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  • Sport – Kelvin Kiptum, le Kényan recordman du monde du marathon est mort

    Sport – Kelvin Kiptum, le Kényan recordman du monde du marathon est mort

    Michael Reaves/Getty Images

    Le monde du sport et plus particulièrement du marathon s’est réveillé, le lundi 12 février dernier, avec une très triste nouvelle. Kelvin Kiptum, le Kényan détenteur du record du monde du marathon a perdu la vie dans un accident de la circulation à Kaptagat.

     

    Le champion de la course de fond auréolé de plusieurs titres dans cette discipline sportive est mort en compagnie de son entraîneur rwandais, Gervais Hakizimana âgé de 36 ans. Kelvin Kiptum tire ainsi  sa révérence de façon dramatique, alors qu’il s’apprêtait à tenter, en avril prochain, d’être le premier homme à boucler un marathon en moins de deux heures.

     

    Ce décès a plongé le monde du sport dans l’émoi, mais aussi le Kénya, son pays, dans une profonde consternation. Le président de la République du Kenya, William Ruto, a présenté ses condoléances à la famille éplorée et a fait une étonnante promesse, celle de construire une maison sur le terrain acheté par le défunt athlète.

     

    Il a promis construire sur ce terrain qu’avait acheté l’athlète pour s’y installer avec sa famille, une « une maison rapide pour l’homme le plus rapide ». Cette maison sera construite en 7 jours comme voulu par le président William Ruto, juste avant les obsèques de Kelvin Kiptum, prévues ce 24 février 2024, soit en début de semaine prochaine. C’est dans cette maison qui comptera 3 chambres que sera inhumé l’athlète.

     

    Pendant ce temps, l’enquête autour de cet accident se poursuit, notamment avec l’interrogatoire poussé dont font l’objet trois individus missionnés par un équipementier chinois dont Kiptum venait de dénoncer le contrat.

     

    Les records du monde du marathon sont actuellement détenus par le Kényan Kelvin Kiptum avec un temps de 2 h 0 min 35 s établi le 8 octobre 2023 lors du Marathon de Chicago, aux États-Unis, et par l’Éthiopienne Tigist Assefa, créditée de 2 h 11 min 53 s le 24 septembre 2023 lors du marathon de Berlin.

     

    Né le 2 décembre 1999 à Eldoret Kelvin Kiptum, surnommé le guépard quitte le monde des vivants à l’âge de 24 ans.  Une grosse perte pour le marathon et pour l’Afrique.

    Thom Biakpa

  • CAN 2023 – Les Éléphants bouffent les Super Eagles et s’installent sur le toit de l’Afrique

    CAN 2023 – Les Éléphants bouffent les Super Eagles et s’installent sur le toit de l’Afrique

    Photo : Lemondeactuel

    Ils l’ont fait! Morts et ressuscités, les Éléphants sont entrés de façon glorieuse dans les annales du football africain, ce dimanche 11 février 2024. La Côte d’Ivoire est championne d’Afrique pour la troisième fois de son histoire. Les pachydermes ivoiriens ont décroché leur troisième étoile de la compétition, ce dimanche après être venus à bout des Super Eagles du Nigeria (2-1), dans une finale où l’on est passé par toutes les émotions. Les Éléphants qui avaient déjà habitué les Ivoiriens à des scénarios incroyables depuis leur retour d’outre-tombe, ont remis le couvert, dimanche dans un stade Alassane Ouattara d’Ebimpé plein à craquer.

    Poussés par près de 60.000 spectateurs au nombre desquels, le Chef de l’État, Alassane Ouattara et son épouse, Max Alain Gradel et ses coéquipiers n’ont cette fois pas été lents à l’allumage. Dès les premiers instants du match, ils impriment leur rythme à la rencontre, obligeant les Nigérians à jouer très bàs. Ils   dominent outrageusement la partie sans toutefois se montrer réalistes devant les buts adverses. Et à la 38e minutes, ils sont assommés contre le coup du jeu, suite à un corner nigérian, qui voit le capitaine des Super Eagles William Paul Troost-Ekong, placer une tête sur laquelle, Yahia Fofana, le portier ivoirien ne peut rien du tout. Ebimpé, qui  jusque là vit une ambiance électrique devient subitement climatisé. Les poulains du coach Émerse Faé (le faiseur de miracle) sont dès lors, obligés de tout refaire.

    Mais ils en ont vu pire. Depuis leur mort et leur résurrection, rien n’est impossible aux Éléphants. De plus, il était écrit que le trophée de cette 34e édition de la Coupe d’Afrique que la Côte d’Ivoire a magnifiquement organisée sur ses terres, n’allait pas quitter les bords de la Lagune Ebrié. De retour des vestiaires, Simon Adingra, Sébastien Haller, Franck Yannick Kessié et les autres ne lâchent rien. Ils continuent à multiplier les offensives et à la 63e minutes, ils rétablissent la parité au score grâce à un Franck Kessié des grands jours. A l’instar du but nigérian, son coup de tête consécutif à un corner, transperce la défense adverse et va se loger dans les lucarnes. La panthère de Zébizékou ( le surnom de Franck Kessié), grâce à cette réalisation, entre un peu plus dans l’histoire du football ivoirien, puisqu’il devient le premier Ivoirien à marquer dans une finale de Coupe d’Afrique.

