiser régulièrement des compétitions à la dimension continentale dans le but de promouvoir les acteurs et la filière en Afrique.

    Tchuisseu Lowé