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  • Mondial 2026/ Tunisie : Sabri Lamouchi viré, Hervé Renard appelé à la rescousse

    Mondial 2026/ Tunisie : Sabri Lamouchi viré, Hervé Renard appelé à la rescousse

    La Fédération tunisienne de football a décidé de réagir sans attendre après le début difficile des Aigles de Carthage à la Coupe du monde. Mardi 16 juin, son président a officialisé la fin de la collaboration avec Sabri Lamouchi, seulement quelques mois après sa prise de fonction à la tête de la sélection nationale.
    Nommé en janvier 2026 à l’issue de la CAN 2025, le technicien français n’aura dirigé que cinq rencontres. Son passage sur le banc tunisien se termine sur un bilan décevant : une seule victoire, un match nul et trois défaites.

    La lourde correction subie face à la Suède (5-1) lors de l’entrée en lice de la Tunisie au Mondial a précipité cette décision. Dominés dans tous les secteurs du jeu, les Tunisiens ont vécu une soirée compliquée qui a convaincu les dirigeants d’opérer un changement immédiat.

    Pour relancer l’équipe, la Fédération a choisi de faire confiance à un autre entraîneur français au profil expérimenté, en l’occurrence Hervé Renard. Habitué des grandes compétitions internationales et des sélections africaines, le technicien de 57 ans était libre depuis la fin de son aventure avec l’Arabie saoudite.

    Renard s’était notamment illustré lors de la Coupe du monde 2022 en conduisant les Saoudiens à une victoire retentissante contre l’Argentine, future championne du monde. Sa mission sera désormais de redonner confiance aux Aigles de Carthage et de tenter de relancer leur parcours dans cette Coupe du monde.

    Le nouveau sélectionneur doit prendre immédiatement ses fonctions et diriger son premier entraînement dès ce mardi après-midi à Monterrey, où la sélection tunisienne prépare la suite de sa campagne mondiale.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Donald Trump absent du premier match des États-Unis, une décision qui interpelle

    Mondial 2026 : Donald Trump absent du premier match des États-Unis, une décision qui interpelle

    Le président américain Donald Trump ne sera pas dans les tribunes de Los Angeles ce vendredi 12 juin pour assister à l’entrée en lice de la sélection américaine face au Paraguay dans le cadre de la Coupe du monde 2026. Cette absence, remarquée dès son annonce, contraste avec une tradition observée par les dirigeants des pays hôtes lors des précédentes éditions du tournoi.

    Alors que les États-Unis accueillent une partie importante de cette Coupe du monde organisée conjointement avec le Canada et le Mexique, la Maison-Blanche a choisi de déléguer sa représentation officielle. Le secrétaire d’État Marco Rubio conduira ainsi la délégation américaine présente au stade, accompagné du secrétaire aux Transports Sean Duffy et du secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin.

    Cette décision marque une rupture avec une pratique devenue courante depuis 2006, année à partir de laquelle la FIFA a instauré la présence systématique du pays organisateur lors du match d’ouverture de sa sélection nationale. Au fil des éditions, les chefs d’État des nations hôtes avaient pris l’habitude de participer à cet événement symbolique. Au Brésil, Dilma Rousseff avait assisté au premier match de la Seleção en 2014.

    Quatre ans plus tard, Vladimir Poutine était présent à Moscou pour lancer le tournoi organisé en Russie. Plus récemment, en 2022, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, avait également pris place dans les tribunes lors de l’ouverture du Mondial à Doha.
    En choisissant de ne pas assister aux deux premières rencontres impliquant les États-Unis en tant que pays coorganisateur, Donald Trump s’écarte donc de cet usage diplomatique et sportif.

    Une décision qui suscite des interrogations alors que l’événement représente une vitrine mondiale pour le pays.
    Selon un communiqué publié par le département d’État, la Coupe du monde constitue un moment majeur pour les États-Unis. Le porte-parole Tommy Pigott a souligné que la compétition mettait en valeur « le leadership et l’hospitalité américains » devant des millions de téléspectateurs à travers le monde, dans un contexte particulier marqué par les célébrations du 250e anniversaire de la nation américaine.