    L’ambiance dans les travées du stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé est folle. Ancien capitaine emblématique des Éléphants et légende du football ivoirien, Didier Drogba donne de la voix depuis son siège pour booster ses jeunes frères. Les hommes d’Emerse Faé  accentuent la pression pour marquer le second but et c’est logiquement Sébastien Teddy Romain Junior Haller, qui fait de nouveau craquer la défense nigériane après un très bon service de Simon Adingra, le jeune prodige ivoirien à la 81e. L’attaquant du Borussia Dortmund parvient à dévier dans un style zlatanesque le ballon du bout des crampons. Suffisant pour tromper Nwabali Stanley, le gardien nigérian.  C’est l’hystérie !

    Cet avantage, les Ivoiriens vont le garder jalousement jusqu’au coup de sifflet final. Les Éléphants sont au paradis, la Côte d’Ivoire remporte sa CAN, la plus belle de l’histoire selon les mots de Patrice Motsepe, le président de la CAF. Le bonheur des Ivoiriens est indescriptible. A Abidjan comme dans le reste du pays, on a fait la fête jusqu’au matin. Une fête qui va d’ailleurs se poursuivre toute cette journée du lundi 12 février 2024, déclarée chômée et payée par le chef de l’État.

    Une troisième étoile brille dans le ciel ivoirien et la Côte d’Ivoire va célébrer ses héros. Une fête populaire est à ce sujet, prévue ce lundi au stade Félix Houphouet Boigny. Rencontre au cours de laquelle les joueurs vont communier avec leur public, avant de recevoir la reconnaissance de l’État, ce mardi 13 février 2024.

    Thom Biakpa

  • CAN 2023 – Côte d’Ivoire – RDC (1-0) Les Éléphants piétinent les Léopards et sont à 90 minutes d’un troisième sacre continental

    CAN 2023 – Côte d’Ivoire – RDC (1-0) Les Éléphants piétinent les Léopards et sont à 90 minutes d’un troisième sacre continental

    Photo : SIA KAMBOU AFP

    Humiliés, enterrés puis ressuscités, les Éléphants de Côte d’Ivoire sont devenus invincibles dans leur CAN. Après avoir déchu le Sénégal de sa couronne en huitièmes de finale, ils ont brisé en quart de finale le rêve du Mali de toucher le graal pour la première fois de son histoire, avant de dégager de leur passage la République Démocratique du Congo (RDC) en demi-finale, pour s’ouvrir la voie de la finale.

    Les trompes résolument dressées, ils affronteront, dimanche au stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, les Super Eagles du Nigeria, pour l’ultime bataille qui mène au sacre. Ce choc entre la Côte d’Ivoire et le Nigéria se déroulera sous un air de revanche pour les Ivoiriens qui ont subi leur première défaite (0 -1) dans cette compétition face à la formation nigérianne lors de la deuxième journée dans le groupe A.

    Une finale qui s’annonce palpitante quand on sait que les Eléphants de Côte d’Ivoire depuis leur « résurrection d’entre les morts », dévorent absolument tout sur leur passage. Transfigurés, ils n’ont peur de personne et aucun scénario ne semble les ébranler. Eux qui étaient pourtant si défaillants mentalement, affichent désormais un mental d’acier et sont capables de renverser toutes les situations qui se dressent devant eux.

    Le rêve à portée de main

    Toute la Côte d’Ivoire depuis la renaissance des Éléphants sous la houlette de Émerse Faé est à fond derrière son équipe nationale. Le pays est mobilisé et prêt à tous les sacrifices pour pousser à la victoire finale ses pachydermes. Les Ivoiriens qui n’avaient pas cette culture de supporters résilients, capables de pousser leur équipe aussi bien dans les périodes de joie que dans les périodes de souffrance, ont réussi à rectifier le tir. Du stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé en passant par le stade de la paix de Bouaké, l’on a senti des Ivoiriens qui sont passés du statut de simples spectateurs à celui de vrais supporters jouant le rôle du douzième homme.

    Il est certain que dans un tel état d’esprit, les Éléphants qui bénéficient déjà de l’avantage du terrain, parce qu’évoluant à domicile, voient leurs forces se décupler. Mercredi soir au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, c’est cet apport du public qui a permis à Sébastien Haller et ses coéquipiers de venir à bout des Léopards de la RDC dans un match ouvert, avec énormément d’intensité. De retour dans ce stade où ils ont été humiliés par la Guinée Équatoriale (4-0), le 22 janvier dernier, Max Alain Graduel, Franck Yannick Kessié, Willy Boly, Ibrahim Sangaré, Séko Fofana et tous les autres, devaient se réconcilier avec le public. Et ils l’ont fait cette fois sans trop de tergiversations.

