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  • Dakar, nouvelle capitale du surf ouest-africain

    Dakar, nouvelle capitale du surf ouest-africain

    Douze spots sur une seule presqu’île

    La géographie de Dakar offre une densité rare. Exposée aux houles de l’Atlantique, la presqu’île réunit environ douze spots, des plages de sable aux récifs rocheux. L’eau descend rarement sous 20 degrés et les orientations différentes permettent de chercher une vague selon le vent et la houle.

    Ngor Right reste le symbole international. La vague, popularisée par le film « The Endless Summer » dans les années 1960, se rejoint en pirogue ou à la rame depuis l’île de Ngor. Mais l’histoire actuelle du surf dakarois ne se limite plus à un spot visité par des étrangers. Elle s’écrit à Ouakam, aux Almadies, à Yoff et sur la Petite-Côte, avec des pratiquants sénégalais, des clubs et des métiers.

    Ibra Samb et Chérif Fall incarnent cette professionnalisation. Les deux amis d’enfance de Ngor ont obtenu des contrats avec de grandes marques internationales, respectivement Volcom et Billabong selon Le Monde. Ces soutiens financent du matériel et des déplacements qui resteraient hors de portée de nombreux surfeurs locaux.

    Des planches partagées aux contrats professionnels

    Les pionniers utilisaient parfois de la cire de bougie et des cordes en guise de leash. La génération actuelle dispose de structures plus solides, mais l’accès reste le principal filtre. Une planche importée, un billet d’avion et l’inscription à une compétition internationale représentent plusieurs mois de revenus pour beaucoup de familles.

    Les clubs tentent de réduire cet écart. Anda Surf, créé par Samb et Fall, organise des cours gratuits pour les enfants du quartier. Près de 300 planches récupérées grâce à un don australien ont été remises en état et stockées dans une structure locale. Take Off Ngor et d’autres écoles proposent des locations et des cours, permettant de commencer sans acheter immédiatement tout le matériel.

    La fabrication locale ouvre une autre voie. Nael Derwiche a lancé en 2024 un atelier de planches performantes à Dakar. Ses modèles sont vendus environ moitié moins cher que certains produits importés, avec des remises ou des dons pour les jeunes et les clubs. L’atelier crée de la valeur sur place : conception, usinage, stratification, ponçage et décoration.

    Les femmes avancent contre les barrières sociales

    Déguène Thioune, championne d’Afrique 2025, est l’un des visages de la nouvelle génération féminine. Elle a découvert le surf à Yoff et progressé avec l’aide de Malika Surf Camp, malgré les moqueries et les stéréotypes. Avec Aita Diop et Awa Sick Seck, elle vise désormais les grandes compétitions et rêve des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

    Leur présence change l’image du sport, mais l’égalité ne se résume pas à quelques championnes. Les horaires d’entraînement, la sécurité, l’accès aux combinaisons et aux planches, ainsi que le soutien familial déterminent la continuité des pratiquantes. Les clubs doivent aussi former des monitrices et créer des espaces où les jeunes filles ne restent pas isolées.

    Le tourisme, la pollution et les conflits d’usage

    Le surf alimente des hébergements, des restaurants, des cours, des guides et des marques locales. Des surf camps se sont installés aux Almadies et sur la Petite-Côte. Cette économie peut créer des emplois et prolonger la saison touristique. Elle peut aussi accroître la pression sur des plages déjà disputées entre pêcheurs, promoteurs, restaurateurs et activités de loisirs.

    La pollution plastique menace directement la qualité de la pratique. Les clubs organisent des nettoyages, mais ils ne peuvent pas remplacer une politique de collecte et de traitement des déchets. L’érosion et la construction sur le littoral modifient également l’accès aux spots et parfois la dynamique des plages.

    Devenir une capitale du surf ne signifie donc pas attirer toujours plus de visiteurs. Il s’agit de protéger les vagues, garantir l’accès aux communautés locales et répartir la valeur créée. Dakar possède déjà les champions, les spots et les premiers entrepreneurs. Sa réussite dépendra de sa capacité à ne pas sacrifier le littoral qui les réunit.