    Pour autant, le président n’exclut pas de participer à certaines rencontres du tournoi. Interrogé récemment dans le Bureau ovale sur une éventuelle présence dans les stades, Donald Trump s’est montré affirmatif, déclarant simplement : « J’irai, j’irai », sans toutefois préciser quels matchs il compte suivre ni à quelle date.

    Cette édition 2026 de la Coupe du monde revêt une dimension historique puisqu’elle réunit pour la première fois 48 sélections nationales. Le tournoi a officiellement débuté le jeudi 11 juin à Mexico avec la rencontre inaugurale entre le Mexique et l’Afrique du Sud. La finale, quant à elle, se disputera le 19 juillet à New York, point d’orgue d’une compétition appelée à battre de nombreux records d’affluence et d’audience.

    Thom Biakpa.

  • Coupe du Monde 2026 : L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan refoulé des États-Unis, la polémique enfle

    Coupe du Monde 2026 : L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan refoulé des États-Unis, la polémique enfle

    À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du Monde, une autre controverse majeure vient assombrir les préparatifs de la compétition. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant sélectionné par la FIFA pour officier lors du tournoi, a été empêché d’entrer sur le territoire américain à son arrivée à Miami.

    Selon plusieurs médias internationaux, l’officiel somalien a été retenu pendant près de onze heures par les services de l’immigration avant d’être finalement renvoyé vers la Turquie. Les autorités américaines ont justifié cette décision par des préoccupations liées aux procédures de sécurité, sans fournir davantage d’explications sur les motifs précis de ce refus d’entrée.

    Face à cette situation, la FIFA a rapidement confirmé qu’Omar Abdulkadir Artan ne prendrait finalement pas part à la compétition, mettant ainsi un terme à tout espoir de le voir officier lors du Mondial.

    L’affaire a toutefois rapidement dépassé le cadre sportif pour prendre une dimension politique. Réagissant à cette décision, le Premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a publiquement déclaré que l’arbitre somalien serait le bienvenu au Canada. Malgré cette ouverture et les nombreuses réactions suscitées par l’incident, aucune solution alternative n’a pu être trouvée, afin de permettre à l’officiel de rejoindre le tournoi.

    Cette exclusion suscite d’autant plus d’interrogations qu’Omar Abdulkadir Artan figure parmi les arbitres les plus respectés du continent africain. En 2025, il avait été désigné meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF), une distinction qui récompense son professionnalisme et la qualité de ses prestations sur les terrains internationaux.

    Alors que la Coupe du Monde s’apprête à débuter, cet épisode risque de continuer à alimenter les débats autour des questions de mobilité, de sécurité et de gouvernance dans les grandes compétitions sportives internationales. Une polémique dont les répercussions pourraient dépasser largement le cadre du football.

    Thom Biakpa

  • Coupe du monde 2026 : La fouille des joueurs sénégalais sur le tarmac américain déclenche une vive controverse

    Coupe du monde 2026 : La fouille des joueurs sénégalais sur le tarmac américain déclenche une vive controverse

    À quelques heures de l’ouverture de la Coupe du monde de football 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, les premières tensions liées à l’événement commencent déjà à émerger. Une scène inhabituelle impliquant la sélection nationale du Sénégal a récemment suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur les procédures de sécurité appliquées par les autorités américaines.

    Les Lions de la Teranga soumis à un contrôle dès leur arrivée

    L’incident s’est produit en Caroline du Nord, où l’avion transportant les joueurs et le staff de l’équipe nationale sénégalaise venait tout juste d’atterrir. À peine descendus de l’appareil, les membres de la délégation ont été pris en charge par les agents du Bureau des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP).
    Selon plusieurs témoignages et images diffusées en ligne, les joueurs, entraîneurs et membres de l’encadrement ont été invités à s’asseoir sur le tarmac avant de subir des contrôles individuels approfondis. Détecteurs de métaux, inspections minutieuses des effets personnels et vérifications de sécurité se sont enchaînés sous les yeux de nombreux observateurs.