    Les temps forts de la rencontre

    Dans une ambiance surchauffée, avec, sans surprise, une écrasante majorité de supporters ivoiriens dans les tribunes (51 020 spectateurs au total), le match a débuté sur un très bon rythme, avec deux équipes décidées à ouvrir le jeu. Cédric Bakambu a même pensé ouvrir le score à la 9e, mais l’arbitre a signalé une faute de Meschack Elia sur le gardien ivoirien Yahia Fofana. Plus tard, une autre alerte a retenti pour la Côte d’Ivoire avec cette parade de Fofana devant Yoane Wissa (28e), alors que le Congolais n’avait pas été signalé hors-jeu (il l’était). Le match s’est toutefois équilibré, et les Éléphants, de plus en plus à l’aise, ont manqué de faire la différence avant la pause.

    Sébastien Haller, titulaire en pointe, a d’abord tenté un retourné acrobatique, sans trouver le cadre (35e). L’attaquant, à la réception d’un centre de Wilfried Singo, a ensuite smashé une tête puissante, encore non cadrée (40e). Et enfin, Franck Kessié, tout en puissance, a décoché un tir qui a terminé sa course sur le poteau de Lionel Mpasi, le portier congolais (42e).

    Le début de la deuxième mi-temps a vu les Léopards causer à nouveau quelques frayeurs à la défense ivoirienne, notamment avec Theo Bongonda, remplaçant d’un Gaël Kakuta à court de rythme. La domination de la Côte d’Ivoire a quand même vite repris, et le verrou congolais a fini par céder.

    Mpasi a d’abord détourné une nouvelle tentative de Kessié, mais il a dû s’incliner, quelques minutes après, devant le geste de Haller. Oublié dans la surface, le longiligne avant-centre a repris de volée du pied droit un centre de Max-Alain Gradel. La trajectoire de sa reprise a lobé Mpasi et libéré les dizaines de milliers de supporters présents à Ebimpé (65e).

    Sébastien Desabre, le sélectionneur de la RDC, a bien tenté de remobiliser ses troupes pour refaire surface. Mais en vain. La Côte d’Ivoire, inarrêtable depuis qu’Emerse Faé est arrivé aux commandes, n’a pas lâché ce précieux avantage obtenu grâce au premier but de Sébastien Haller dans la compétition.

    Les Éléphants sont en finale de leur CAN et ont rendez-vous, dimanche 11 février 2024 avec les Super Eagles du Nigeria, vainqueurs aux tirs au but des Bafana Bafana de l’Afrique du Sud, à l’issue d’un match à rebondissements au stade de la Paix de Bouaké.

    Thom Biakpa

  • CAN 2023 Des Éléphants transfigurés renversent les Lions de la Téranga et filent en 1/4

    CAN 2023 Des Éléphants transfigurés renversent les Lions de la Téranga et filent en 1/4

    Quand on ressuscite, on ne meurt plus. Cette vérité biblique a été expérimentée, par les Ivoiriens, ce lundi 29 janvier au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, à l’occasion de la rencontre des huitièmes de finale de la CAN 2023, qui a opposé les Lions de la Téranga du Sénégal aux Éléphants de Côte d’Ivoire. Revenus en effet, d’outre-tombe après une qualification miraculeuse suite à la victoire du Maroc sur la Zambie qui leur a permis de s’offrir une place de meilleurs troisièmes, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont validé leur résurrection, en obtenant leur ticket pour les quarts de finale de leur CAN, devant une équipe du Sénégal ultra favorite de la compétition.

    Passés par toutes les émotions à l’issue du premier tour, avec notamment son encadrement technique conduit par le Français Jean-Louis Gasset qui a explosé en pleine compétition, les Éléphants ont su se remobiliser sous la houlette désormais de Émerse Faé, pour la suite du tournoi. Sur la terre d’Houphouet Boigny à Yamoussoukro, ils ont refusé une seconde mort devant des Lions sénégalais qui ont très vite sorti les crocs pour les dévorer. Seulement 4 petites minutes auront suffi à Sadio Mané et ses coéquipiers pour donner le premier coup de griffe aux Éléphants. L’on croyait alors assister au début d’une autre humiliation que non !

    Fouettés dans leur orgueil et poussés par un public qui a fait le plein du stade de Yamoussoukro, les Éléphants contre toute attente, sont devenus comme transfigurés. Ils ont repris le jeu à leur compte et  imposé leur rythme à la partie, obligeant les Sénégalais à se recroqueviller dans leur camp. Tout le reste de la première mi-temps est dominée par les pachydermes ivoiriens, malheureusement ils se heurteront à chaque fois au mur dressé par leurs adversaires.

    Au retour des vestiaires, les poulains de Émerse Faé continuent de pousser.  Les remplacements effectués par le coach donnent de plus en plus d’allant à l’équipe ivoirienne qui prive totalement de ballon son adversaire. Puis à la 82e minutes, leurs efforts sont récompensés par un pénalty totalement justifié sur lequel l’arbitre gabonais de la partie a failli encore fermer les yeux, après avoir décidé de ne pas voir la grossière faute de Sadio Mané sur le milieu ivoirien, Ibrahim Sangaré qui valait un carton rouge. Mais fort heureusement, il a été rappelé à l’ordre par la Var, qui a confirmé la sanction suprême. Entré en cours de jeu, Franck Yannick Kessié, le capitaine ivoirien déclassé et mis sur le banc, se charge de transformer le coup de pied de réparation.

