Catégorie : football

  • Finale tendue de la CAN 2025 : La CAF sévit, cinq matchs pour Pape Thiaw et des amendes records

    Finale tendue de la CAN 2025 : La CAF sévit, cinq matchs pour Pape Thiaw et des amendes records

    La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, remportée sur le terrain par le Sénégal, mais entachée par une fin de match explosive, continue de faire des vagues. Plusieurs semaines après les incidents survenus lors de l’opposition entre le Maroc et le Sénégal, la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement rendu ses décisions disciplinaires. Verdict : des sanctions lourdes, ciblées, et un message clair envoyé à l’ensemble du football africain.

    Pas de nouveau match : la CAF tranche définitivement

    Contestée par la Fédération royale marocaine de football, la finale ne connaîtra pas de second acte. Le Maroc avait saisi la CAF, estimant que la sortie de terrain des joueurs sénégalais après le penalty accordé dans le temps additionnel constituait une violation du règlement de la compétition. Après examen, le jury disciplinaire a rejeté la requête. Le résultat de la finale est donc définitivement entériné.

    Pape Thiaw lourdement sanctionné

    C’est l’une des décisions les plus marquantes de ce verdict. Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a été suspendu pour cinq matchs officiels relevant des compétitions CAF. Il écope également d’une amende de 100 000 dollars.
    La CAF lui reproche un comportement antisportif et une atteinte à l’image du football africain, notamment pour avoir ordonné à ses joueurs de quitter la pelouse après le penalty sifflé en faveur du Maroc.

    Joueurs sanctionnés des deux côtés

    Plusieurs acteurs de la rencontre paient également leur implication dans les incidents :
    Achraf Hakimi, capitaine marocain, est suspendu pour deux matchs, dont un avec sursis, pour comportement antisportif.
    Ismaël Saïbari écope de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars, notamment pour son rôle dans l’altercation autour du gardien sénégalais Édouard Mendy.
    Côté sénégalais, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr sont chacun suspendus pour deux matchs CAF pour comportement antisportif envers l’arbitre.

    Des fédérations également dans le viseur

    La CAF ne s’est pas limitée aux individus et a également frappé les instances nationales.
    La Fédération sénégalaise de football devra s’acquitter d’un total de 615 000 dollars d’amendes :
    300 000 dollars pour le comportement jugé inapproprié de ses supporters,
    300 000 dollars pour les agissements des joueurs et du staff,
    15 000 dollars pour cumul d’avertissements disciplinaires.
    La Fédération marocaine, de son côté, est sanctionnée à hauteur de 315 000 dollars :
    200 000 dollars pour le comportement des ramasseurs de balles,
    100 000 dollars pour l’envahissement de la zone VAR par joueurs et encadrement,
    15 000 dollars pour l’utilisation de lasers par des supporters.

    Un signal fort de la CAF

    À travers ces sanctions, la Confédération africaine de football entend rappeler son attachement aux principes de fair-play, de respect de l’arbitrage et de protection de l’image de ses compétitions.
    Si la CAN 2025 restera dans les mémoires pour son intensité sportive, elle laisse aussi un avertissement clair : les débordements, même en finale, ne resteront plus impunis.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Bassirou Diomaye Faye couvre d’honneurs les Lions champions d’Afrique, 3,5 milliards de Fcfa et 68 000 m² de terrains offerts aux héros de Rabat.

    CAN 2025 : Bassirou Diomaye Faye couvre d’honneurs les Lions champions d’Afrique, 3,5 milliards de Fcfa et 68 000 m² de terrains offerts aux héros de Rabat.

    « À tout seigneur, tout honneur ». L’adage a pris tout son sens ce mardi au Palais de la République, où le Président Bassirou Diomaye Faye a reçu l’équipe nationale du Sénégal, sacrée championne d’Afrique à l’issue de la CAN 2025 disputée au Maroc. Une cérémonie solennelle et historique, marquée par des distinctions honorifiques et des récompenses matérielles inédites, à la hauteur de l’exploit réalisé par les hommes de Pape Bouna Thiaw.