    Sources de vérification

    Source : Le Monde Afrique, 18 juillet 2026

  • Sénégal/ Mondial 2026 : Un gynécologue à la tête du staff médical des Lions ?  Les révélations explosives d’Abdoulaye Fall sur un fiasco programmé

    Sénégal/ Mondial 2026 : Un gynécologue à la tête du staff médical des Lions ? Les révélations explosives d’Abdoulaye Fall sur un fiasco programmé

    Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, est sorti de sa réserve. Lors d’une conférence de presse tenue, lundi 13 juillet à Dakar, le patron du football sénégalais a dressé un bilan sans complaisance de la participation des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. Au-delà de la déception sportive, il a fait une série de révélations sur les dysfonctionnements qui ont miné la sélection nationale, évoquant notamment l’absence d’une véritable préparation, un climat de fortes tensions internes et des choix contestables dans l’encadrement médical.

    Face aux journalistes, Abdoulaye Fall a reconnu que la Fédération et le staff technique avaient leur part de responsabilité dans cette élimination prématurée. Selon lui, les difficultés rencontrées par les Lions ne sont pas uniquement liées au terrain, mais trouvent leur origine dans une succession de défaillances organisationnelles qui ont progressivement fragilisé l’équipe.

    L’une des révélations les plus marquantes de cette conférence de presse concerne la préparation de la sélection. Le président de la FSF a affirmé que, contrairement aux exigences du très haut niveau, aucun véritable plan de préparation n’avait été élaboré par le staff technique avant le début du tournoi. Une situation qu’il a qualifiée d’inacceptable pour une nation qui ambitionne de rivaliser avec les meilleures équipes du monde.

    « Nous n’avions pas de plan de préparation digne d’une Coupe du monde », a-t-il reconnu, expliquant que plusieurs décisions avaient été prises dans l’urgence, sans véritable coordination entre les différents responsables de l’encadrement. Pour Abdoulaye Fall, cette improvisation a lourdement pesé sur les performances de l’équipe tout au long de la compétition.

    Le président de la Fédération a également levé le voile sur une ambiance interne particulièrement dégradée. Selon lui, la délégation sénégalaise a été traversée par des dissensions entre certains membres du staff technique, mais aussi par des incompréhensions ayant affecté le fonctionnement du groupe. Il a décrit une atmosphère de méfiance et de rivalités qui a progressivement détérioré la cohésion pourtant considérée comme l’une des grandes forces des Lions de la Teranga.

    Ces tensions, a-t-il expliqué, ont parfois pris le pas sur les considérations purement sportives, compliquant la gestion quotidienne de l’équipe et perturbant la préparation des rencontres. Il a regretté que ces divergences n’aient pas été résolues suffisamment tôt, estimant qu’elles ont contribué à affaiblir le collectif au moment où l’unité était indispensable.

    Mais c’est surtout sur la question de l’encadrement médical qu’Abdoulaye Fall a créé la surprise. Le président de la FSF a révélé que le médecin principal de l’équipe nationale était un gynécologue de formation, une situation qu’il considère comme symptomatique des erreurs de gouvernance ayant marqué cette campagne mondiale.

    Sans remettre en cause les qualités professionnelles du praticien dans sa spécialité, Abdoulaye Fall s’est interrogé sur la pertinence d’un tel choix pour assurer le suivi médical d’une sélection engagée dans la plus prestigieuse des compétitions internationales. Pour lui, cette nomination illustre les insuffisances dans la constitution du staff technique et médical, appelant à une révision complète des critères de recrutement des membres de l’encadrement.

    Le président de la Fédération a indiqué que plusieurs dysfonctionnements avaient été constatés dans la prise en charge des joueurs, notamment en matière de suivi physique, de récupération et de gestion des blessures. Autant d’éléments qui, selon lui, doivent désormais faire l’objet d’une profonde réforme.
    Abdoulaye Fall a par ailleurs insisté sur la nécessité de revoir l’organisation de la sélection nationale dans son ensemble. Il a annoncé que des audits seront menés afin d’identifier toutes les responsabilités et de mettre en place une nouvelle gouvernance plus rigoureuse, fondée sur la compétence, la transparence et la performance.

    Sur le plan sportif, il a confirmé que le Comité exécutif de la FSF avait décidé de tourner la page du staff technique dirigé par Pape Thiaw. Selon lui, ce choix ne constitue pas une sanction individuelle mais l’ouverture d’un nouveau cycle destiné à reconstruire une équipe capable de retrouver les sommets du football africain et mondial.

