Auteur/autrice : bestHamanie

  • CAN 2025 : Le trophée du Sénégal menacé de saisie en France

    CAN 2025 : Le trophée du Sénégal menacé de saisie en France

    La tension autour de la CAN 2025 franchit un nouveau cap, s’invitant désormais sur le terrain judiciaire international. À l’approche du match amical opposant le Sénégal au Pérou, prévu ce samedi 28 mars au Stade de France, une controverse inattendue vient assombrir l’événement : la possible saisie du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations.

    Au cœur de cette affaire, l’intention de la Fédération sénégalaise de football de présenter le trophée au public à l’occasion de cette rencontre. Un geste symbolique qui, loin de faire l’unanimité, suscite une vive opposition du côté marocain. Des avocats représentant des intérêts liés au Maroc ont en effet entrepris des démarches officielles pour empêcher cette exhibition.

    Deux courriers ont ainsi été adressés au gestionnaire du Stade de France ainsi qu’à GL Events, structure en charge de l’organisation du match. Dans ces correspondances, les avocats contestent la légitimité du Sénégal à se présenter comme détenteur du trophée, invoquant une décision de la Confédération africaine de football (CAF) qui remettrait en cause ce statut.

    Selon eux, la présentation du trophée constituerait une « usurpation de titre » et s’inscrirait dans une situation juridiquement contestable. Ils évoquent même la possibilité de saisir la justice française en urgence afin d’obtenir des mesures conservatoires. Leur objectif est clair, empêcher physiquement l’exposition du trophée, voire en obtenir la saisie temporaire tant que le litige n’est pas tranché.

    Cette escalade judiciaire, particulièrement rare dans le football africain, illustre l’ampleur prise par le différend autour de la CAN 2025. Ce qui relevait jusqu’ici d’un désaccord sportif semble désormais dépasser ce cadre, pour s’inscrire dans une confrontation juridique aux implications potentiellement importantes.

    À quelques heures du coup d’envoi de ce match amical, l’incertitude plane donc sur le déroulement protocolaire de la rencontre. Reste à savoir si la justice sera saisie à temps et, surtout, si elle donnera suite à cette demande inédite.

    Une chose est certaine, cette affaire ajoute une dimension polémique à un match qui, à l’origine, devait simplement célébrer le football.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : La CAF répond fermement aux accusations de corruption visant Patrice Motsepe

    CAN 2025 : La CAF répond fermement aux accusations de corruption visant Patrice Motsepe

    La Confédération africaine de football (CAF) se retrouve au cœur d’une vive polémique après les accusations de corruption visant son président, Patrice Motsepe. L’instance continentale a pris la parole le 21 mars pour répondre fermement, alors que le Sénégal réclame désormais une enquête internationale sur les circonstances entourant la décision controversée liée à la CAN 2025.

    À l’origine de la crise, une décision du jury d’appel de la CAF, rendue le 17 mars, qui a profondément bouleversé l’issue de la compétition. Alors que le Sénégal s’était imposé sur le terrain face au Maroc après prolongations (1-0), la rencontre a finalement été requalifiée en victoire marocaine sur tapis vert (3-0), à la suite d’un incident ayant conduit au retrait temporaire de l’équipe sénégalaise.

    Face aux critiques croissantes, le responsable de la communication de la CAF, Luxolo September, est monté au créneau pour défendre l’intégrité du président. Dans une déclaration publique, il a catégoriquement rejeté toute accusation de corruption, affirmant que Patrice Motsepe n’a jamais perçu le moindre revenu de la CAF ou de la FIFA depuis son arrivée à la tête de l’organisation.

    Selon lui, le dirigeant sud-africain adopte une posture unique dans le monde du football : il financerait lui-même l’ensemble de ses dépenses liées à ses fonctions, y compris ses déplacements et son hébergement. September a également rappelé que Motsepe avait injecté 10 millions de dollars de ses fonds personnels dans l’organisation, sans contrepartie financière.

    Un argument que la CAF met en avant pour souligner l’incohérence des accusations. « Pourquoi chercher à corrompre quelqu’un qui ne tire aucun bénéfice financier de ses fonctions ? », a-t-il insisté, appelant à reconnaître l’intégrité de certains dirigeants du football africain.

    Malgré ces explications, la controverse est loin d’être close. Le Sénégal dispose encore d’un délai de dix jours pour saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dernière instance susceptible de trancher ce litige aux lourdes implications sportives et politiques.

    En attendant, cette affaire continue d’alimenter les tensions et jette une ombre sur la crédibilité de la compétition, relançant le débat sur la gouvernance du football africain.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Face à la polémique, Motsepe réaffirme l’impartialité de la CAF et indique la voie de recours au Sénégal

    CAN 2025 : Face à la polémique, Motsepe réaffirme l’impartialité de la CAF et indique la voie de recours au Sénégal

    La polémique autour de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de faire réagir au sommet du football africain. Alors que le titre a finalement été attribué au Maroc sur décision administrative, le président de la CAF, Patrice Motsepe, est sorti de sa réserve pour défendre le fonctionnement de l’instance.