    Des récompenses sans précédent pour les Lions

    En reconnaissance de leur sacre continental, le chef de l’État, au nom du peuple sénégalais, a octroyé à l’ensemble des Lions de la Téranga une enveloppe globale de 3,5 milliards de francs CFA ainsi que 68 000 m² de terrains. Concrètement, chaque joueur a reçu une prime individuelle de 75 millions FCFA et un terrain de 1 500 m² situé sur la Petite Côte, une récompense exceptionnelle et jamais égalée dans l’histoire du sport sénégalais.
    Ce geste fort vient saluer le parcours remarquable d’une équipe qui a dominé la compétition de bout en bout, offrant au Sénégal son deuxième titre continental et consolidant sa place parmi les grandes nations du football africain.

    Encadrement technique, fédéraux et ministère également honorés

    Le Président de la République n’a pas limité sa reconnaissance aux seuls joueurs. L’encadrement technique et les membres de la Fédération sénégalaise de football (FSF) ont chacun reçu 50 millions FCFA et un terrain de 1 000 m² sur la Petite Côte. De leur côté, les membres du ministère des Sports ont bénéficié d’une récompense de 20 millions FCFA accompagnée d’un terrain de 500 m², soulignant l’importance du travail collectif dans ce succès national.

    Distinctions honorifiques : la Nation reconnaissante

    Au-delà des récompenses matérielles, la cérémonie a été marquée par une forte charge symbolique avec la remise de décorations dans l’Ordre national du Lion.
    Le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw, a été élevé au grade de Commandeur, distinction qui récompense son rôle déterminant dans ce sacre historique.
    Les joueurs ayant remporté deux Coupes d’Afrique des Nations — notamment Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye, Édouard Mendy, ainsi que le sélectionneur — ont également été décorés au grade de Commandeur. Les Lions sacrés pour la première fois ont, quant à eux, été élevés au grade d’Officier dans l’Ordre national du Lion.
    Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, a été distingué au rang de Grand Officier, la plus haute dignité décernée lors de cette cérémonie.

    Une communion populaire mémorable

    Après cette reconnaissance nationale, les champions d’Afrique ont communié avec le peuple sénégalais lors d’une grande parade dans les rues de Dakar. Pendant près de huit heures, une foule immense a accompagné le cortège, célébrant avec ferveur un triomphe qui restera gravé dans la mémoire collective.

    À travers cet hommage exceptionnel, le Président Bassirou Diomaye Faye inscrit son action dans une volonté claire de valoriser l’excellence, l’effort et la réussite, tout en rendant au football sénégalais la place d’honneur qu’il mérite. Un moment historique, symbole d’une nation fière de ses héros.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Le Sénégal brise le rêve marocain et décroche une deuxième étoile continentale

    CAN 2025 : Le Sénégal brise le rêve marocain et décroche une deuxième étoile continentale

    Dans une finale qui restera gravée dans l’histoire du football africain, le Sénégal s’est imposé 1-0 face au Maroc, pays hôte, pour remporter la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un succès intense, dramatique et riche en rebondissements qui offre aux Lions de la Teranga leur deuxième étoile continentale, après leur premier sacre en 2021.

    Une victoire au terme d’un match épique

    La rencontre, disputée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat devant plus de 66 000 spectateurs, a été le théâtre d’une bataille tactique et émotionnelle entre deux des meilleures nations africaines du moment. Le score est resté vierge après 90 minutes très serrées, malgré des occasions franches des deux côtés.

    C’est au début de la prolongation que le Sénégal a fait la différence : à la 94e minute, Pape Gueye s’est élevé au rang de héros en envoyant une frappe puissante dans la lucarne du gardien marocain Yassine Bounou, offrant ainsi l’unique but de la finale.

    Des scènes de tension et de controverse

    La finale a également été marquée par des moments de grande tension. Dans les arrêts de jeu de la deuxième période, l’arbitre a accordé un penalty controversé en faveur du Maroc après intervention de la VAR, provoquant la vive protestation des joueurs sénégalais, qui ont brièvement quitté le terrain en signe de protestation.

    Le tireur désigné, Brahim Díaz, a opté pour une Panenka audacieuse… qui s’est révélée vaine, la tentative étant facilement captée par le gardien sénégalais Edouard Mendy. Ce geste manqué a relancé le suspense et poussé le match vers une prolongation décisive.

    Ce nouveau sacre est une consécration pour une sélection sénégalaise ambitieuse et régulière sur la scène africaine. Quatre ans après leur premier triomphe, les hommes de Pape Thiaw confirment leur statut parmi les nations dominantes du football africain.