    Parmi les personnes concernées figuraient plusieurs figures majeures du football sénégalais, notamment Sadio Mané, Nicolas Jackson et Iliman Ndiaye. Les autorités américaines auraient justifié cette opération par la nécessité de s’assurer qu’aucun objet interdit ou illicite n’était introduit sur le territoire.

    Une vidéo virale qui alimente la polémique

    Les images de cette intervention n’ont pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux. La vidéo, largement partagée et commentée, montre les membres de la sélection attendant leur tour sur la piste de l’aéroport tandis que les agents procèdent aux contrôles.
    Pour de nombreux internautes, la méthode employée apparaît excessive et peu respectueuse à l’égard d’une délégation sportive officielle. D’autres soulignent toutefois que les autorités américaines appliquent des protocoles de sécurité particulièrement stricts dans le contexte international actuel. Cette séquence intervient dans un climat géopolitique déjà marqué par des tensions diplomatiques et un renforcement des contrôles aux frontières américaines, alimentant davantage les critiques.

    L’Ouzbékistan également concerné

    Le Sénégal n’est pas la seule équipe à avoir fait l’objet de telles mesures. La sélection d’Ouzbékistan a également été soumise à des contrôles similaires lors de son arrivée à New York dans le cadre de sa préparation internationale.
    Des images relayées par ESPN montrent notamment l’utilisation de chiens renifleurs ainsi que le passage systématique de détecteurs de métaux sur les joueurs et les membres du staff. L’équipe ouzbèke, dirigée par l’ancien champion du monde italien Fabio Cannavaro, se préparait alors à affronter les Pays-Bas lors d’un match amical.

    Un avant-goût des défis de la Coupe du monde 2026

    Ces incidents soulèvent déjà des interrogations sur l’accueil réservé aux sélections étrangères lors du Mondial 2026. Alors que les États-Unis accueilleront la majorité des rencontres de la compétition, plusieurs observateurs s’inquiètent des conséquences que pourraient avoir des procédures de sécurité particulièrement rigoureuses sur le bon déroulement du tournoi.

    Si les autorités américaines mettent en avant la nécessité de garantir la sécurité du territoire et de l’événement, les critiques estiment qu’un équilibre devra être trouvé afin d’éviter que ces contrôles ne nuisent à l’image d’une compétition censée célébrer le rassemblement des nations autour du football.

    Une chose est certaine, à mesure que l’échéance approche, chaque incident de ce type sera scruté de près et risque d’alimenter les débats bien au-delà des terrains de jeu.

    Thom Biakpa

  • Amical Côte d’Ivoire – France : Les Éléphants renversent les Bleus et font le plein de confiance avant le Mondial

    Amical Côte d’Ivoire – France : Les Éléphants renversent les Bleus et font le plein de confiance avant le Mondial

    À une semaine du lancement de la Coupe du monde, la Côte d’Ivoire a envoyé un message fort. Opposés à la France dans un match amical de préparation disputé à Nantes, les Éléphants ont renversé une situation mal engagée pour s’imposer 2 buts à 1 face à l’une des nations favorites du tournoi.

    Dans une Beaujoire largement acquise à la cause ivoirienne grâce à une forte mobilisation de la diaspora, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord dû résister à la pression française. Les Bleus ont monopolisé le ballon durant une bonne partie de la première période, mais se sont heurtés à un Yahya Fofana impérial. Le gardien ivoirien a multiplié les interventions décisives devant Kylian Mbappé, Michael Olise puis Rayan Cherki, maintenant son équipe dans le match.

    Malgré cette solidité défensive, la Côte d’Ivoire a fini par céder juste avant la pause. Profitant d’une action individuelle de grande qualité, Rayan Cherki a trouvé l’ouverture à la 45e minute.

    Une réalisation contestée par les Ivoiriens, qui estimaient qu’une faute avait été commise sur Ghislain Konan dans la construction de l’action. Cette frustration a notamment valu un avertissement à Franck Kessié.

    Pourtant, les Éléphants avaient déjà montré qu’ils pouvaient faire mal. Quelques minutes avant l’ouverture du score française, Simon Adingra avait récupéré un ballon dangereux avant de buter sur un excellent Mike Maignan.

