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  • Afrobasket U18 : La Côte d’Ivoire écrase le Sénégal (73-51) et devient championne d’Afrique

    Afrobasket U18 : La Côte d’Ivoire écrase le Sénégal (73-51) et devient championne d’Afrique

    La Côte d’Ivoire tient désormais son nouveau titre continental. Les Éléphants U18 ont remporté l’Afrobasket U18 Garçons, dimanche 16 août 2026, en s’imposant avec autorité face au Sénégal (73-51) au terme d’une finale largement maîtrisée.

    Dès les premières minutes, les jeunes Ivoiriens ont affiché leurs ambitions. Plus agressifs en défense et efficaces dans leurs choix offensifs, ils ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Le premier quart-temps s’est achevé sur une avance de neuf points en faveur de la Côte d’Ivoire (16-7).

    Le Sénégal a ensuite tenté de revenir dans la partie. Mais malgré une réaction dans le deuxième acte, les Ivoiriens ont conservé leur maîtrise. Ils ont remporté la période 18-17 et regagné les vestiaires avec dix points d’avance.

    C’est finalement au troisième quart-temps que la finale a véritablement basculé. Portée par une défense particulièrement solide et un collectif bien huilé, la sélection ivoirienne a étouffé les initiatives sénégalaises. Avec un cinglant 21-10 sur cette période, les Éléphants ont porté leur avance à un niveau qui semblait alors difficilement rattrapable.

    Loin de se contenter de gérer leur avantage, les Ivoiriens ont continué à jouer avec sérieux dans le dernier quart-temps. Ils ont encore pris le dessus, 18-17, pour sceller définitivement leur victoire sur le score de 73 à 51.

    Djako, symbole du sacre

    Dans cette démonstration collective, Nathan Djako a particulièrement attiré la lumière. L’Ivoirien a terminé la finale avec 22 points, 4 rebonds et 1 interception. Une performance qui lui a valu le titre de MVP de la finale.

    Par son efficacité offensive et son impact dans les moments importants, Djako a largement contribué au succès des siens. Il a incarné l’état d’esprit d’une équipe ivoirienne qui n’a jamais perdu le contrôle de la rencontre.

    Une génération pleine de promesses

    Au-delà du trophée, ce sacre met en évidence le potentiel de cette génération. Tout au long de la compétition, les jeunes Éléphants ont pu compter sur une véritable cohésion, une forte implication défensive et une capacité à rester solides dans les moments de pression.

    Le Sénégal, malgré son engagement et sa combativité, n’a pas réussi à suivre le rythme imposé par la Côte d’Ivoire, particulièrement après la mi-temps.

    Avec cette victoire, les Éléphants U18 inscrivent donc leur nom au sommet du basketball continental. Le 16 août 2026 restera donc comme une journée marquante pour le basketball ivoirien. La Côte d’Ivoire est championne d’Afrique U18, au terme d’une finale remportée avec maîtrise et caractère.

    Thom Biakpa

  • Football/ Yan Diomandé entre dans l’histoire : Le prodige ivoirien signe au Real Madrid pour 140 millions d’euros

    Football/ Yan Diomandé entre dans l’histoire : Le prodige ivoirien signe au Real Madrid pour 140 millions d’euros

    Le feuilleton qui a animé le mercato estival a enfin trouvé son épilogue. À seulement 19 ans, l’ailier ivoirien Yan Diomandé s’est officiellement engagé avec le Real Madrid jusqu’en 2033, dans le cadre d’un transfert qui entre déjà dans les annales du football.

    Selon les informations disponibles, le club madrilène aurait déboursé près de 140 millions d’euros pour convaincre le RB Leipzig de céder sa pépite. Un montant colossal qui ferait de Yan Diomandé non seulement le premier joueur ivoirien chez les Merengue, mais aussi le joueur le plus cher de l’histoire du Real Madrid, devant Jude Bellingham, recruté en 2023 pour 127 millions d’euros.

    Cette signature illustre la confiance absolue que les dirigeants madrilènes placent dans le jeune international ivoirien. Doté d’une vitesse impressionnante, d’une qualité de dribble remarquable et d’une grande maturité malgré son jeune âge, Yan Diomandé s’est imposé comme l’un des talents les plus prometteurs de sa génération lors de son passage au RB Leipzig.