    A un but partout, les Éléphants à l’instar de tous les Ivoiriens se remettent y croire, puisqu’en face, les champions d’Afrique en titre balbutient leur football et se contentent de repousser les assauts adverses. Plus rien n’adviendra jusqu’au terme des prolongations. Le séance fatidique des tirs au but qui s’en suit, scelle définitivement le sort des Lions de la Téranga. Ils réussissent à transformer 4 tirs sur 5. Là où les Éléphants réussissent un sans faute. Le reste appartient à l’histoire. Le tenant du titre continental contre toute attente, tombe au pied de la basilique et perd sa couronne. Grosse désillusion pour la bande à Aliou Cissé qui quitte donc la compétition après avoir dominé de la tête et des épaules la poule C lors de la phase des groupes.

    Les Éléphants eux, peuvent jubiler et remercier le Ciel qui leur permet de continuer leur CAN, à domicile. Après Yamoussoukro, ils sont attendus à Bouaké, où ils croiseront le fer avec le vainqueur du match Mali-Burkina Faso, ce week-end.

    Pour l’heure, à Abidjan et dans toutes les villes de la Côte d’Ivoire, on danse, on chante, on célèbre l’exploit des Éléphants qui se qualifient pour les quarts de finale. Les Éléphants sont ressuscités ! Oui ils sont vraiment ressuscités !

    Thom Biakpa

  • CAN 2023 – Bilan du 1er tour

    CAN 2023 – Bilan du 1er tour

    Le Sénégal au super, l’Algérie déçoit, la Côte d’Ivoire miraculée

     

    Le premier tour de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN 2023), qui bat son plein en Côte d’Ivoire depuis le 13 janvier, a livré son verdict après 36 matchs disputés. Au terme de cette phase des poules, 16 pays ont réussi à décrocher leurs tickets pour le second tour ( les huitièmes de finale). Les grands enseignements qui se dégagent à l’issue des trois rencontres disputées par chacune des sélections présentes à cette compétition, sont entre autres, la grande forme affichée par le Sénégal, détenteur du trophée qui a réussi un sans faute avec 9 points engrangés sur 9. 

     

    Le Sénégal crache du feu

     

    Les lions de la Teranga sous la houlette de leur coach Aliou Cissé, ont fait preuve d’une maîtrise parfaite de ce premier tour, en inscrivant 8 buts pour un seul encaissé. Ils sont d’ailleurs la seule équipe à avoir réussi cette performance, confirmant dans le même temps, leur statut de grand favori de la compétition. 

     

    Tout comme eux, les Lions de l’Atlas du Maroc ont eux aussi assuré. Après avoir honoré l’Afrique lors de la dernière coupe du monde au Qatar en atteignant la demi-finale, Hakim Ziyech et ses coéquipiers ont fait respecter leur rang de première nation actuelle du football africain en surclassant leurs adversaires dans la poule F avec 7 points récoltés sur 9. Le groupe du coach Walid Regragui fait indéniablement partie des ogres de cette compétition.

     

    Les surprises

     

    A ces grosses performances, l’on peut ajouter celles réalisées par le Cap vert qui séduit au fil des rencontres avec 7 points à son compteur, la Guinée Équatoriale également 7 points, avec l’historique 4-0 infligé aux Éléphants de Côte d’Ivoire devant leur public et les surprenants Palancas Negras d’Angola qui ont dominé les débats dans leur groupe D à Bouaké devant l’Algérie et le Burkina Faso en terminant en tête de leur groupe. 

     

    Des nations comme le Burkina-Faso, le Mali, la Guinée, le Cameroun, l’Afrique du Sud…,ont pu assurer l’essentiel en se qualifiant sans trop se faire peur à l’exception du Cameroun qui a dû puiser dans son fighting spirit légendaire pour s’ouvrir les portes des huitièmes. 

     

    Que dire alors des Mourabitounes de la Mauritanie et des Warriors de la Namibie qui ont réussi à déjouer tous les pronostics en obtenant de façon historique leur première qualification pour un second tour de coupe d’Afrique.  Tombeurs respectivement de l’Algérie et de la Tunisie, ces deux nations sont à suivre de près pour la suite de la compétition.

     

    Les déceptions 

     

    Les grosses déceptions de ce premier tour de la 34e édition de la CAN en Côte d’Ivoire, sont indéniablement l’Algérie, la Tunisie, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Vainqueurs de la CAN 2019 en Egypte, les Fennecs de l’Algérie se sont fait sortir de la compétition pour la deuxième fois consécutive. Djamel Belmadi et sa bande constellée de stars à l’image  de Riyad Mahrez, ont encore déçu. Ils sortent de la compétition sans le moindre succès. Tout comme eux, les Aigles du Carthage de la Tunisie et les Blacks Stars du Ghana, sont tous passés à côté de leur compétition. Le Ghana particulièrement qui avait la qualification à portée de main lors de son opposition avec le Mozambique s’est finalement sabordé dans les derniers instants de la rencontre en se faisant rejoindre (2-2). Trois éliminations douloureuses qui ont coûté à chacun des entraîneurs de ces pays, leur poste. 