    Pour le Maroc, l’amertume est grande : le rêve d’un titre à domicile et le premier depuis 1976, s’est envolé à quelques instants de la fin. Les supporters et les acteurs du match garderont en mémoire une soirée intense, entre passion, controverse et émotion.

    À Dakar, l’explosion de joie a été immédiate. Les rues ont vibré de chants, de danses et de fierté nationale, célébrant ce triomphe qui transcende le cadre purement sportif pour devenir un symbole d’unité et de réussite collective.

    Dans les prochaines heures, Dakar s’attend à une réception digne de ce nom pour les champions d’Afrique, tandis que le continent entier salue la performance sénégalaise dans une CAN 2025 qui restera parmi les éditions les plus mémorables du tournoi.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Sénégal – Maroc pour une finale de feu

    CAN 2025 : Sénégal – Maroc pour une finale de feu

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’apprête à offrir au continent un choc de très haut niveau. Le Sénégal et le Maroc, deux têtes fortes du football africain, se retrouvent en finale pour un duel qui promet intensité, spectacle et émotion après avoir pris le meilleur respectivement sur l’Egypte ( 1-0) et sur le Nigeria ( 4-2) aux tirs au but, lors des demi-finales disputées, mercredi 14 janvier.

    Plus qu’un simple match, cette affiche symbolise l’évolution, l’ambition et la rivalité sportive d’une Afrique du football désormais respectée sur la scène mondiale.

    Le Sénégal, la puissance tranquille des Lions

    Champion d’Afrique en 2021 et régulièrement présent dans le dernier carré des grandes compétitions, le Sénégal aborde cette finale avec le costume d’une équipe mature et sûre de sa force. Portés par une génération mêlant expérience et jeunesse, les Lions de la Teranga ont impressionné tout au long du tournoi par leur solidité défensive, leur discipline tactique et leur efficacité offensive.

    Le collectif sénégalais repose sur un équilibre remarquable entre rigueur et créativité. Capables de gérer les temps faibles comme d’accélérer brutalement le jeu, les hommes de Pape Thiaw ont démontré qu’ils savaient gagner dans la douleur autant que dans la maîtrise. Cette finale représente pour eux l’occasion de confirmer leur statut de référence continentale et d’asseoir une dynastie africaine.

    Le Maroc, la maîtrise et l’ambition des Lions de l’Atlas

    De son côté, le Maroc poursuit son irrésistible ascension. Demi-finaliste historique de la Coupe du monde 2022, les Lions de l’Atlas ont confirmé lors de cette CAN 2025 qu’ils font désormais partie de l’élite mondiale. Avec un jeu basé sur la possession, la qualité technique et une intelligence tactique remarquable, le Maroc a séduit autant qu’il a dominé.
    L’équipe marocaine se distingue par sa profondeur d’effectif et sa capacité à contrôler le rythme des rencontres. Chaque ligne respire la confiance et la sérénité, reflet d’un projet sportif cohérent et ambitieux. Une victoire en finale serait la consécration d’années de travail et le symbole d’un football marocain arrivé à pleine maturité.

    Une finale aux allures de choc des styles

    Cette finale Sénégal – Maroc oppose deux philosophies : la puissance athlétique et le réalisme sénégalais face à la finesse technique et la maîtrise collective marocaine. Sur le terrain, chaque duel promet d’être intense, chaque erreur potentiellement fatale. L’enjeu est immense, la pression maximale, mais le spectacle devrait être à la hauteur des attentes.
    Au-delà du trophée, cette rencontre incarne le visage moderne du football africain : organisé, ambitieux et compétitif. Quelle que soit l’issue, cette finale restera comme l’une des plus marquantes de l’histoire récente de la CAN.

    Thom Biakpa

  • Gabon : Le gouvernement lève la sanction sur l’équipe nationale de football et sonne l’heure du renouveau

    Gabon : Le gouvernement lève la sanction sur l’équipe nationale de football et sonne l’heure du renouveau

    L’équipe nationale masculine de football du Gabon est désormais autorisée à reprendre la compétition. La suspension qui frappait les Panthères depuis leur parcours jugé insuffisant à la CAN 2025 a été officiellement levée, a annoncé le ministère de la Jeunesse et des Sports mardi 13 janvier à la télévision nationale.