    En rejoignant le géant espagnol, le natif de Côte d’Ivoire franchit une étape majeure dans sa carrière. Il aura désormais la lourde responsabilité de justifier un investissement historique, tout en s’imposant dans un effectif composé de certaines des plus grandes stars du football mondial.

    Pour le football ivoirien, ce transfert représente également un immense motif de fierté. Voir un joueur de seulement 19 ans devenir l’un des visages du Real Madrid et le transfert le plus onéreux de l’histoire du club témoigne du rayonnement grandissant des talents ivoiriens sur la scène internationale.

    Tous les regards seront désormais tournés vers Santiago Bernabéu, où Yan Diomandé tentera d’écrire les premières pages d’une aventure qui pourrait marquer durablement l’histoire du Real Madrid et du football africain.

    Thom Biakpa

  • Football/ Nouveau cycle pour les Éléphants : Hervé Renard officiellement investi sélectionneur

    Football/ Nouveau cycle pour les Éléphants : Hervé Renard officiellement investi sélectionneur

    La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a officiellement lancé une nouvelle étape de son projet sportif en présentant, ce jeudi 6 août 2026, Hervé Renard comme nouveau sélectionneur des Éléphants. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’instance fédérale, en présence du président Yacine Idriss Diallo et des membres du Comité exécutif.

    Avant d’accueillir le technicien français, le président de la FIF a tenu à saluer le travail accompli par Emerse Faé, dont le contrat a pris fin le 31 juillet 2026. Il a exprimé sa gratitude envers l’ancien sélectionneur, son encadrement et les joueurs pour les performances réalisées au cours des deux dernières années, estimant que cette période avait permis au football ivoirien de retrouver un rayonnement important sur la scène internationale.

    Pour Yacine Idriss Diallo, le choix d’Hervé Renard s’inscrit dans une logique de continuité. Selon lui, une fédération doit constamment faire évoluer son projet afin de consolider les acquis et préparer les échéances futures. Il a notamment rappelé que les deux prochaines Coupes d’Afrique des Nations, programmées à seulement deux années d’intervalle, imposent une préparation particulière et nécessitent un entraîneur rompu aux réalités du football africain.

    Le président de la FIF a expliqué que le Comité exécutif avait retenu le profil d’Hervé Renard en raison de son expérience, de sa connaissance du continent et de sa capacité à relever ce type de défi. Il a assuré que la Fédération mettrait à sa disposition toutes les conditions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés, tout en soulignant le soutien constant des autorités ivoiriennes au développement de la sélection nationale.

    Très attendu, Hervé Renard a exprimé sa satisfaction de retrouver les Éléphants, une équipe qu’il connaît bien. Le technicien français a confié que ce retour représentait un immense honneur et une grande fierté, tout en remerciant les personnes ayant contribué à son arrivée.

    Il a également révélé qu’il nourrissait depuis plusieurs mois le désir de revenir entraîner sur le continent africain. Retrouver la Côte d’Ivoire, a-t-il indiqué, constitue une opportunité particulière pour poursuivre une ambition commune, avec en ligne de mire les deux prochaines éditions de la CAN.

    Conscient des exigences qui accompagnent la sélection ivoirienne, Hervé Renard a affirmé vouloir instaurer une culture de l’excellence au quotidien. Pour lui, la Côte d’Ivoire possède le statut d’une nation appelée à jouer les premiers rôles et à viser les titres. Il estime que seule une exigence permanente permettra aux Éléphants de répondre aux attentes de leurs supporters et de continuer à enrichir leur palmarès.

    Thom Biakpa

  • Football : Le Français Hervé Renard fait son grand retour à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire

    Football : Le Français Hervé Renard fait son grand retour à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire

    La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé, ce mardi 4 août, le retour d’Hervé Renard à la tête de la sélection nationale. Le technicien français de 57 ans succède à Emerse Faé et entame un nouveau chapitre avec les Éléphants, onze ans après avoir offert au pays son deuxième sacre continental.