     

    Les Éléphants de Côte d’Ivoire font également partie des grands flops de ce premier tour. Après avoir démarré en trombe la compétition en s’imposant 2-0 face à la Guinée Bissau, les Éléphants ont montré leur limite en s’inclinant une première fois devant les Supers Eagles du Nigeria avant de sombrer totalement devant le Nzalang de la Guinée Équatoriale. Ils ont dû finalement s’en remettre à la providence pour pouvoir accéder au second tour avec une place de meilleur troisième. Indigne pour le pays organisateur qui plus est, évolue à domicile devant son public. 

     

    A l’issue de ce premier tour fait de scénarios époustouflants, l’on retient également que le public dans les six stades a répondu présent avec des affluences assez satisfaisantes. Pourvu que cela se poursuive lors du second tour, qui prévoit des affiches palpitantes, avec notamment un certain Nigeria-Cameroun et Sénégal-Côte d’Ivoire. 

     

    Thom Biakpa 

  • Village Akwaba Can : Interview Jean-Philippe AKPOUE

    Village Akwaba Can : Interview Jean-Philippe AKPOUE

    Née le 24 janvier 2021 dans la commune d’Achères, en France, Ɛλίτ est une association qui se veut une maison d’excellence, réunissant des experts africains de haut vol issus d’horizons divers. 

    A l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations, Ɛλίτ, en collaboration avec l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, organise une série d’activités. 

    Dans cette interview accordée à Mian Media, son Secrétaire Général, Jean-Philippe Akpoue revient sur les missions de l’association et fait quelques précisions sur le village Akwaba Can de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France. 

     

    Bonjour Jean-Philippe, et merci pour ce temps d’entretien. Pour commencer, qu’est-ce que l’association Elit ?  Quelle est sa principale vision ?

     

    Ɛλίτ est une association créée le 24 janvier 2021 dans la commune d’Achères.​ Elle a été déclarée le 15 mars 2021 à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye, avec une publication au journal officiel du 30 Mars 2021.

     

    Elit se veut être une maison d’excellence. Notre principale vision est de rassembler et fédérer les énergies et les compétences autour d’une vision et d’un idéal : la promotion de l’excellence académique et professionnelle au service du développement de l’Afrique.

     

    Les priorités clés peuvent être traitées comme des défis pour le développement de l’Afrique :

    • Investir dans l’éducation et la formation professionnelle pour développer la main-d’œuvre et faciliter la croissance économique.
    • Promouvoir l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé pour encourager la création d’emplois. Renforcer les infrastructures, notamment les réseaux routiers, ferroviaires et de télécommunications, pour améliorer la connectivité et favoriser l’intégration régionale.
    • Améliorer l’accès à l’énergie et à l’eau pour accroître la productivité.
    • Soutenir la recherche scientifique et technologique adaptée aux besoins locaux. Stimuler le développement économique et social par la bonne gouvernance, la stabilité politique et la sécurité. Investir dans l’industrialisation en tenant compte des solutions environnementales et favoriser la résilience climatique.

     

    Aujourd’hui, quels sont les objectifs de l’association ? Quelles ont été vos grandes réalisations à ce jour ?

     

    Les objectifs de l’association Ɛλίτ sont :

    • Soutenir et aider les enfants dans leurs réussites scolaires et leurs intégrations professionnelles en proposant des cours de soutiens scolaires gratuits.
    • Conseiller et motiver les jeunes à s’intéresser à l’excellence académique en intégrant les grandes écoles et universités.
    • Informer et accompagner les jeunes sur les possibilités et procédures à suivre afin de réussir leurs orientations à l’université, dans les grandes écoles et dans les filières professionnelles.
    • Sensibiliser et renforcer la connaissance des filières universitaires et les métiers convergents avec les besoins de la société et de l’industrie de demain.
    • Assister les jeunes par le biais d’un mentorat à s’intégrer dans la société et à réussir leurs projets professionnels et personnels.
    • Promouvoir la culture industrielle et travailler sur le développement industriel du continent Africain, en y réalisant des projets d’envergure.

     

    A ce jour, nos principales réalisations ont été :

    • Notre GALA du 06 mai avec pour invité d’honneur M. Tidjane Thiam
    • Nos dîners avec des leaders inspirants tels que Stan ZEZE, Jean-Louis Billon, Thierry Tanoh, Didier Acouetey, Guy Gwet, Salif Traoré
    • Notre programme d’éducation solidaire PEI et les maisons du numérique et de l’intelligence artificielle (MANIA)
    • Formation en gestion de projet des jeunes de Côte d’ivoire
    • Organisation de la CAN village en partenariat avec l’ambassade de CI en France.
    • La création d’ELIT consulting : Cabinet de conseil apportant des compétences ELIT dans divers domaines en Afrique

     

    Elit est aujourd’hui partenaire technique de l’ambassade de la Côte d’Ivoire en France dans le cadre de la mise en place des villages Akwaba. En quoi consiste votre rôle spécifique dans cette organisation ?

     

    ELIT a été chargé de proposer des conférences, un concours de pitch de startups afin d’accroître la visibilité des porteurs de projets innovants. Nos missions spécifiques sont :

     

    • Le choix et la coordination des intervenants sur les conférences et les entrepreneurs.
    • La préparation et la gestion logistique des conférences ainsi que l’organisation des pitch.
    • La promotion de l’événement auprès des réseaux professionnels en France.