    Cette décision intervient sur instruction directe du président de la République, mettant ainsi un terme à une sanction exceptionnelle qui avait provoqué de vives réactions dans l’opinion publique et le milieu sportif. L’annonce a été faite par le conseiller en communication du ministre, Rodolphe Mukambi Boma, au nom du ministère en charge des Sports.

    Au-delà de la levée de la sanction, les autorités entendent marquer un tournant dans la gestion du football national. Le ministère a appelé l’ensemble des parties prenantes, en particulier la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), à faire preuve de responsabilité et de rigueur. L’objectif affiché est clair : instaurer une gouvernance crédible et orientée vers la performance, afin de répondre aux attentes élevées des supporters gabonais.

    Pour rappel, le gouvernement avait décidé, deux semaines plus tôt, de suspendre l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre », de dissoudre le staff technique et de mettre à l’écart deux figures majeures de la sélection, Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang. Cette décision faisait suite à ce que les autorités avaient qualifié de « prestation déshonorante » lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

    La levée de la suspension ouvre désormais une nouvelle phase pour les Panthères, appelées à se reconstruire sportivement et institutionnellement, sous le regard attentif des pouvoirs publics et d’un public en quête de résultats et de fierté nationale.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Un dernier carré de prestige pour une fin de tournoi explosive

    CAN 2025 : Un dernier carré de prestige pour une fin de tournoi explosive

    La Coupe d’Afrique des nations 2025 s’approche de son dénouement et le scénario est à la hauteur de l’événement. Au terme de quarts de finale intenses, le tournoi marocain a conservé ce que le football africain produit de plus solide et de plus prestigieux : le Maroc, le Nigeria, le Sénégal et l’Égypte. Quatre nations majeures, quatre visions du jeu, mais une seule couronne à conquérir.

    À ce stade de la compétition, le hasard n’a plus sa place. Seuls les plus constants, les plus solides mentalement et les mieux armés tactiquement ont survécu.

    Le Maroc, porté par tout un peuple

    Pays organisateur, le Maroc assume pleinement son rôle de favori. En quart de finale face au Cameroun, les Lions de l’Atlas ont livré une prestation aboutie, s’imposant avec autorité (2-0). Maîtrise du ballon, rigueur défensive et efficacité offensive : tous les ingrédients étaient réunis.

    Dans un Complexe Prince Moulay Abdellah acquis à sa cause, la sélection marocaine a montré qu’elle savait gérer la pression d’un tournoi à domicile. Avec des joueurs inspirés comme Brahim Díaz et Ismaël Saibari, le Maroc avance avec une idée claire en tête : écrire l’histoire sur ses terres.

    Le Nigeria, un défi physique et mental

    Mais pour atteindre la finale, le Maroc devra franchir un obstacle majeur. Le Nigeria, impressionnant face à l’Algérie (2-0), a rappelé pourquoi il reste l’une des équipes les plus redoutées du continent.
    Les Super Eagles misent sur une intensité constante, un engagement physique total et une efficacité offensive redoutable. Victor Osimhen et Akor Adams symbolisent cette équipe directe, puissante et dangereuse à la moindre occasion. Le choc Maroc–Nigeria promet un affrontement de styles, entre maîtrise technique et impact athlétique.

    Le Sénégal, la force tranquille

    Discret mais toujours présent dans les moments clés, le Sénégal poursuit sa route avec une sérénité remarquable. En écartant le Mali, les Lions de la Téranga ont confirmé leur solidité collective et leur capacité à contrôler les temps forts comme les temps faibles.
    Peu spectaculaire mais terriblement efficace, le Sénégal s’appuie sur une organisation rigoureuse et des transitions rapides. Une équipe difficile à déséquilibrer, qui avance sans tapage mais avec l’ambition claire de retrouver les sommets africains.

    L’Égypte, fidèle à sa légende

    Face au Sénégal, l’Égypte se dresse comme une référence intemporelle. Sept fois sacrés, les Pharaons ont une nouvelle fois démontré leur savoir-faire dans les matches à haute tension. Leur victoire spectaculaire contre la Côte d’Ivoire (3-2) a rappelé leur résilience et leur expérience unique.
    Emmenée par un Mohamed Salah décisif et un groupe rompu aux grands rendez-vous, l’Égypte mise sur son mental et sa culture de la victoire. Face au Sénégal, l’affrontement s’annonce tactique, fermé et indécis jusqu’au bout.