    Cette nomination marque les retrouvailles entre Hervé Renard et une équipe qu’il connaît parfaitement. Lors de son premier passage, entre 2014 et 2015, il avait conduit la Côte d’Ivoire au titre de championne d’Afrique en remportant la Coupe d’Afrique des nations 2015. Ce succès avait mis fin à une attente de près d’un quart de siècle pour le football ivoirien, porté à l’époque par une génération emmenée notamment par Yaya Touré.

    Dans son communiqué, la FIF précise que le sélectionneur aura pour mission de préparer l’équipe nationale aux prochaines grandes échéances internationales et de poursuivre le développement des Éléphants sur la scène continentale et mondiale. Hervé Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours pour prendre officiellement ses fonctions. Sa présentation aux médias et au public interviendra lors d’une conférence de presse dont les détails seront communiqués ultérieurement.

    Le Français prend la relève d’Emerse Faé, dont le contrat n’a pas été renouvelé. L’ancien international ivoirien laisse derrière lui un bilan important, marqué par le triomphe historique des Éléphants lors de la CAN 2024 disputée à domicile, ainsi qu’un parcours jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

    Avant ce retour en Côte d’Ivoire, Hervé Renard venait de quitter l’Arabie saoudite. Il avait ensuite assuré un court intérim à la tête de la sélection tunisienne pendant la Coupe du monde 2026, une mission qui s’était soldée par deux défaites. Malgré cette parenthèse difficile, l’entraîneur français avait affiché son désir de retrouver rapidement un projet ambitieux.

    L’Afrique demeure le continent où Hervé Renard a bâti l’essentiel de sa réputation. En 2012, il avait créé l’exploit en offrant à la Zambie le premier titre continental de son histoire. Quelques années plus tard, il rééditait la performance avec la Côte d’Ivoire, devenant l’un des rares entraîneurs à remporter la CAN avec deux sélections différentes.

    Son parcours africain comprend également des expériences sur les bancs du Maroc, du Ghana et de l’Angola. Avec les Lions de l’Atlas, il avait notamment dirigé l’équipe lors de la Coupe du monde 2018 en Russie.

    En dehors du continent africain, la carrière d’Hervé Renard a connu des fortunes diverses. Son passage au LOSC Lille n’a pas répondu aux attentes, tout comme son aventure à la tête de l’équipe de France féminine, qu’il avait toutefois menée jusqu’aux quarts de finale des Jeux olympiques de Paris en 2024.

    Avec cette nouvelle nomination, la Côte d’Ivoire mise sur l’expérience, le charisme et la connaissance du football africain d’Hervé Renard pour maintenir les Éléphants parmi les grandes nations du continent et relever les défis des prochaines compétitions internationales.

    Thom Biakpa

  • Football/ Sélection ivoirienne : Clap de fin pour Emerse Faé chez les Éléphants

    Football/ Sélection ivoirienne : Clap de fin pour Emerse Faé chez les Éléphants

    Le cycle d’Emerse Faé à la tête des Éléphants touche officiellement à son terme. Ce vendredi 31 juillet 2026, le contrat du sélectionneur ivoirien arrivant à échéance, n’a pas été prolongé, mettant ainsi fin à une aventure qui aura profondément marqué le football national.

    Arrivé dans un contexte particulièrement délicat au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, à la suite du départ de Jean-Louis Gasset, Emerse Faé avait d’abord assuré l’intérim avant d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football ivoirien. Sous sa direction, les Éléphants avaient réalisé un parcours mémorable jusqu’au sacre continental remporté à domicile, offrant à la Côte d’Ivoire une troisième étoile africaine.

    Ce triomphe lui avait permis d’être confirmé définitivement à la tête de la sélection en février 2024. Dès lors, l’ancien milieu de terrain s’était fixé un nouvel objectif : installer durablement les Éléphants parmi les meilleures nations du continent et retrouver la scène mondiale.

    Mission accomplie quelques mois plus tard avec une qualification historique pour la Coupe du monde 2026. Les Ivoiriens retrouvaient ainsi le Mondial pour la première fois depuis douze ans. Lors de cette compétition, la sélection franchissait un nouveau cap en atteignant, pour la première fois de son histoire, la phase à élimination directe. L’aventure prenait cependant fin en seizièmes de finale après une défaite 2-1 face à la Norvège.