    Une finale qui bascule après le coup de sifflet

    Sur le terrain, la rencontre du 18 janvier 2026 avait pourtant souri au Sénégal, vainqueur 1-0 après prolongation. Mais les dernières minutes ont fait basculer le match dans une toute autre dimension. Entre un but sénégalais refusé et un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, la tension est montée d’un cran.
    La situation a dégénéré lorsque certains joueurs sénégalais ont quitté la pelouse en signe de protestation. Un geste lourd de conséquences : la CAF a considéré cet abandon comme une infraction aux règlements, transformant la victoire sportive du Sénégal en défaite administrative (3-0), et offrant ainsi le trophée au Maroc.

    La CAF insiste sur l’indépendance de ses décisions

    Face aux critiques, la Confédération africaine de football a tenu à rappeler le cadre dans lequel cette décision a été prise. Dans une intervention publique, Motsepe a mis en avant le rôle des organes judiciaires indépendants de l’institution.

    Selon lui, ces instances sont composées de juristes reconnus à travers le continent et désignés via un processus impliquant les 54 fédérations membres. Un argument destiné à renforcer la crédibilité d’une décision largement contestée dans l’opinion. Sans commenter directement le fond du verdict, le dirigeant sud-africain a également reconnu que des ajustements étaient nécessaires, évoquant des réformes déjà engagées pour éviter que ce type de controverse ne se reproduise.

    Un dernier recours possible pour le Sénégal

    Malgré la décision du jury d’appel, le dossier est loin d’être totalement clos. La fédération sénégalaise dispose encore d’une carte à jouer sur le plan juridique.
    Elle peut en effet saisir le Tribunal arbitral du sport dans un délai de dix jours. Cette procédure représente l’ultime recours pour tenter de contester la décision et, éventuellement, remettre en cause l’attribution du titre.

    Dans un contexte déjà tendu, cette affaire pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements, tant sur le terrain juridique que dans l’opinion publique africaine.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Privé de son sacre par la CAF, le Sénégal crie au scandale et exige une enquête internationale pour soupçon de corruption

    CAN 2025 : Privé de son sacre par la CAF, le Sénégal crie au scandale et exige une enquête internationale pour soupçon de corruption

    La crise autour de la CAN 2025 prend une tournure de plus en plus tendue. Au lendemain de la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc, les autorités sénégalaises ont vivement réagi, dénonçant une décision « illégale et injuste ».

    Dans un communiqué officiel, la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, a exprimé la ferme opposition de Dakar à ce verdict. Elle a également annoncé la demande d’ouverture d’une enquête internationale pour « soupçons de corruption » au sein des instances dirigeantes de la CAF, marquant ainsi une escalade significative dans ce différend.

    À l’origine de cette décision controversée : la finale disputée à Rabat, remportée 1-0 par les Lions de la Teranga après prolongation. Le jury d’appel a toutefois estimé que le comportement des joueurs sénégalais qui avaient quitté la pelouse en fin de match pour contester une décision arbitrale justifiait une sanction allant jusqu’à la perte du titre.

    Pour Dakar, cet argument ne tient pas. Les autorités affirment que la victoire a été acquise dans le respect des règles et que la remettre en cause constitue une atteinte grave à la « vérité du terrain » et à l’éthique sportive. En réponse, le gouvernement entend mener une riposte globale, à la fois juridique, politique et sportive.

    Parmi les recours envisagés figure une saisine du Tribunal arbitral du sport, considéré comme l’instance suprême pour trancher ce type de litiges. L’objectif est clair, obtenir l’annulation de la décision et la restitution du titre au Sénégal.

    Cette affaire, déjà très médiatisée, suscite de nombreuses réactions dans le monde du football africain. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une décision difficile à comprendre. L’entraîneur Claude Le Roy s’est notamment montré très critique, évoquant une décision « incompréhensible » et anticipant un revirement devant le TAS, au nom du respect du résultat sportif.

    En parallèle, les autorités sénégalaises assurent rester pleinement mobilisées, notamment sur le plan diplomatique, pour obtenir la libération de leurs ressortissants interpellés à la suite des incidents survenus lors de la finale.

    Plus qu’un simple contentieux sportif, cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur la crédibilité des instances dirigeantes du football africain et relancer le débat sur leur gouvernance.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Coup de théâtre, la CAF retire le titre de champion au Sénégal et donne la victoire au Maroc

    CAN 2025 : Coup de théâtre, la CAF retire le titre de champion au Sénégal et donne la victoire au Maroc

    La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 n’a pas fini de faire parler d’elle. Deux mois après le sacre du Sénégal sur le terrain, un spectaculaire retournement de situation est venu rebattre les cartes.

    Dans la soirée du mardi 17 mars 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) a annoncé une décision lourde de conséquences : le titre est retiré au Sénégal et attribué au Maroc sur tapis vert. En cause, des incidents survenus lors des dernières minutes de la finale disputée à Rabat.