    Deux demi-finales, une promesse de spectacle

    Avantage du terrain pour le Maroc, puissance nigériane, discipline sénégalaise et héritage égyptien : la CAN 2025 offre un dernier carré d’exception. Chaque demi-finale raconte une histoire différente, mais toutes mènent vers une même finalité : entrer dans la légende du football africain.

    Calendrier des rencontres

    Demi-finales – Mercredi 14 janvier 2026
    Maroc – Nigeria
    16h00, Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah
    Sénégal – Égypte
    19h00, Stade Mohammed V

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Place aux chocs des quarts de finale

    CAN 2025 : Place aux chocs des quarts de finale

    La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée par le Maroc, entre dans sa phase la plus intense avec quatre quarts de finale qui opposent certains des plus grands noms du football africain. Après une phase de poules puis des 8es de finale passionnants, voici les affiches qui feront vibrer les stades marocains.

    Mali – Sénégal (Vendredi 9 janvier, 16 h)

    Le premier quart met aux prises deux grandes nations ouest-africaines au style de jeu contrasté.
    Le Sénégal, champion en titre (2021) et habitué des phases finales, possède une équipe solide, portée par des cadres expérimentés. De son côté, le Mali affiche une montée en puissance depuis plusieurs éditions, impressionnant par sa discipline tactique et sa combativité. Cette rencontre est attendue comme un duel stratégique où chaque duel physique comptera, avec la possibilité d’un match très serré avant tout. La clé du match sera sans doute l’équilibre entre la fraîcheur technique sénégalaise et la résilience malienne.

    Maroc – Cameroun (Vendredi 9 janvier, 19 h)

    L’opposition entre les Lions de l’Atlas du Maroc et les Lions indomptables du Cameroun est, sans doute, l’un des points d’orgue des quarts.
    Le Maroc, fort de l’appui de son public et déjà demi-finaliste de la Coupe du Monde, jouera comme favori sur sa pelouse. Mais face à lui se dresse un Cameroun revigoré, champion à plusieurs reprises, capable de renverser les pronostics et habitué aux grandes joutes.

    Nigeria – Algérie (Samedi 10 janvier, 16 h)

    Un choc entre deux mastodontes du football africain.
    Le Nigeria, souvent impressionnant dans ses campagnes africaines, présente une attaque redoutable et une profondeur d’effectif inquiétante pour ses adversaires. L’Algérie, elle, mise sur sa tradition technique et son talent individuel pour faire la différence, même si elle a parfois peiné à convaincre totalement dans les tours récents.

    Égypte – Côte d’Ivoire (Samedi 10 janvier, 19 h)

    Enfin, une confrontation au sommet entre deux des plus grands historiques de la CAN.
    L’Égypte, recordman avec sept titres, arrive avec l’ambition de renouer avec la gloire continentale et l’élan de ses supporters. Les Éléphants de Côte d’Ivoire, champions en titre, cherchent à défendre leur sceptre avec une équipe solide, équilibrée et riche en talents offensifs.
    Le clé de cette opposition sera sans assurément la dynamique actuelle des Ivoiriens face à l’expérience et à la manière tactique des Pharaons.

    En somme, les quarts de finale de la CAN 2025 offrent un menu alléchant, avec un duel ouest-africain tactique (Mali – Sénégal), un choc d’équipes hôtes et historiques (Maroc – Cameroun), une bataille de titans techniques (Nigeria – Algérie) et une confrontation entre champions et légendes (Égypte – Côte d’Ivoire)

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Après les 1/8 de final, les géants imposent leur loi, la Tunisie s’effondre.

    CAN 2025 : Après les 1/8 de final, les géants imposent leur loi, la Tunisie s’effondre.

    Les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ont rendu leur verdict mardi 6 janvier au Maroc, avec le succès net de la Côte d’Ivoire face au Burkina Faso (3-0). Une première phase à élimination directe qui n’a laissé que peu de place à l’imprévu, mais qui a offert son lot d’enseignements, de confirmations et de désillusions.

    Les puissances africaines en démonstration

    Cette CAN 2025 n’a rien d’une révolution. Elle est, au contraire, une confirmation éclatante de la hiérarchie continentale. À l’issue des huitièmes, tous les grands noms sont encore debout : le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Algérie et le Nigeria, rejoints par un Cameroun solide et un Mali accrocheur.
    Un tableau final prestigieux, qui promet des quarts de finale d’un niveau rarement atteint, mais qui laisse aussi un léger goût d’inachevé pour les amateurs de contes improbables.