    Entre ces deux grandes compétitions, la Côte d’Ivoire avait également disputé la CAN 2025 au Maroc. Les hommes d’Emerse Faé avaient atteint les quarts de finale avant de voir leur parcours s’arrêter contre l’Égypte.

    Sur l’ensemble de son mandat, le technicien de 42 ans laisse des statistiques solides avec 25 victoires, quatre matches nuls et sept défaites. Un bilan qui reflète la régularité de son équipe, même si certains rendez-vous importants se sont soldés par des éliminations.

    Au-delà des résultats, Emerse Faé aura aussi marqué son passage par le renouvellement progressif de l’effectif. En faisant confiance à une nouvelle génération de joueurs, il a amorcé une transition qui a permis aux Éléphants de rester performants tout en préparant l’avenir.

    Ancien joueur du FC Nantes et de l’OGC Nice, le natif de Nantes quitte donc la sélection ivoirienne avec un palmarès marquant : un titre de champion d’Afrique et une première qualification historique pour les phases à élimination directe d’une Coupe du monde.

    Du côté de la Fédération ivoirienne de football, l’attention se tourne désormais vers la succession du sélectionneur. La désignation d’un nouveau technicien devient une priorité afin de préparer les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la CAN 2027 qui débutent dès le mois de septembre.

    Le départ d’Emerse Faé ouvre ainsi une nouvelle page pour les Éléphants. Après avoir connu le succès continental et franchi un cap sur la scène mondiale, la sélection ivoirienne devra désormais poursuivre sa progression sous la direction d’un nouveau sélectionneur.

    Thom Biakpa

  • Max Brito : le drame que le rugby ivoirien ne doit jamais oublier

    Max Brito : le drame que le rugby ivoirien ne doit jamais oublier

    Le 3 juin 1995, lors de la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud, l’international ivoirien Max Brito subissait une grave blessure cervicale au cours d’un match face aux Tonga. Resté tétraplégique jusqu’à son décès en 2022, il incarne à la fois la fragilité du sportif, les limites de la solidarité institutionnelle et une page douloureuse de l’histoire du rugby ivoirien.

    La Coupe du monde de rugby 1995 demeure associée à l’une des images les plus puissantes de l’histoire du sport : Nelson Mandela remettant le trophée au capitaine sud-africain François Pienaar, au terme d’un tournoi présenté comme un moment de réconciliation nationale.

    Pour la Côte d’Ivoire, cette compétition conserve pourtant un souvenir beaucoup plus sombre. Le 3 juin 1995, au stade de Rustenburg, la vie de Max Brito bascule en quelques secondes.

    L’ailier ivoirien récupère un ballon et tente de relancer le jeu. Il est plaqué, puis plusieurs joueurs s’engagent dans le regroupement formé au-dessus de lui. Lorsque les corps se dégagent, Brito reste immobile sur la pelouse. Ses quatrième et cinquième vertèbres cervicales ont été gravement touchées. Malgré les opérations réalisées après son évacuation, il restera paralysé.

    Du rêve mondial au drame

    Né à Abidjan le 8 avril 1968, Max Brito avait rejoint la France avec sa famille pendant son enfance. Il évoluait au Biscarrosse Olympique, dans les Landes, et travaillait parallèlement comme électricien. Sa sélection pour la Coupe du monde constituait l’aboutissement d’un parcours essentiellement amateur et la possibilité de représenter son pays au plus haut niveau.

    À 27 ans, il dispute les trois rencontres de la Côte d’Ivoire dans le tournoi. Après une lourde défaite contre l’Écosse et une prestation plus encourageante face à la France, les Éléphants affrontent les Tonga pour leur dernier match de poule.

    La rencontre vient à peine de commencer lorsque survient l’accident. Le geste n’a rien d’une agression spectaculaire. Il s’inscrit dans une phase ordinaire du rugby : une réception de balle, un plaquage, puis un regroupement. C’est précisément ce caractère banal qui rend le drame si brutal. En quelques instants, un joueur lancé dans la plus grande compétition de sa carrière perd l’usage de son corps.

    La Côte d’Ivoire s’incline 29 à 11. Mais le résultat devient immédiatement secondaire. L’unique participation du pays à une Coupe du monde reste dès lors indissociable du nom de Max Brito.