    Au retour des vestiaires, le visage de la rencontre a changé. Plus entreprenante et plus libérée, la sélection ivoirienne a commencé à prendre l’ascendant. L’entrée de plusieurs joueurs offensifs, dont Nicolas Pépé et Amad Diallo, a apporté une nouvelle dynamique.
    L’égalisation est arrivée à la 53e minute. Bien lancé sur le flanc droit par Nicolas Pépé, Guéla Doué a conclu son effort d’une finition efficace pour remettre les deux équipes à égalité. Un moment particulier puisque son frère, Désiré Doué, suivait la scène depuis le banc français.

    Revigorés par ce but, les Ivoiriens ont intensifié leur pressing et leurs attaques rapides. Face à des Bleus moins inspirés, ils ont progressivement pris confiance.

    La délivrance est finalement intervenue à sept minutes de la fin du temps réglementaire. Une nouvelle fois impliqué, Nicolas Pépé a trouvé Guéla Doué sur le côté. Le centre en retrait du latéral ivoirien a parfaitement servi Amad Diallo, qui a conclu l’action pour offrir la victoire aux siens à la 83e minute.

    Ce succès de prestige permet à la Côte d’Ivoire d’aborder son entrée dans le Mondial. Du côté français, cette défaite constitue un signal d’alerte avant le premier match de la compétition contre le Sénégal, prévu le 16 juin.

    Thom Biakpa

  • France – Côte d’Ivoire : un amical qui a tout d’une grande affiche

    France – Côte d’Ivoire : un amical qui a tout d’une grande affiche

    Ce jeudi soir, la Beaujoire de Nantes accueille une affiche qui dépasse largement le cadre d’un simple match amical. À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la France et la Côte d’Ivoire se retrouvent pour une rencontre de préparation à forte valeur symbolique, sportive et émotionnelle. Le match est prévu ce 4 juin 2026 à 21h10, dans un stade annoncé à guichets fermés par la Fédération française de football.

    Sur le papier, les Bleus partent avec le statut de favori. Finaliste de la dernière Coupe du monde, championne du monde en 2018, l’équipe de France reste l’une des grandes références du football international. Ce rendez-vous s’inscrit aussi dans une séquence particulière : Didier Deschamps dispute ses derniers mois à la tête de la sélection française, lui qui a annoncé son départ après le Mondial 2026. Chaque match de préparation prend donc une dimension supplémentaire, comme une étape vers la dernière grande mission d’un sélectionneur qui aura profondément marqué l’histoire des Bleus.

    Face à elle, la Côte d’Ivoire arrive avec une ambition claire : se mesurer à l’une des meilleures nations du monde avant de retrouver la scène mondiale. Les Éléphants ont manqué les Coupes du monde 2018 et 2022, mais leur retour dans la compétition rappelle que le football ivoirien reste l’un des plus importants du continent africain. La FIFA a confirmé la présence de cadres, mais aussi de jeunes révélations comme Amad Diallo et Yan Diomandé dans la liste ivoirienne pour le Mondial 2026.

    L’histoire entre les deux sélections reste courte, mais elle est déjà significative. Depuis 2005, la France et la Côte d’Ivoire se sont affrontées à trois reprises : une victoire française 3-0 en 2005, un nul 0-0 en 2016, puis une nouvelle victoire des Bleus 2-1 en mars 2022. Les Éléphants n’ont donc jamais battu la France en sélection A. Mais dans un match amical, surtout à l’approche d’une grande compétition, l’enjeu ne se limite pas à la statistique. Il s’agit aussi de jauger un groupe, de tester des automatismes et d’envoyer un signal.

    Cette rencontre aura aussi une saveur particulière dans les tribunes. France – Côte d’Ivoire, ce n’est pas seulement une opposition sportive. C’est une affiche traversée par l’histoire, les migrations, les doubles cultures et les liens très forts entre les deux pays. En France, la diaspora ivoirienne devrait répondre présente, avec cette ferveur reconnaissable faite de drapeaux orange-blanc-vert, de chants, de fierté et d’attachement aux Éléphants. Dans ce type de match, l’ambiance est rarement neutre : elle raconte une proximité humaine autant qu’une rivalité sportive.