    Brahim Diaz, visage de la régularité marocaine

    S’il fallait un symbole de cette CAN maîtrisée par les favoris, il porterait sans doute le maillot marocain. Match après match, Brahim Diaz continue de faire parler son efficacité. Encore décisif face à la Zambie, le milieu offensif du Real Madrid affiche une statistique impressionnante : un but par rencontre. Avec quatre réalisations, il domine le classement des buteurs et s’impose comme l’un des joueurs majeurs du tournoi.

    Hakimi, un retour qui change tout

    Autre satisfaction côté marocain : le retour gagnant d’Achraf Hakimi. Absent depuis une grave blessure à la cheville contractée début novembre, le latéral du PSG a retrouvé une place de titulaire au meilleur moment. Son influence s’est immédiatement fait sentir, notamment sur la passe décisive menant au but libérateur de Brahim Diaz. Une bonne nouvelle pour Walid Regragui, à l’heure où la compétition entre dans sa phase la plus exigeante.

    Le Nigeria, machine offensive incontrôlable

    S’il y a une équipe qui impressionne autant qu’elle inquiète, c’est bien le Nigeria. Les Super Eagles empilent les buts avec une facilité déconcertante : deux contre la Tanzanie, trois face à la Tunisie puis à l’Ouganda, quatre contre le Mozambique.
    Portée par un Ademola Lookman omniprésent, un Victor Osimhen toujours aussi clinique et un collectif parfaitement huilé, l’attaque nigériane semble capable de faire exploser n’importe quelle défense.

    Des huitièmes souvent tendus, parfois irrespirables

    Si certaines affiches ont tourné à la démonstration notamment le Sénégal, le Nigeria et la Côte d’Ivoire qui n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires, d’autres rencontres ont tenu le public en haleine jusqu’au bout.
    Le Maroc a longtemps buté sur le bloc tanzanien, le Cameroun a souffert pour écarter l’Afrique du Sud, tandis que l’Algérie et l’Égypte ont dû attendre les derniers instants, voire les prolongations, pour se qualifier. Le sommet du suspense restera toutefois le duel Mali–Tunisie, véritable condensé de tension et de rebondissements.

    La Tunisie, une élimination qui laisse des traces

    C’est sans doute l’image la plus marquante et la plus cruelle de ces huitièmes de finale. Supérieure dans tous les compartiments du jeu, en contrôle total du ballon, en supériorité numérique pendant plus de 90 minutes, la Tunisie semblait avoir fait le plus dur en ouvrant le score à la 88e minute.
    Mais le football africain sait se montrer impitoyable. Rejointe sur penalty dans le temps additionnel, puis éliminée aux tirs au but après avoir encore laissé filer l’avantage, la Tunisie quitte la compétition par la petite porte. Une sortie douloureuse, symptomatique d’un manque de lucidité dans les moments décisifs.

    Une CAN sans miracle, mais avec promesse

    Pas de parcours surprise, pas de petit poucet héroïque cette fois-ci. Contrairement aux éditions précédentes, les outsiders n’ont pas renversé l’ordre établi. Une déception pour certains, une bénédiction pour d’autres.
    Car en contrepartie, cette CAN 2025 s’offre un final de très haut niveau, où chaque affiche de quart de finale ressemble déjà à une finale avant l’heure. Les géants sont là. À eux désormais d’assumer leur statut.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Côte d’Ivoire – Burkina Faso, duel des frères ennemis ce soir à Marrakech

    CAN 2025 : Côte d’Ivoire – Burkina Faso, duel des frères ennemis ce soir à Marrakech

    C’est l’une des affiches à forte charge émotionnelle de ces huitièmes de finale que nous offre cette CAN 2025 : la Côte d’Ivoire face au Burkina Faso. Deux nations voisines, liées par l’histoire, la culture et les mouvements de populations, mais séparées sur le terrain par une rivalité sportive devenue l’une des plus intenses d’Afrique de l’Ouest.

    Une rivalité qui dépasse le football

    Entre Abidjan et Ouagadougou, les liens humains sont profonds. Des millions de Burkinabè vivent en Côte d’Ivoire et les échanges économiques et sociaux sont constants. Pourtant, dès que le ballon roule, la fraternité laisse place à une opposition farouche, nourrie par des confrontations mémorables en Coupe d’Afrique des nations.