    Une autre vie, faite de douleurs et de dépendance

    Les opérations ne permettent pas de réparer les lésions. Brito conserve quelques mouvements limités du buste, de la tête et d’un bras, mais dépend durablement d’une assistance pour les actes essentiels de la vie quotidienne.

    En 2007, douze ans après l’accident, il raconte au Monde la réalité d’une existence presque entièrement passée dans un lit ou un fauteuil électrique. Il décrit les douleurs neurologiques, la dépendance, les escarres et l’épuisement moral provoqué par un handicap qu’il disait ne jamais avoir véritablement accepté.

    Son témoignage rappelle une vérité que les grandes compétitions occultent souvent. Derrière les images de courage, de dépassement de soi et de gloire sportive, certaines blessures ne prennent pas fin avec la sortie du terrain. Elles transforment le quotidien du joueur, mais également celui de sa famille, pendant plusieurs décennies.

    Max Brito a reçu des soins, des compensations et le soutien de plusieurs acteurs du rugby français et international. Une association créée à Biscarrosse après son accident a notamment contribué à améliorer ses conditions de vie. World Rugby a également rappelé, lors de son décès, l’engagement de plusieurs responsables français à ses côtés.

    Mais avec le temps, plusieurs observateurs ont estimé que la mobilisation du monde du rugby avait été insuffisante ou trop irrégulière. Des joueurs ont participé à des opérations de collecte de fonds. Jonah Lomu avait notamment mis aux enchères l’un de ses maillots du Mondial 1995. Ces gestes furent précieux, mais ils ne pouvaient remplacer un mécanisme permanent d’accompagnement.

    La responsabilité du sport ne s’arrête pas au coup de sifflet

    Le drame Max Brito pose une question qui dépasse le rugby ivoirien : que doit une discipline à celles et ceux dont la vie est brisée en la pratiquant ?

    Le sport professionnel et international dispose aujourd’hui de ressources considérables. Pourtant, la protection des athlètes reste souvent pensée autour de la prévention immédiate, de l’assurance ou de l’indemnisation initiale. Or, une blessure comme celle de Brito nécessite un accompagnement à vie : soins spécialisés, logement adapté, assistance humaine, soutien psychologique et protection de la famille.

    Son histoire invite également à examiner les différences entre les joueurs issus des grandes nations et ceux représentant des fédérations plus modestes. Tous participent pourtant au même tournoi et s’exposent aux mêmes risques. Ils ne disposent cependant pas toujours du même environnement médical, juridique et financier lorsque survient un accident grave.

    La sécurité ne doit pas non plus être invoquée pour contester la présence des petites nations dans les grandes compétitions. Elle doit conduire à renforcer leur préparation, leur encadrement médical et leur accès aux mêmes standards que les équipes les plus puissantes.

    Ne pas réduire Max Brito à son accident

    Max Brito ne voulait pas être uniquement présenté comme une victime. Malgré ce que le rugby lui avait coûté, il continuait à suivre les matchs. En 2007, il expliquait ne nourrir aucune haine particulière contre la discipline ou les joueurs tongiens. Il avait même cherché à obtenir un maillot dédicacé des Tonga, comme pour refermer symboliquement une histoire restée inachevée.

    Plus de vingt-cinq ans après le drame, il demeurait une figure de référence pour les Éléphants. En 2021, alors que la sélection ivoirienne tentait de retrouver la Coupe du monde, son témoignage avait été utilisé pour inspirer les joueurs. Le documentaire Le Réveil des Éléphants lui accordait une place centrale, montrant un homme capable de regarder les images de son accident et de continuer à transmettre son attachement au rugby.

    Après sa mort, le 19 décembre 2022, à l’âge de 54 ans, World Rugby a également souligné que son héritage devait se poursuivre à travers la Max Brito Academy, créée en Côte d’Ivoire pour former et inspirer de jeunes joueurs.

    Cette académie ne devrait pas être un simple hommage portant son nom. Elle pourrait devenir le cœur d’un véritable projet consacré à la sécurité, à la formation des entraîneurs, aux premiers secours, au suivi médical des joueurs et à l’accompagnement des sportifs blessés.