    Abdoulaye Fall a enfin présenté ses excuses aux supporters sénégalais, reconnaissant que leurs attentes étaient légitimes au regard du potentiel de cette génération de joueurs. Il a assuré que toutes les leçons seraient tirées de cet échec afin de restaurer la crédibilité de la sélection nationale.
    « Nous devons avoir le courage de regarder la vérité en face. Les erreurs ont été nombreuses, à tous les niveaux. Notre responsabilité est désormais de corriger ces insuffisances pour que le Sénégal retrouve rapidement sa place parmi les grandes nations du football mondial », a-t-il déclaré.

    Cette conférence de presse marque ainsi un tournant dans la gestion du football sénégalais. Par la franchise de ses propos et les révélations sur les coulisses de la sélection, Abdoulaye Fall ouvre un vaste chantier de réformes dont les premiers effets seront scrutés de près par les supporters comme par l’ensemble des acteurs du football national.

    Thom Biakpa

  • Sénégal : Pape Thiaw limogé de son poste de sélectionneur des Lions, après l’échec du Mondial 2026

    Sénégal : Pape Thiaw limogé de son poste de sélectionneur des Lions, après l’échec du Mondial 2026

    L’aventure de Pape Thiaw à la tête de la sélection sénégalaise a pris fin. Au terme d’une réunion marathon tenue ce samedi 11 juillet, le comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a décidé d’engager une procédure de cessation de fonctions à l’encontre du sélectionneur national ainsi que de l’ensemble de son staff technique.

    L’annonce est intervenue dans la nuit, après près de quatorze heures de discussions. Dans une brève déclaration, le porte-parole de la Fédération a confirmé la décision, expliquant qu’elle faisait suite à une analyse des performances sportives de l’équipe nationale et de ses perspectives.

    Cette séparation intervient dans un contexte particulièrement tendu, quelques semaines après les polémiques entourant la situation contractuelle de Pape Thiaw. Arrivé à la Coupe du monde 2026 sans contrat officiel et avec plusieurs mois de salaires impayés, le technicien faisait déjà l’objet de nombreuses interrogations avant même le début de la compétition.

    Sur le terrain, les résultats n’ont pas répondu aux attentes. Les Lions de la Teranga ont d’abord été battus par la France puis par la Norvège, avant de décrocher leur qualification grâce à une large victoire face à l’Irak. Leur parcours s’est finalement arrêté dès les seizièmes de finale contre la Belgique, au terme d’un scénario difficile à digérer : alors qu’ils menaient 2-0 jusqu’aux dix dernières minutes, les Sénégalais ont laissé filer leur avantage avant d’être éliminés.

    Dans son communiqué, la FSF évoque pourtant une sortie en huitièmes de finale, une erreur qui n’a pas échappé aux observateurs puisque le Sénégal a bien quitté le tournoi au stade des seizièmes.

    Pour justifier sa décision, l’instance dirigeante du football sénégalais affirme avoir procédé à une évaluation approfondie des résultats et estimé qu’un changement s’imposait « dans l’intérêt supérieur du football sénégalais ».

    Le président de la Fédération, Abdoulaye Fall, doit s’exprimer lundi lors d’une conférence de presse. Il devrait revenir sur les raisons précises de cette décision mais également répondre aux nombreuses questions concernant la gestion de la sélection durant le Mondial.

    Pape Thiaw quitte son poste après deux années passées sur le banc des Lions. Son bilan s’élève à 27 rencontres, pour 16 victoires. Son passage restera également marqué par une finale de Coupe d’Afrique des nations disputée face au Maroc en janvier dernier, avec un résultat qui continue d’alimenter les débats selon les différentes versions évoquées.

    Thom Biakpa

  • Coupe du monde : Après l’élimination, le spectre d’une implosion plane sur les Lions de la Teranga, Pape Guèye ouvre la fracture

    Coupe du monde : Après l’élimination, le spectre d’une implosion plane sur les Lions de la Teranga, Pape Guèye ouvre la fracture

    L’élimination du Sénégal dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique pourrait laisser des traces bien plus profondes qu’une simple désillusion sportive. Au lendemain de cette sortie prématurée, un message publié par le milieu de terrain Pape Guèye sur son compte Instagram est venu jeter une lumière crue sur les tensions qui semblent traverser la Tanière.

    Dans une publication particulièrement explicite, l’international sénégalais a annoncé qu’il suspendrait sa carrière en sélection nationale si le staff technique actuel était maintenu.
    « Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination… mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection », a-t-il écrit.
    Cette déclaration, rarissime à ce niveau, dépasse le cadre d’une simple réaction à chaud après une élimination. Elle constitue une remise en cause directe du travail du staff technique et laisse entrevoir un profond malaise au sein de l’équipe nationale.

