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  • Sénégal : Patrick Vieira, un enfant de Dakar aux commandes des Lions de la Téranga, le défi XXL du champion du monde 1998

    Sénégal : Patrick Vieira, un enfant de Dakar aux commandes des Lions de la Téranga, le défi XXL du champion du monde 1998

    Le Sénégal ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l’arrivée de Patrick Vieira à la tête des Lions de la Téranga. La Fédération sénégalaise de football a officialisé, ce mardi 18 août, la nomination de l’ancien international français, qui s’engage pour quatre années. Une première pour le champion du monde 1998, qui découvre à 50 ans le métier de sélectionneur.

    Né à Dakar le 23 juin 1976, Patrick Vieira connaît parfaitement la dimension particulière que représente cette nouvelle mission. Fort de ses 107 sélections avec l’équipe de France et d’une immense carrière de joueur, il revient aujourd’hui sur sa terre natale avec la responsabilité de conduire le Sénégal vers ses prochaines grandes échéances, notamment la CAN 2027 et la Coupe du monde 2030.

    Sa nomination intervient dans un contexte particulier. Les Lions de la Téranga restent marqués par leur élimination en huitièmes de finale du Mondial 2026 face à la Belgique. Alors qu’ils menaient 2-0, les Sénégalais ont finalement concédé trois buts dans les dernières minutes et quitté la compétition sur une défaite aussi spectaculaire que frustrante. Après Pape Thiaw, la Fédération a donc choisi un profil expérimenté pour tenter de relancer une équipe qui aspire à rester au sommet du football africain.

    Une première expérience internationale

    Jusqu’ici, Patrick Vieira avait exclusivement travaillé en club depuis ses débuts comme entraîneur. Sa reconversion avait commencé à Manchester City, à l’issue de sa carrière de joueur. Entre 2011 et 2015, il avait intégré l’encadrement des jeunes du club anglais avant de franchir un nouveau cap en rejoignant le New York City FC.

    Aux États-Unis, le Français avait rapidement imposé ses idées. Entre 2016 et 2018, son équipe avait affiché un football offensif et séduisant, avec notamment une présence dans le dernier carré des play-offs de la conférence Est. En 90 rencontres officielles, son bilan s’était établi à 40 victoires, 22 nuls et 28 défaites.

    Cette expérience avait ouvert les portes de l’Europe à Vieira. En 2018, il prenait les commandes de l’OGC Nice. L’aventure niçoise avait pourtant fini par s’essouffler. Après une saison et demie et 89 matches dirigés, le technicien avait été écarté à l’hiver 2020, dans un environnement devenu particulièrement tendu autour du club.

    Des passages contrastés en Europe

    Après plusieurs mois sans activité, Patrick Vieira retrouvait la Premier League en 2021 avec Crystal Palace. Son arrivée chez les Eagles avait suscité de nombreuses attentes. Pour sa première saison, il parvenait notamment à emmener le club en demi-finale de la FA Cup et obtenait huit victoires lors des seize dernières rencontres disputées toutes compétitions confondues.

    La dynamique ne résistait cependant pas à la saison suivante. Les mauvais résultats conduisaient Crystal Palace à se séparer de son entraîneur en mars 2023. Son départ, particulièrement brutal, était alors intervenu alors que Vieira se rendait au centre d’entraînement.

    Le Français tentait ensuite de relancer sa carrière en France. En 2023, il devenait entraîneur du RC Strasbourg. Mais, là encore, l’expérience ne dépassait pas une saison. Après 38 matches et 16 défaites, Vieira quittait le club alsacien, notamment dans un contexte de désaccords autour du nouveau projet porté par BlueCo.

    Son dernier passage sur un banc de club l’emmenait en Italie. Nommé au Genoa en novembre 2024, Vieira y dirigeait 37 rencontres jusqu’en novembre 2025. Avec une moyenne de 1,14 point par match, cette expérience se révélait être la moins productive de son parcours d’entraîneur.

    Une nouvelle page à écrire

    Ces dernières années ont donc laissé une image contrastée du technicien français. Vieira a connu des périodes prometteuses, notamment à New York et lors de ses débuts à Crystal Palace, mais ses quatre expériences européennes se sont toutes terminées par une séparation prématurée.

    Le poste de sélectionneur lui offre désormais un cadre totalement différent. Contrairement à un entraîneur de club, Vieira disposera de moins de temps avec ses joueurs, mais de davantage de recul entre les différentes échéances. Un fonctionnement que Carlo Ancelotti, lui-même devenu sélectionneur du Brésil en 2025, considère comme fondamentalement différent de celui d’un entraîneur de club.