    Max Brito appartient à l’histoire du rugby ivoirien. Non seulement parce qu’il a porté le maillot national lors de l’unique Coupe du monde disputée par les Éléphants, mais parce que son destin oblige le sport à regarder au-delà des résultats.

    Son histoire est celle d’un rêve devenu tragédie. Elle est aussi un appel à la mémoire et à la responsabilité.

    Honorer Max Brito, ce n’est pas seulement se souvenir de l’accident de Rustenburg. C’est veiller à ce qu’aucun joueur gravement blessé ne soit, avec le temps, laissé seul face aux conséquences de son engagement

  • Coupe du monde 2026 : La Côte d’Ivoire éliminée par la Norvège, la France déroule face à la Suède

    Coupe du monde 2026 : La Côte d’Ivoire éliminée par la Norvège, la France déroule face à la Suède

    L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 s’est arrêtée aux portes des seizièmes de finale. Opposés à la Norvège, mardi 30 juin au AT&T Stadium de Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 après une rencontre qu’ils ont longtemps maîtrisée dans le jeu, sans toutefois réussir à faire preuve du réalisme nécessaire devant le but.

    Les premières minutes offrent un duel équilibré entre les deux sélections. La Norvège se montre la première dangereuse avec une tête d’Erling Haaland, neutralisée grâce à une intervention d’Odilon Kossounou. Au fil de la rencontre, les hommes d’Emerse Faé prennent progressivement le contrôle des opérations, imposent leur rythme et multiplient les offensives.

    Ghislain Konan se procure une première occasion dans un angle fermé, tandis que Nicolas Pépé manque une énorme opportunité au second poteau après un excellent service de Yan Diomandé. Malgré cette domination ivoirienne, les Scandinaves frappent au moment où on les attend le moins.

    À la 39e minute, Martin Ødegaard trouve Antonio Nusa, qui repique dans l’axe avant d’enrouler une frappe imparable dans la lucarne de Yahia Fofana pour ouvrir le score (1-0). Juste avant la pause, Ibrahim Sangaré évite même le deuxième but en intervenant de justesse devant Haaland.

    Au retour des vestiaires, les Éléphants poursuivent leurs efforts. Nicolas Pépé bute sur le gardien Orjan Nyland, Guéla Doué multiplie les centres dangereux et les corners s’enchaînent en faveur des Ivoiriens. Malgré cette pression constante, la défense norvégienne résiste. De l’autre côté, Diallo sauve son équipe sur sa ligne devant Heggem, maintenant les siens dans le match.

    La récompense finit par arriver à la 74e minute. Entré en cours de jeu, Amad Diallo réalise une superbe percée dans la surface avant de conclure d’une frappe du pied gauche qui trompe Nyland et remet les deux équipes à égalité (1-1).

    Relancés, les Ivoiriens poussent pour décrocher leur qualification. Mais à la 86e minute, la Norvège fait une nouvelle fois parler son efficacité. Bien servi par Patrick Berg, Erling Haaland, oublié au second poteau, conclut sans trembler et inscrit son 60e but en sélection, offrant la victoire et la qualification à son équipe (2-1).

    Une dernière tentative d’Amad Diallo est repoussée par Nyland, scellant définitivement l’élimination des Éléphants.
    Les chiffres traduisent pourtant la bonne prestation ivoirienne. La Côte d’Ivoire a tenté 14 frappes contre 9 pour la Norvège, dont 5 cadrées contre 4. Les hommes d’Emerse Faé ont également obtenu 14 corners, contre seulement 3 pour leurs adversaires. Seule la possession de balle est légèrement revenue aux Norvégiens (53 % contre 47 %).

    À l’issue de la rencontre, Emerse Faé n’a pas caché sa déception au micro de beIN Sports, tout en rendant hommage à l’engagement de ses joueurs.
    « C’est le foot. Quand on a des occasions, on doit savoir les mettre. Malheureusement, on prend ce but à la fin. Les joueurs ont tout donné et se sont battus jusqu’au bout. On est tombés sur une équipe valeureuse, qui a bien défendu jusqu’au bout », a déclaré le sélectionneur ivoirien.