     

    Dites-nous en plus sur le village Akwaba Can de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris ?

     

    Le village Akwaba Can est organisé par l’ambassade de Côte d’Ivoire en France. Il se tient depuis le 14 janvier et se terminera le jour de la finale, c’est-à-dire le 11 février.

    Les objectifs de ce village sont :

    • Promouvoir la CAN 2023 en France
    • Promouvoir les opportunités d’affaires en Côte d’Ivoire
    • Mettre en lumière les entrepreneurs ivoiriens innovants
    • Renforcer les relations économiques entre la Côte d’Ivoire et la France

     

    Quel est le programme de ce village et comment cela répond à votre mission de promotion de l’excellence ?

     

    Au programme, nous aurons des conférences, des pitch, des expositions d’entrepreneurs ainsi que bien entendu les programmations de match. Les dates sont communiquées sur ces visuels.

     

    Nous avons également connaissance de projets à haut impact en Afrique dans le domaine du numérique, d’échange culturel et de mentorat. Pouvez-vous nous en dire plus ?

     

    Nous avons divers projets a fort impact en Afrique dont les plus importants sont :

    • Mania

    Le projet des Maisons du Numérique et de l’Intelligence Artificielle (MaNIA) est une des initiatives phares d’Elit au vu de sa haute portée socio-éducative.  L’objectif est d’implanter en Afrique des centres hybrides (plateforme d’e- Learning et centre physique) d’excellence visant à démocratiser le numérique avec un accent particulier sur l’intelligence artificielle. Ce projet est basé sur une stratégie nommée FIVE (Formation, Innovation, Veille & Vulgarisation, Emulation).

    • Formation : Des ressources humaines qualifiées capables de relever les défis du développement de l’Afrique. 
    • Innovation : Des startups accompagnées pour impulser des solutions technologiques innovantes répondant aux besoins spécifiques du continent Africain. 
    • Veille et Vulgarisation : Une population acculturée dès le jeune âge à la technologie et au fait des mutations du numérique et de l’IA. 
    • Emulation : Emulation par l’émergence de talents à travers des hackathons et autres compétitions dans le numérique et l’IA.

     

    • BAMBATAA

    Bambataa est un séjour culturel de partage d’expériences entre la jeunesse française et la jeunesse africaine. Elit avec ses partenaires tels que Camplus, organise le périple extraordinaire marque par un échange culturel transfrontalier. Bambataa est donc un projet culturel unique qui réunit 14 jeunes Français dynamiques et 14 jeunes Ivoiriens pleins d’énergie. L’objectif étant de créer une magnifique mosaïque de diversité culturelle

     

    • PEI

    Le Programme d’Education Inclusif vise à apporter un soutien scolaire personnalisé et approprié aux élèves du primaire pour influencer positivement leur réussite scolaire. Il s’agira d’identifier des élèves en difficultés et les aider à diagnostiquer leurs besoins à l’aide de spécialistes. A la suite de quoi un soutien scolaire spécifique leur sera accordé.

    En effet, a un moment donné de notre vie, nous avons tous besoin d’un soutien particulier. Ce soutien représente le déclic qui plus tard impactera le cours de notre destinée tant au niveau personnel que professionnel. Notre vision est donc d’accroitre les chances de réussite professionnelles d’élèves en contribuant à leur rêve d’excellence.

     

    • Mentorat

    Elit Mentoring centré sur la dyade “mentee” et “mentor”, vise à accompagner des jeunes (mentorés) dans leurs orientations scolaires ou professionnelles afin de leur permettre de déployer leur potentiel (connaissances, hard skills, soft skills, etc.) tout en créant une culture de contribution a sens double qui privilégie le partage et la coopération.

     

    A date, Elit rassemble de nombreuses nationalités en son sein ainsi que de hauts profils. Concrètement, qui peut être membre de Elit et comment adhérer à l’association ?

     

    Tout jeune de la diaspora ou non qui épouse notre vision de participer au développement de l’Afrique à travers nos projets peut devenir membre de Elit.

     

    Pour adhérer à l’association, merci de renseigner votre intérêt via ce lien : https://docs.google.com/forms/d/1_LC3wIDGIEhk_z6mcqLvt6jDiw-2lhgKERVJ1LAsohQ/edit

    Par la suite, vous serez contacté pour un entretien.

     

    Selon vous, comment les jeunes de la diaspora peuvent contribuer à l’essor d’initiatives telles que la vôtre ? 

    La participation de tous est essentielle. Ce village est non seulement l’occasion de suivre des matchs dans une ambiance ivoirienne mais également une opportunité de networking au sein de l’ambassade. Nous exhortons tous les jeunes de la diaspora à venir chaque jour de match du 14 janvier 11 février à l’ambassade de CI en France pour assister aux conférences, voir les pitches et découvrir aussi des exposants.

     

    Votre mot de fin concernant le village Akwaba CAN de l’ambassade à Paris ?

    AKWABA en terre ivoirienne pour vivre la plus belle CAN jamais organisée.

  • La Côte d’Ivoire dit Akwaba à l’Afrique !