    Sur le terrain, les premiers signes de cette frustration étaient déjà perceptibles. Remplacé à la 65e minute lors de la rencontre face à la Belgique, Pape Guèye avait quitté la pelouse avec une attitude traduisant clairement son mécontentement. Son langage corporel avait suscité de nombreuses interrogations, auxquelles son message publié quelques heures plus tard semble désormais apporter une réponse.
    Au-delà du cas individuel de Pape Guèye, cette prise de position soulève une question plus large : celle de la cohésion future des Lions de la Teranga. Lorsqu’un cadre de la sélection conditionne son retour à un changement de staff, c’est toute la stabilité du groupe qui peut être fragilisée.

    Une telle sortie publique risque également d’encourager d’autres voix à s’exprimer si certains joueurs partagent les mêmes réserves sur les choix techniques, la gestion du groupe ou les orientations tactiques. Dans un contexte où les attentes étaient particulièrement élevées avant le Mondial, l’échec sportif pourrait ainsi se transformer en crise interne.

    La Fédération sénégalaise de football se retrouve désormais face à une situation délicate. Maintenir le staff technique malgré les critiques pourrait entraîner le retrait provisoire de certains internationaux et accentuer les divisions. À l’inverse, céder à la pression des joueurs ouvrirait un débat sur l’autorité de l’encadrement et la gouvernance de la sélection.
    Après cette élimination, l’urgence ne sera donc pas uniquement de tirer les enseignements sportifs du parcours mondialiste. Il faudra également restaurer la confiance au sein du vestiaire afin d’éviter qu’une déception sportive ne débouche sur une véritable implosion de l’équipe nationale.

    Les prochains jours seront déterminants. Entre les éventuelles explications de Pape Guèye, la réaction du staff technique et la position de la Fédération, l’avenir des Lions de la Teranga pourrait connaître un tournant majeur. Une chose est certaine : le débat ne porte plus seulement sur les performances du Sénégal au Mondial, mais aussi sur la capacité de son encadrement à conserver la confiance de ses joueurs.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Sénégal, quand une soirée de fête se transforme en cauchemar

    Mondial 2026 : Sénégal, quand une soirée de fête se transforme en cauchemar

    Le Sénégal a cru tenir l’un des plus grands exploits de son histoire. Pendant plus de quatre-vingts minutes, les Lions de la Teranga avaient parfaitement maîtrisé leur huitième de finale face à la Belgique. Avec deux buts d’avance et une équipe belge sans solution, la qualification semblait leur tendre les bras. Mais en quelques instants, tout a basculé.
    Ce qui ressemblait à une soirée de fête s’est transformé en véritable cauchemar.

    Après une première période aboutie, conclue par l’ouverture du score d’Habib Diarra, les hommes de Pape Thiaw avaient pris une option sérieuse sur la qualification dès le retour des vestiaires. Ismaïla Sarr, récompensé de ses nombreux efforts, doublait la mise d’une superbe reprise et faisait exploser de joie les supporters sénégalais. À 2-0, la Belgique semblait résignée, incapable de trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance.

    Mais le football peut parfois être d’une cruauté absolue.
    Alors que le chronomètre approchait des dernières minutes du temps réglementaire, le Sénégal a perdu le contrôle de son destin. Une légère erreur de marquage a permis à Romelu Lukaku de réduire l’écart à la 86e minute, redonnant soudainement espoir aux Diables rouges.

    À peine le temps de se réorganiser que les Lions encaissaient un deuxième coup de massue. Trois minutes plus tard, une mauvaise sortie de Mory Diaw profitait à Youri Tielemans, qui égalisait de la tête dans un but déserté. En l’espace de quelques minutes seulement, une avance confortable avait disparu, laissant place à une prolongation que personne n’imaginait quelques instants auparavant.

    Le Sénégal, sonné, ne parvenait plus à retrouver la sérénité qui avait fait sa force durant une grande partie de la rencontre. Malgré une énorme occasion de reprendre l’avantage, les Lions manquaient le coche et laissaient les Belges reprendre confiance. Le scénario allait devenir encore plus cruel.

    Alors que la séance de tirs au but semblait inévitable, la Belgique obtenait un penalty dans le temps additionnel de la prolongation après l’intervention de l’assistance vidéo. Lamine Camara était sanctionné pour une faute sur Tielemans au terme d’une longue vérification de l’arbitre.