    Le technicien a également retenu les enseignements de cette première expérience mondiale pour son groupe : « C’est le haut niveau, les petits détails, ça ne se joue pas à grand-chose. C’était la première Coupe du monde pour tout le monde. Ils ont bien grandi, bien appris, on reviendra. »

    Avant de conclure avec un message d’espoir : « On aura tout donné, tout essayé jusqu’au bout. Ce n’est pas passé aujourd’hui, mais on va continuer. »

    Malgré cette élimination, les Éléphants quittent la compétition avec des motifs de satisfaction dans le contenu de leur jeu. Plus entreprenants que leurs adversaires, ils ont cependant payé leur manque d’efficacité dans les zones décisives, tandis que la Norvège a parfaitement exploité ses occasions pour décrocher son billet pour les quarts de finale, où elle retrouvera le Brésil.

    Dans l’autre affiche de cette journée, la France n’a laissé aucune chance à la Suède. Emmenés par un Kylian Mbappé étincelant, les Bleus se sont largement imposés 3-0 et poursuivent sereinement leur parcours dans cette Coupe du monde 2026.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026: Les Éléphants maîtrisent Curaçao (2-0) et s’offrent une qualification historique en 16è de finale

    Mondial 2026: Les Éléphants maîtrisent Curaçao (2-0) et s’offrent une qualification historique en 16è de finale

    La Côte d’Ivoire écrit une nouvelle page de son histoire en Coupe du monde. Grâce à un succès maîtrisé face à Curaçao (2-0), ce jeudi au Lincoln Financial Field de Philadelphie, les Éléphants décrochent leur qualification pour les seizièmes de finale du Mondial 2026. Une première historique pour la sélection ivoirienne, qui n’avait encore jamais franchi le premier tour de la compétition.

    Dès les premières minutes, les hommes d’Émerse Faé ont affiché leurs ambitions. À la 7e minute, Yan Diomandé a fait la différence sur son côté avant de trouver Nicolas Pépé en retrait. L’attaquant ivoirien n’a laissé aucune chance au gardien adverse et a rapidement donné l’avantage à son équipe.

    Malgré cette ouverture du score précoce, la première période est restée en demi-teinte. Les Éléphants ont certes contrôlé le ballon, mais leur jeu a souvent manqué de précision. Les erreurs techniques et les passes vers l’arrière ont empêché les champions d’Afrique de se mettre rapidement à l’abri.

    Au retour des vestiaires, le visage de la sélection ivoirienne a changé. Plus inspirés et plus efficaces dans leurs enchaînements, les Ivoiriens ont retrouvé de la maîtrise. Après une frayeur provoquée par une tentative de Floranus à la 56e minute, Nicolas Pépé a définitivement fait la différence. Servi dans la profondeur par une remarquable passe d’Ibrahim Sangaré, qui a éliminé plusieurs lignes adverses, l’ancien joueur de Lille a conclu avec sang-froid d’un plat du pied dans la lucarne opposée à la 64e minute, s’offrant un doublé.

    Auteur d’une prestation décisive, Nicolas Pépé a été désigné homme du match. À l’issue de la rencontre, il a exprimé sa joie tout en gardant les pieds sur terre : « C’est beaucoup de fierté. Maintenant, c’est match par match. On va essayer d’aller le plus loin possible. » L’international ivoirien a également dédié cette distinction à ses proches ainsi qu’au peuple ivoirien.

    Avec six points au compteur, la Côte d’Ivoire termine à la deuxième place du groupe E. Les Éléphants retrouveront en seizièmes de finale le deuxième du groupe I, qui sera soit la Norvège, soit la France, mardi prochain.

    Sans réaliser une prestation parfaite, les champions d’Afrique ont su faire preuve d’efficacité dans un rendez-vous décisif. Cette qualification historique confirme la progression de la sélection dirigée par Émerse Faé depuis son sacre continental et nourrit désormais de nouvelles ambitions pour la suite de cette Coupe du monde.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026: Elye Wahi finalement autorisé à entrer au Canada, un soulagement pour les Éléphants

    Mondial 2026: Elye Wahi finalement autorisé à entrer au Canada, un soulagement pour les Éléphants

    Après plusieurs heures d’incertitude, l’attaquant ivoirien Elye Wahi a finalement reçu l’autorisation nécessaire pour entrer sur le territoire canadien. Une nouvelle qui soulage aussi bien le joueur que l’ensemble de la délégation ivoirienne engagée dans le Mondial 2026.