    La Côte d’Ivoire dit Akwaba à l’Afrique !

    CAN 2023
    La Côte d’Ivoire dit Akwaba à l’Afrique !

    Pays hôte de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN), la Côte d’Ivoire s’est parée de ses plus beaux habits pour accueillir le monde du football du 13 janvier au 11 février 2024. Le pays qui organise pour la deuxième fois de son histoire cette compétition ( la plus prestigieuse de l’Afrique au niveau du sport) après 1984, a mis les bouchées doubles pour mettre les 24 délégations dans les conditions optimales.

    De gros efforts au niveau des infrastructures ont été faits par le gouvernement pour offrir à l’Afrique, la plus belle CAN de son histoire ( comme le répètent à longueur de journée les dirigeants ). Ainsi, pour se montrer digne et à la hauteur de cet événement, l’Etat a cassé sa tirelire pour se doter d’infrastructures sportives, hôtelières, hospitalières, routières… de grande qualité. Ce sont près d’un milliard et demi de dollars qui ont été investis dans la construction et la rénovation de ces infrastructures, notamment les six stades. Quatre sont sortis de terre pour l’occasion. Il s’agit du stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé et ses 60. 000 places, choisi pour accueillir le match d’ouverture et la finale, les stades Charles Konan-Banny de Yamoussoukro, Amadou Gon-Coulibaly de Korhogo et Laurent Pokou de San- Pedro, d’une capacité de 20 000 places chacun. Quant au mythique stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Plateau (35.000 places) au stade de la Paix de Bouaké (40.000 places), ils ont été rénovés et mis aux normes internationales.

    Plus de 500 milliards de fcfa pour l’organisation

    Pour l’organisation de cette compétition, le pays a dû mobiliser plus de 500 milliards de fcfa. C’est cette manne qui a été mise à la disposition du Comité d’Organisation de la CAN ( le COCAN) dirigé par François Amichia, pour lui permettre d’offrir une compétition de rêve aux Ivoiriens et aux Africains. Ce comité dans le courant du mois de novembre avait demandé une rallonge de plusieurs milliards, mais s’est heurté au refus ferme du premier ministre Robert Beugré Mambé.
    Face à la presse, le mercredi 10 janvier dernier à Abidjan, François Albert Amichia, le président du COCAN, a rassuré l’ensemble du monde sportif sur l’organisation de cette compétition. Pour lui, tout a été fait et bien fait pour offrir au continent, un spectacle de haut vol.  » La Côte d’Ivoire est prête, tout est fin prêt pour offrir à l’Afrique et au monde, la CAN de l’hospitalité », a-t-il rassuré.

    Au plus haut niveau de l’Etat, l’on multiplie les appels à la mobilisation et à la ferveur autour de l’évènement. Dans son discours de nouvel an délivré le soir du 31 décembre, Alassane Ouattara a appelé chaque Ivoirien à être un ambassadeur de la CAN.  » Mobilisons-nous pour faire de cette CAN une grande fête de la jeunesse, de l’hospitalité ivoirienne et de la fraternité africaine », a-t-il lancé. Un appel qui a eu le mérite de réveiller un tant soit peu les Ivoiriens qui, jusqu’à 10 jours de l’événement, semblaient préoccupés par autre chose, notamment la cherté de la vie, avec la récente augmentation de 10% du prix de l’électricité.

    Mais depuis ces dernières 72 heures, ils sont sortis de leur torpeur et l’ambiance de la CAN a commencé à naître dans les rues avec des murs et des espaces publics pavoisés aux couleurs de l’événement. Les 23 nations qualifiées en plus de la Côte d’Ivoire, pays hôte, ont toutes regagné leurs différentes bases. Patrice Motsepe, le président de la CAF a été reçu, ce jeudi par le chef de l’État, Alassane Ouattara. Les deux personnalités ont échangé sur les détails de l’événement avant le coup d’envoi prévu ce samedi 13 janvier au stade d’Ebimpé avec la rencontre inaugurale qui opposera la Côte d’Ivoire à la Guinée-Bissau. La course à la succession du Sénégal détenteur du trophée peut donc commencer.
    Thom Biakpa

  • 9e édition des jeux de la francophonie 2023 – Kinshasa, la capitale congolaise, va abriter l’évènement qui aura lieu du 28 juillet au 6 août

    9e édition des jeux de la francophonie 2023 – Kinshasa, la capitale congolaise, va abriter l’évènement qui aura lieu du 28 juillet au 6 août

    3000 athlètes, artistes, hommes de lettres et créateurs issus d’une quarantaine de Nations vont prendre part aux festivités. Un rendez-vous d’envergure pour les pays d’expression française.

    A côté du football, du tennis, de la lutte traditionnelle africaine, de la course de vitesse et bien d’autres disciplines sportives qui mettront les acteurs en compétition, la musique à travers les concerts, le conte, la danse, la photographie, le cinéma, la littérature et divers concepts artistiques et culturels, vont mettre en valeur le talent, la connaissance et la créativité des uns et des autres.

    Les débats et entretiens autour des questions relatives à la francophonie, la promotion de ses idéaux et valeurs, ses réalisations, ses ambitions, vont réunir les intellectuels et le public désireux d’en savoir un peu plus de cette institution.