    Face à son destin, Tielemans ne tremblait pas. Sa frappe sous la barre offrait la qualification aux Belges à la 120e+5 minute et plongeait tout un peuple dans la stupeur.

    Le Sénégal quitte ainsi la Coupe du monde avec d’immenses regrets. Pendant plus d’une heure vingt, les Lions avaient dominé une sélection belge pourtant annoncée favorite. Ils avaient le match en main, un pied en huitième de finale et la perspective d’un duel largement à leur portée contre la Bosnie-Herzégovine ou les États-Unis.

    Au lieu de cela, ils repartent avec une élimination au goût particulièrement amer, conséquence d’une fin de match totalement maîtrisée par la Belgique mais surtout d’un incroyable effondrement sénégalais.

    La RDC a également connu une désillusion similaire face à l’Angleterre. Après avoir ouvert le score très tôt, les Léopards ont été rejoints dans les dernières minutes avant de céder sur un doublé de Harry Kane.

    À ce stade de la compétition, le Maroc demeure la seule nation africaine à avoir validé son billet pour les huitièmes de finale, en attendant le Cap-Vert et le Ghana.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Le Sénégal au bord de l’élimination, l’Algérie se relance

    Mondial 2026 : Le Sénégal au bord de l’élimination, l’Algérie se relance

    La situation se complique sérieusement pour le Sénégal dans cette Coupe du monde. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), dans la nuit du 22 au 23 juin. Malgré un doublé d’Ismaïla Sarr, les Sénégalais n’ont pas réussi à contenir les assauts norvégiens, emmenés par un Erling Haaland une nouvelle fois décisif.

    Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve désormais dans une position très délicate. La France et la Norvège, qui totalisent chacune six points, ont déjà assuré leur qualification et occupent les deux premières places du groupe. Les Lions ne peuvent donc plus espérer terminer dans le duo de tête.
    Toutefois, l’espoir n’est pas totalement éteint. Grâce au nouveau format de la compétition, les huit meilleurs troisièmes de groupe accèdent également aux seizièmes de finale. Le Sénégal peut encore prétendre à cette place, mais son avenir ne dépend plus uniquement de ses propres performances.

    Les hommes du sélectionneur Pape Thiaw devront impérativement s’imposer lors de leur dernier match face à l’Irak. Une victoire, si possible avec un large écart, améliorerait leur différence de buts, un critère qui pourrait s’avérer déterminant. Cependant, même un succès ne garantirait pas automatiquement la qualification. Les Lions devront également surveiller les résultats des autres groupes et espérer que plusieurs équipes classées troisièmes terminent avec un bilan inférieur au leur.

    Le rendez-vous contre l’Irak s’annonce donc comme une véritable finale de survie. Le Sénégal devra afficher un tout autre visage et réaliser une prestation convaincante pour conserver ses chances de poursuivre l’aventure mondiale.

    Dans le même temps, l’Algérie a relancé ses ambitions de qualification grâce à une victoire précieuse face à la Jordanie (2-1). Pourtant, les Fennecs avaient mal débuté la rencontre en encaissant l’ouverture du score signée Nizar Al-Rashdan. Menés à la pause, les Algériens ont su réagir en seconde période pour renverser la situation et décrocher un succès capital.

    Cette défaite condamne définitivement la Jordanie, désormais éliminée de la compétition. Pour l’Algérie, en revanche, tout reste possible. Les Fennecs joueront leur avenir lors de leur prochain match face à l’Autriche, prévu le 27 juin à Kansas City. Une rencontre décisive qui déterminera leurs chances d’accéder aux seizièmes de finale.

    À l’approche de la dernière journée, les destins des deux sélections africaines divergent. Le Sénégal devra compter sur un concours de circonstances favorable pour poursuivre son parcours, tandis que l’Algérie a repris la main sur son avenir grâce à son précieux succès contre la Jordanie.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Pape Thiaw et le Sénégal rêvent d’un nouveau coup d’éclat face à la France

    Mondial 2026 : Pape Thiaw et le Sénégal rêvent d’un nouveau coup d’éclat face à la France

    Le Sénégal s’apprête à lancer sa campagne mondiale avec un rendez-vous de prestige. Ce mardi 16 juin, les Lions de la Teranga défient la France à New York pour leur premier match de la Coupe du monde 2026. Un choc qui suscite une forte attente, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.

    À la veille de cette rencontre, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw s’est montré serein et déterminé. Conscient de la qualité de l’adversaire, il estime néanmoins que son équipe possède les arguments nécessaires pour rivaliser avec l’une des grandes puissances du football international.