    Au Sénégal, Vieira devra donc rapidement trouver son équilibre entre ses convictions tactiques, les caractéristiques de son groupe et les exigences d’une sélection qui nourrit de grandes ambitions. Son contrat de quatre ans lui offre en tout cas une perspective suffisamment longue pour construire un projet.

    Après une carrière exceptionnelle sur les terrains et un parcours d’entraîneur marqué par autant de promesses que de turbulences, Patrick Vieira s’apprête ainsi à relever le défi le plus inédit de sa carrière. Pour la première fois, il ne dirigera plus un club : il aura pour mission de faire grandir toute une sélection.

    Et cette fois, l’enjeu sera autant sportif que symbolique : à Dakar, le champion du monde 1998 revient aux sources pour tenter d’ouvrir une nouvelle ère avec les Lions de la Téranga.

    Thom Biakpa

  • Sénégal/ Mondial 2026 : Un gynécologue à la tête du staff médical des Lions ?  Les révélations explosives d’Abdoulaye Fall sur un fiasco programmé

    Sénégal/ Mondial 2026 : Un gynécologue à la tête du staff médical des Lions ? Les révélations explosives d’Abdoulaye Fall sur un fiasco programmé

    Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, est sorti de sa réserve. Lors d’une conférence de presse tenue, lundi 13 juillet à Dakar, le patron du football sénégalais a dressé un bilan sans complaisance de la participation des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. Au-delà de la déception sportive, il a fait une série de révélations sur les dysfonctionnements qui ont miné la sélection nationale, évoquant notamment l’absence d’une véritable préparation, un climat de fortes tensions internes et des choix contestables dans l’encadrement médical.

    Face aux journalistes, Abdoulaye Fall a reconnu que la Fédération et le staff technique avaient leur part de responsabilité dans cette élimination prématurée. Selon lui, les difficultés rencontrées par les Lions ne sont pas uniquement liées au terrain, mais trouvent leur origine dans une succession de défaillances organisationnelles qui ont progressivement fragilisé l’équipe.

    L’une des révélations les plus marquantes de cette conférence de presse concerne la préparation de la sélection. Le président de la FSF a affirmé que, contrairement aux exigences du très haut niveau, aucun véritable plan de préparation n’avait été élaboré par le staff technique avant le début du tournoi. Une situation qu’il a qualifiée d’inacceptable pour une nation qui ambitionne de rivaliser avec les meilleures équipes du monde.

    « Nous n’avions pas de plan de préparation digne d’une Coupe du monde », a-t-il reconnu, expliquant que plusieurs décisions avaient été prises dans l’urgence, sans véritable coordination entre les différents responsables de l’encadrement. Pour Abdoulaye Fall, cette improvisation a lourdement pesé sur les performances de l’équipe tout au long de la compétition.

    Le président de la Fédération a également levé le voile sur une ambiance interne particulièrement dégradée. Selon lui, la délégation sénégalaise a été traversée par des dissensions entre certains membres du staff technique, mais aussi par des incompréhensions ayant affecté le fonctionnement du groupe. Il a décrit une atmosphère de méfiance et de rivalités qui a progressivement détérioré la cohésion pourtant considérée comme l’une des grandes forces des Lions de la Teranga.

    Ces tensions, a-t-il expliqué, ont parfois pris le pas sur les considérations purement sportives, compliquant la gestion quotidienne de l’équipe et perturbant la préparation des rencontres. Il a regretté que ces divergences n’aient pas été résolues suffisamment tôt, estimant qu’elles ont contribué à affaiblir le collectif au moment où l’unité était indispensable.

    Mais c’est surtout sur la question de l’encadrement médical qu’Abdoulaye Fall a créé la surprise. Le président de la FSF a révélé que le médecin principal de l’équipe nationale était un gynécologue de formation, une situation qu’il considère comme symptomatique des erreurs de gouvernance ayant marqué cette campagne mondiale.

    Sans remettre en cause les qualités professionnelles du praticien dans sa spécialité, Abdoulaye Fall s’est interrogé sur la pertinence d’un tel choix pour assurer le suivi médical d’une sélection engagée dans la plus prestigieuse des compétitions internationales. Pour lui, cette nomination illustre les insuffisances dans la constitution du staff technique et médical, appelant à une révision complète des critères de recrutement des membres de l’encadrement.