    Outre les aspects ludiques et cognitifs des cérémonies, le marché des jeux de la francophonie offre une grande exposition d’objets d’arts. Statues, bijoux traditionnels, masques, tambours et de nombreuses fabrications artisanales seront exposés.

    Une place réservée à l’art culinaire des différentes aires ethnoculturelles du continent, va sans doute intéresser les amoureux de saveurs variées. En bref, les programmes permettront de présenter l’Afrique dans la multiplicité de ses richesses matérielles et immatérielles. Initiés en 1987 au Québec pendant la deuxième conférence des dirigeants dont la langue française sert d’outil de communication, les jeux de la francophonie ont pour but de renforcer les liens entre les États grâce au sport, à l’art et la culture. Ils se déroulent chaque quatre ans.

    Tchuisseu Lowé

  • Développement du MMA – Francis Ngannou offre un centre de formation

    Développement du MMA – Francis Ngannou offre un centre de formation

    La cérémonie d’ouverture du complexe sportif dédié à l’encadrement de la jeunesse du continent désireuse de faire carrière dans ce sport de combat, a eu le lieu le 26 juin 2023 à Douala, capitale économique du Cameroun. Plusieurs pays d’Afrique représentés.
    Le lancement officiel des activités du centre « Arena and academy by Francis Ngannou Foundation » en partenariat avec une entreprise de pari sportif, a connu le passage des drapeaux d’une dizaine de nations de l’Afrique subsaharienne.
    Le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la République démocratique du Congo, le Mali et bien d’autres États ont activement pris part à la cérémonie. En présence des médias, des autorités administratives et traditionnelles, du grand public, Francis Ngannou a précisé l’importance d’une telle initiative. « Il est question pour moi de donner l’opportunité aux jeunes d’adhérer à ce sport de haut niveau. C’est ma part de contribution à l’édification d’une grande nation sportive ».
    Bâti à Denver, un quartier huppé de la ville de Douala, le complexe sportif Francis Ngannou s’étend sur 1200m2. Il est constitué de deux salles d’entrainement, d’un ring, de trois bureaux, d’un restaurant, d’une salle de gym, d’une infirmerie etc.
    « Ma fondation a pour ambition de tendre la main aux jeunes, de croire en leur rêve. Car dans la vie tout est possible lorsqu’on croit en son projet », renchérit son promoteur.
    L’initiative est inédite en Afrique centrale en général et au Cameroun en particulier. L’avènement de Francis Ngannou a donné un coup de pouce au MMA dans cette partie de l’Afrique où ce sport de combat a été longtemps marginalisé. Nombreux sont ces jeunes qui jadis motivés de faire carrière dans ce domaine, ont été contraints d’abandonner par manque d’encadrement. Le succès de Francis Ngannou, doublé de ses actions en faveur du développement du MMA sur le continent, redonne espoir aux amateurs de cette discipline qui croient désormais à leur rêve de devenir champion. Avant son inauguration, le centre a accueilli moults compétiteurs locaux ainsi que des débutants.
    Avec l’appui de son partenaire, il envisage d’organiser régulièrement des compétitions à la dimension continentale dans le but de promouvoir les acteurs et la filière en Afrique.

    Tchuisseu Lowé

  • 7ième édition du CHAN : Cap sur l’Algérie !

    7ième édition du CHAN : Cap sur l’Algérie !

    La septième édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2023) se tient en ce moment en Afrique du Nord plus précisément en Algérie. La compétition, qui bat son plein depuis le 13 janvier jusqu’au 4 février rassemble plusieurs   équipes venant des 4 horizons de l’Afrique.

    Reporté de six mois à cause de la pandémie à Covid-19, le championnat qui devait réunir 18 équipes africaines en rassemble finalement 17.

    En effet, le Maroc bien qu’ayant été deux fois gagnant du CHAN, s’est vu obligé de se retirer de la compétition en raison de problèmes diplomatiques avec l’Algérie qui lui aurait refusé l’accès à son espace aérien. 

    Le CHAN est organisé chaque deux ans en alternance avec la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) mais reste exclusivement réservé aux joueurs locaux.
    Cette année, les différentes équipes ont été réparties en 5 groupes. Après les quarts de finales des 27 et 28 janvier, l’on assistera dès le mardi 31 janvier aux demi-finales du championnat qui opposeront les pays suivants : L’Algérie, pays organisateur, le Sénégal, Madagascar et le Niger.

    Les récompenses prévues pour les participants du Championnat d’Afrique des Nations ont été revues à la hausse, de 60%, par la Confédération Africaine de Football (CAF).

    Cette réforme a été confirmée ce vendredi 27 janvier par Dr Patrice Motsepe, président de ladite confédération.
    Ainsi, le gagnant de la septième édition du CHAN remportera en plus du trophée, la somme de 2 millions de dollars au lieu de 1 250 000 dollars, soit 1 milliard de FCFA. 

    Le finaliste recevra 800 000 dollars, tandis que les équipes classées troisième et quatrième recevront 500 000 dollars chacune.

    D’après la Confédération Africaine de Football, cela contribuerait à « accroître la valeur commerciale des compétitions africaine ».