    Sur le terrain, l’opposition promet d’être intéressante. La France possède une profondeur d’effectif impressionnante, capable d’aligner vitesse, puissance, créativité et expérience. La Côte d’Ivoire, elle, aura l’occasion de tester sa solidité face à une équipe habituée aux grands rendez-vous. Pour les Éléphants, ce match peut permettre de mesurer le niveau d’exigence du très haut niveau mondial : défendre bas ou presser haut, ressortir proprement le ballon, gérer les temps faibles, tenir physiquement et rester lucide face à des attaquants capables de faire basculer une rencontre en quelques secondes.

    Mais l’intérêt de cette affiche va au-delà du résultat. Elle dit aussi quelque chose de la nouvelle place du football africain. Aujourd’hui, les sélections du continent ne veulent plus être regardées comme de simples outsiders. Elles disposent de joueurs formés dans les meilleurs clubs européens, d’un réservoir de talents considérable et d’une ambition de plus en plus assumée. La Côte d’Ivoire, avec son histoire récente, ses générations successives et sa passion populaire, fait partie de ces nations africaines qui veulent exister autrement sur la scène mondiale.

    Ce soir, la France voudra se rassurer, affiner ses réglages et confirmer son statut. La Côte d’Ivoire, elle, cherchera sans doute à montrer qu’elle n’arrive pas au Mondial pour faire de la figuration. Dans une Beaujoire pleine, face à un adversaire prestigieux, les Éléphants auront une belle occasion d’envoyer un message : le football ivoirien est de retour, et il entend être pris au sérieux.

    France – Côte d’Ivoire reste officiellement un match amical. Mais dans l’atmosphère, dans les enjeux et dans l’imaginaire des supporters, il aura tout d’une grande affiche internationale.

  • Football / Mondial 2026 : Des officiels sénégalais bloqués par des refus de Visas américains

    Football / Mondial 2026 : Des officiels sénégalais bloqués par des refus de Visas américains

    À l’approche de la Coupe du monde 2026, une tension inattendue s’invite dans les préparatifs du football sénégalais. En coulisses, ce ne sont ni les choix sportifs ni la logistique qui préoccupent le plus, mais bien une question administrative aux répercussions concrètes : l’accès au territoire américain pour certains dirigeants.

    D’après des informations relayées par la presse sénégalaise, plusieurs membres du comité exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football n’ont pas obtenu le précieux sésame pour se rendre aux États-Unis, l’un des trois pays hôtes du tournoi aux côtés du Canada et du Mexique. Au moins six demandes de visa ont été rejetées, alors que d’autres restent encore en cours d’examen, laissant planer une incertitude à quelques semaines de l’événement.

    Ces refus ne semblent pas isolés ni purement circonstanciels. Ils s’inscrivent dans un durcissement plus large des conditions d’entrée sur le sol américain pour certains ressortissants étrangers. Depuis le début de l’année 2026, le Département d’État des États-Unis a instauré une mesure controversée : l’exigence d’une caution financière significative allant de 5 000 à 15 000 dollars pour l’obtention de visas de type B1-B2. Cette catégorie concerne notamment les déplacements professionnels et institutionnels, directement liés à la présence de délégations sportives.

    Pour les responsables sénégalais, cette nouvelle contrainte représente un obstacle de taille, tant sur le plan financier qu’administratif. Elle complexifie davantage des démarches déjà sensibles dans un contexte où la mobilité internationale est devenue un enjeu stratégique pour les fédérations sportives.
    Face à cette situation, la FSF explore discrètement des alternatives. Aucune solution officielle n’a encore été annoncée, mais l’objectif reste clair : il faut assurer une représentation institutionnelle du Sénégal lors du rendez-vous mondial. Car au-delà du terrain, la présence des dirigeants joue un rôle clé dans les relations diplomatiques, les échanges sportifs et la visibilité du pays.

    Alors que le compte à rebours est lancé avant le coup d’envoi en juin, cette affaire rappelle que les grandes compétitions internationales ne se jouent pas uniquement sur la pelouse. Elles se préparent aussi dans les ambassades, les consulats et les arcanes de la diplomatie.

     

    Thom Biakpa