    Deux équipes aux ambitions affirmées

    Tenants du titre continental, les Éléphants de Côte d’Ivoire abordent la compétition avec le statut de référence africaine. Forts d’un effectif mêlant expérience et jeunesse, elle vise clairement un nouveau sacre pour confirmer son retour au sommet.

    Le Burkina Faso, de son côté, s’est installé depuis plusieurs années parmi les outsiders crédibles. Finaliste en 2013, demi-finaliste en 2017 et 2021, le pays nourrit l’ambition de franchir enfin le dernier palier. Face aux Ivoiriens, les Étalons voient une occasion idéale d’affirmer leur maturité et leur constance au plus haut niveau.

    Un choc décisif pour la suite du tournoi

    Au-delà de l’enjeu symbolique, cette rencontre pourrait peser lourd dans la dynamique du groupe. Une victoire offrirait un avantage psychologique considérable et enverrait un message clair aux autres prétendants au titre.
    Dans les tribunes comme sur le terrain, l’intensité promet d’être totale. Côte d’Ivoire – Burkina Faso, ce n’est jamais un simple match : c’est un face-à-face où l’histoire, la fierté et le football africain se rencontrent.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Le naufrage des panthères crée une onde de choc politique au Gabon, l’équipe et le staff suspendus, des cadres écartés

    CAN 2025 : Le naufrage des panthères crée une onde de choc politique au Gabon, l’équipe et le staff suspendus, des cadres écartés

    La défaite de trop aura fait basculer toute une sélection. Éliminé sans la moindre victoire dès la phase de groupes de la CAN 2025, le Gabon ne s’est pas contenté d’un simple constat d’échec sportif. En quelques heures, l’État a tranché : l’équipe nationale est suspendue, son staff dissous et deux de ses cadres historiques, Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, écartés.

    Une décision spectaculaire, annoncée le mercredi 31 décembre sur la télévision nationale par le ministre par intérim de la Jeunesse et des Sports, Simplice-Désiré Mamboula. Rarement un revers sportif aura déclenché une réaction politique d’une telle ampleur.

    Une sortie de compétition sans appel

    Sur le terrain, les Panthères n’ont jamais su exister. Trois matches, trois défaites, et une élimination actée avant même la dernière rencontre. Le revers face au Mozambique (3-2), le 28 décembre, avait déjà condamné le Gabon, rendant le match contre la Côte d’Ivoire, championne en titre, presque anecdotique malgré un score accroché (3-2).
    Mais aux yeux des autorités gabonaises, ce bilan dépasse le cadre du sport. Il est interprété comme un affront national, un symbole d’un mal plus profond.

    Une sanction politique assumée

    Dans un communiqué au ton sévère, le gouvernement évoque une prestation « déshonorante » et justifie la suspension de l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre ». La mesure s’accompagne d’un grand ménage : staff technique remercié, cadres historiques mis à l’écart, et remise en question globale du fonctionnement de la sélection.
    La vidéo officielle, brièvement retirée puis remise en ligne le 1er janvier, confirme que l’exécutif assume pleinement cette décision, malgré les réactions qu’elle suscite.

    Le président monte au créneau

    Le sujet s’est rapidement imposé au Conseil des ministres. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a dénoncé des « manquements structurels persistants », pointant une absence de vision, une mauvaise gestion des ressources et une gouvernance sportive défaillante.
    Plus sévère encore, le chef de l’État a évoqué une « érosion de la fibre patriotique » au sein de la sélection, une accusation lourde de sens dans un pays où l’équipe nationale est traditionnellement perçue comme un symbole d’unité.

    Un football à reconstruire

    En suspendant sa sélection, le Gabon envoie un message clair : l’échec ne sera plus toléré sans conséquences. Cette décision, quasiment sans précédent à ce niveau, ouvre désormais une période d’incertitude.
    Refondation du football, réforme des instances, nouvelle génération de joueurs ? Rien n’est encore défini, mais une chose est sûre : la CAN 2025 marque une rupture profonde pour les Panthères.

    Plus qu’une élimination, le Gabon traverse désormais une crise institutionnelle du sport roi, dont l’issue pourrait façonner durablement l’avenir du football national.

    Thom Biakpa