    L’entraîneur compte également sur un soutien important venu des communautés sénégalaises établies en Amérique du Nord. Si les groupes de supporters traditionnellement présents derrière la sélection n’ont pas fait le déplacement en masse depuis Dakar, la diaspora installée aux États-Unis et au Canada devrait largement se mobiliser pour accompagner les Lions.

    Dans cette optique, les autorités sénégalaises ont facilité l’accès aux rencontres en mettant à disposition plusieurs centaines de billets destinés aux ressortissants vivant sur le continent nord-américain. L’objectif est clair : permettre à l’équipe nationale d’évoluer dans une ambiance favorable malgré l’éloignement de son public habituel.

    Face à eux se dressera une équipe de France habituée aux sommets. Finaliste des deux dernières éditions du Mondial et sacrée championne du monde en 2018, la sélection française abordera cette affiche avec l’étiquette de favorite. Une réalité que Pape Thiaw ne conteste pas.
    Pour autant, le technicien refuse toute forme de résignation. Il rappelle que le Sénégal figure parmi les nations les plus compétitives du continent africain et s’appuie sur un effectif composé de joueurs évoluant au plus haut niveau mondial.

    Cette confrontation réveille inévitablement les souvenirs de 2002, lorsque le Sénégal avait créé la sensation en battant la France lors du match d’ouverture de la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon. Un succès historique qui reste gravé dans la mémoire des supporters africains.

    Mais pour Pape Thiaw, ce passé glorieux ne doit pas détourner l’attention de l’essentiel. Le sélectionneur préfère se concentrer sur les enjeux du présent et sur la performance que son équipe devra produire pour atteindre ses objectifs.
    Convaincu du potentiel de son groupe, il rejette déjà l’idée qu’un éventuel succès sénégalais puisse être considéré comme un exploit inattendu. Selon lui, les Lions ont désormais l’ambition et les moyens de s’imposer durablement parmi les meilleures sélections de la planète.

    Thom Biakpa

  • Football / Mondial 2026 : Des officiels sénégalais bloqués par des refus de Visas américains

    Football / Mondial 2026 : Des officiels sénégalais bloqués par des refus de Visas américains

    À l’approche de la Coupe du monde 2026, une tension inattendue s’invite dans les préparatifs du football sénégalais. En coulisses, ce ne sont ni les choix sportifs ni la logistique qui préoccupent le plus, mais bien une question administrative aux répercussions concrètes : l’accès au territoire américain pour certains dirigeants.

    D’après des informations relayées par la presse sénégalaise, plusieurs membres du comité exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football n’ont pas obtenu le précieux sésame pour se rendre aux États-Unis, l’un des trois pays hôtes du tournoi aux côtés du Canada et du Mexique. Au moins six demandes de visa ont été rejetées, alors que d’autres restent encore en cours d’examen, laissant planer une incertitude à quelques semaines de l’événement.

    Ces refus ne semblent pas isolés ni purement circonstanciels. Ils s’inscrivent dans un durcissement plus large des conditions d’entrée sur le sol américain pour certains ressortissants étrangers. Depuis le début de l’année 2026, le Département d’État des États-Unis a instauré une mesure controversée : l’exigence d’une caution financière significative allant de 5 000 à 15 000 dollars pour l’obtention de visas de type B1-B2. Cette catégorie concerne notamment les déplacements professionnels et institutionnels, directement liés à la présence de délégations sportives.

    Pour les responsables sénégalais, cette nouvelle contrainte représente un obstacle de taille, tant sur le plan financier qu’administratif. Elle complexifie davantage des démarches déjà sensibles dans un contexte où la mobilité internationale est devenue un enjeu stratégique pour les fédérations sportives.
    Face à cette situation, la FSF explore discrètement des alternatives. Aucune solution officielle n’a encore été annoncée, mais l’objectif reste clair : il faut assurer une représentation institutionnelle du Sénégal lors du rendez-vous mondial. Car au-delà du terrain, la présence des dirigeants joue un rôle clé dans les relations diplomatiques, les échanges sportifs et la visibilité du pays.

    Alors que le compte à rebours est lancé avant le coup d’envoi en juin, cette affaire rappelle que les grandes compétitions internationales ne se jouent pas uniquement sur la pelouse. Elles se préparent aussi dans les ambassades, les consulats et les arcanes de la diplomatie.

     

    Thom Biakpa