    Dans un communiqué officiel, la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a confirmé que les démarches administratives entreprises ont abouti favorablement. Les autorisations requises pour l’entrée de l’international ivoirien au Canada ont désormais été obtenues, lui permettant ainsi de rejoindre ses coéquipiers et de poursuivre normalement la compétition.

    Cette issue favorable intervient alors que la situation semblait compromise quelques heures plus tôt. En effet, dans la journée de jeudi, la FIF avait annoncé que les formalités administratives n’avaient pas pu être finalisées à temps, obligeant le joueur à rester aux États-Unis dans l’attente d’une solution.

    Finalement, les efforts déployés par les différentes parties concernées ont permis de débloquer le dossier. La Fédération n’a pas caché sa satisfaction face à ce dénouement positif et a tenu à remercier tous les acteurs ayant contribué au traitement du dossier.
    « La FIF se réjouit de cette issue favorable et remercie les différentes parties ayant contribué au traitement de ce dossier », a indiqué l’instance dirigeante du football ivoirien.

    La présence d’Elye Wahi représente un renfort important pour la sélection nationale qui prépare activement son deuxième rendez-vous dans cette Coupe du monde 2026. Les Éléphants affronteront l’Allemagne ce samedi à Toronto dans une rencontre cruciale pour la suite de leur parcours dans la compétition.

    Avec cette bonne nouvelle, le sélectionneur ivoirien pourra désormais compter sur l’ensemble de son groupe pour aborder ce choc face à la Mannschaft avec davantage de sérénité et d’ambition.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Éléphants, le Canada ferme ses portes à l’attaquant Elye Wahi, la FIF lui apporte son soutien

    Mondial 2026 : Éléphants, le Canada ferme ses portes à l’attaquant Elye Wahi, la FIF lui apporte son soutien

    La Fédération Ivoirienne de Football (FIF) est sortie de son silence ce mercredi 17 juin 2026 au sujet de la situation entourant l’international ivoirien Elye Wahi. Alors que plusieurs informations circulaient dans les médias au cours de la journée, l’instance dirigeante du football ivoirien a tenu à apporter des clarifications tout en affichant son soutien indéfectible à son attaquant.

    Dans son communiqué officiel, la FIF précise qu’elle n’a été officiellement saisie d’aucune procédure judiciaire ou administrative concernant le joueur. Malgré le contexte délicat et les nombreuses spéculations, notamment son implication dans une histoire de pari sportif, la Fédération réaffirme sa confiance envers l’avant-centre ivoirien, qu’elle considère toujours comme un élément important du dispositif des Éléphants.

    Cependant, la principale conséquence de cette situation concerne la participation d’Elye Wahi au déplacement de la sélection ivoirienne au Canada. La FIF a en effet, révélé que le joueur ne pourra pas accompagner ses coéquipiers en raison de difficultés liées à son entrée sur le territoire canadien.

    Selon l’instance fédérale, les autorisations administratives nécessaires à l’obtention de son entrée au Canada n’ont pas pu être obtenues à ce stade. Une décision qui contraint l’attaquant ivoirien à rester aux États-Unis pendant toute la durée du séjour de la délégation ivoirienne au Canada.

    Ce refus d’autorisation constitue un coup dur pour le joueur, qui se retrouve temporairement écarté des activités de la sélection en dehors du terrain. Alors que les Éléphants affronteront l’Allemagne sur le sol canadien, Elye Wahi devra patienter aux États-Unis dans l’attente du retour de ses partenaires.

    Face aux interrogations suscitées par cette situation, la FIF se veut rassurante et maintient son soutien total au joueur. L’institution assure suivre le dossier avec la plus grande attention et promet de communiquer toute information officielle susceptible d’éclairer davantage l’opinion publique.

    En attendant, une certitude demeure : Elye Wahi ne foulera pas le sol canadien avec les Éléphants. Faute d’avoir obtenu les autorisations requises, les portes du Canada restent, pour l’heure, fermées à l’international ivoirien.

    Thom Biakpa