    Le président de la Fédération a indiqué que plusieurs dysfonctionnements avaient été constatés dans la prise en charge des joueurs, notamment en matière de suivi physique, de récupération et de gestion des blessures. Autant d’éléments qui, selon lui, doivent désormais faire l’objet d’une profonde réforme.
    Abdoulaye Fall a par ailleurs insisté sur la nécessité de revoir l’organisation de la sélection nationale dans son ensemble. Il a annoncé que des audits seront menés afin d’identifier toutes les responsabilités et de mettre en place une nouvelle gouvernance plus rigoureuse, fondée sur la compétence, la transparence et la performance.

    Sur le plan sportif, il a confirmé que le Comité exécutif de la FSF avait décidé de tourner la page du staff technique dirigé par Pape Thiaw. Selon lui, ce choix ne constitue pas une sanction individuelle mais l’ouverture d’un nouveau cycle destiné à reconstruire une équipe capable de retrouver les sommets du football africain et mondial.

    Abdoulaye Fall a enfin présenté ses excuses aux supporters sénégalais, reconnaissant que leurs attentes étaient légitimes au regard du potentiel de cette génération de joueurs. Il a assuré que toutes les leçons seraient tirées de cet échec afin de restaurer la crédibilité de la sélection nationale.
    « Nous devons avoir le courage de regarder la vérité en face. Les erreurs ont été nombreuses, à tous les niveaux. Notre responsabilité est désormais de corriger ces insuffisances pour que le Sénégal retrouve rapidement sa place parmi les grandes nations du football mondial », a-t-il déclaré.

    Cette conférence de presse marque ainsi un tournant dans la gestion du football sénégalais. Par la franchise de ses propos et les révélations sur les coulisses de la sélection, Abdoulaye Fall ouvre un vaste chantier de réformes dont les premiers effets seront scrutés de près par les supporters comme par l’ensemble des acteurs du football national.

    Thom Biakpa

  • Sénégal : Pape Thiaw limogé de son poste de sélectionneur des Lions, après l’échec du Mondial 2026

    Sénégal : Pape Thiaw limogé de son poste de sélectionneur des Lions, après l’échec du Mondial 2026

    L’aventure de Pape Thiaw à la tête de la sélection sénégalaise a pris fin. Au terme d’une réunion marathon tenue ce samedi 11 juillet, le comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a décidé d’engager une procédure de cessation de fonctions à l’encontre du sélectionneur national ainsi que de l’ensemble de son staff technique.

    L’annonce est intervenue dans la nuit, après près de quatorze heures de discussions. Dans une brève déclaration, le porte-parole de la Fédération a confirmé la décision, expliquant qu’elle faisait suite à une analyse des performances sportives de l’équipe nationale et de ses perspectives.

    Cette séparation intervient dans un contexte particulièrement tendu, quelques semaines après les polémiques entourant la situation contractuelle de Pape Thiaw. Arrivé à la Coupe du monde 2026 sans contrat officiel et avec plusieurs mois de salaires impayés, le technicien faisait déjà l’objet de nombreuses interrogations avant même le début de la compétition.

    Sur le terrain, les résultats n’ont pas répondu aux attentes. Les Lions de la Teranga ont d’abord été battus par la France puis par la Norvège, avant de décrocher leur qualification grâce à une large victoire face à l’Irak. Leur parcours s’est finalement arrêté dès les seizièmes de finale contre la Belgique, au terme d’un scénario difficile à digérer : alors qu’ils menaient 2-0 jusqu’aux dix dernières minutes, les Sénégalais ont laissé filer leur avantage avant d’être éliminés.

    Dans son communiqué, la FSF évoque pourtant une sortie en huitièmes de finale, une erreur qui n’a pas échappé aux observateurs puisque le Sénégal a bien quitté le tournoi au stade des seizièmes.

    Pour justifier sa décision, l’instance dirigeante du football sénégalais affirme avoir procédé à une évaluation approfondie des résultats et estimé qu’un changement s’imposait « dans l’intérêt supérieur du football sénégalais ».

    Le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, doit s’exprimer lundi lors d’une conférence de presse. Il devrait revenir sur les raisons précises de cette décision mais également répondre aux nombreuses questions concernant la gestion de la sélection durant le Mondial.

    Pape Thiaw quitte son poste après deux années passées sur le banc des Lions. Son bilan s’élève à 27 rencontres, pour 16 victoires. Son passage restera également marqué par une finale de Coupe d’Afrique des nations disputée face au Maroc en janvier dernier, avec un résultat qui continue d’alimenter les débats selon les différentes versions évoquées.

    Thom Biakpa