    Sur le terrain, les Sénégalais s’étaient imposés 1-0 après prolongation, au terme d’un match électrique. Mais l’instance dirigeante du football africain a estimé que le comportement de l’équipe durant la rencontre enfreignait le règlement. Plusieurs joueurs sénégalais avaient en effet quitté la pelouse pour protester contre une décision arbitrale, un geste considéré comme une rupture du jeu.

    En s’appuyant sur les articles disciplinaires de la compétition, la CAF a donc tranché : match perdu par forfait pour le Sénégal, et victoire 3-0 attribuée au Maroc. Une décision qui transforme officiellement le pays hôte en nouveau champion d’Afrique.

     

    Cet épisode trouve son origine dans une séquence particulièrement tendue du temps additionnel. Alors que le score était de 0-0, un penalty accordé au Maroc après intervention de l’assistance vidéo avait déclenché la colère du camp sénégalais, juste après un but refusé. La situation avait dégénéré, entre protestations sur la pelouse et agitation dans les tribunes.

    Malgré un penalty manqué côté marocain et un but décisif inscrit en prolongation par le Sénégal, les événements ont laissé des traces durables. Déjà sanctionnées financièrement fin janvier, les deux fédérations voient aujourd’hui l’affaire prendre une dimension sportive majeure.

    Du côté marocain, la Fédération Royale Marocaine de Football insiste sur une démarche strictement réglementaire, affirmant avoir simplement demandé l’application des règles, sans remettre en cause la valeur sportive de l’adversaire.

    Reste que ce verdict n’est peut-être pas définitif. Le Sénégal dispose encore d’un recours devant le Tribunal arbitral du sport, qu’il peut saisir dans un délai de dix jours. Une nouvelle bataille, cette fois juridique, pourrait donc s’ouvrir autour d’une finale déjà entrée dans l’histoire… mais pour des raisons bien au-delà du football.

    Thom Biakpa

  • Football: Lions de l’Atlas du Maroc, vers la fin de l’ère Walid Regragui, Mohamed Ouahbi pressenti pour prendre la relève

    Football: Lions de l’Atlas du Maroc, vers la fin de l’ère Walid Regragui, Mohamed Ouahbi pressenti pour prendre la relève

    Après trois ans et demi à la tête de la sélection marocaine, Walid Regragui devrait tourner la page. Éprouvé par la pression et par la fin de cycle des Lions de l’Atlas, le technicien marocain a décidé de quitter ses fonctions. Sa démission devrait être entérinée dans les prochains jours par la Fédération royale marocaine de football.
    Ces dernières semaines, les rumeurs autour d’un départ du sélectionneur s’étaient multipliées dans la presse sportive marocaine. Plusieurs médias avaient déjà évoqué une séparation imminente entre Regragui et la sélection nationale, laissant entendre que l’aventure arrivait à son terme.

    La décision de l’entraîneur intervient dans un contexte marqué par la défaite du Maroc en finale de la CAN 2025 face au Sénégal. Un revers difficile à digérer qui semble avoir confirmé la volonté du technicien de mettre un terme à son mandat. Dans une interview accordée à l’émission espagnole El Chiringuito, il avait d’ailleurs clairement laissé entendre que son avenir dépendrait du résultat dans cette compétition.
    « Mon contrat court jusqu’à la Coupe du monde 2026, mais si nous ne remportons pas la CAN 2025, je partirai », avait-il déclaré.

    Arrivé en août 2022 à la tête de la sélection, Walid Regragui avait pris la succession de Vahid Halilhodžić, quelques mois seulement avant la Coupe du monde au Qatar. Très rapidement, il avait marqué l’histoire du football marocain en conduisant les Lions de l’Atlas jusqu’en demi-finale du Mondial, une première pour une nation africaine.

    Sous sa direction, le Maroc a également retrouvé les sommets du football continental en atteignant la finale de la CAN 2025, après une élimination plus précoce lors de la CAN 2023 disputée en Côte d’Ivoire.
    Malgré un bilan sportif solide, 36 victoires, 8 matchs nuls et seulement 5 défaites en 49 rencontres, Regragui n’a jamais échappé aux critiques, notamment concernant le style de jeu de son équipe et ses relations parfois tendues avec certains médias.

    À la veille de la finale de la CAN, l’ancien international marocain avait d’ailleurs évoqué ce climat exigeant autour de la sélection nationale. Il estimait que ses résultats auraient pu être davantage salués compte tenu des performances réalisées ces dernières années.
    Le technicien laisse derrière lui un héritage important, marqué notamment par l’exploit historique du Mondial 2022. Avant son passage à la tête des Lions de l’Atlas, il s’était déjà distingué en club en remportant le championnat marocain avec le FUS de Rabat en 2016 puis avec le Wydad Casablanca en 2022. Cette même année, il avait également soulevé la Ligue des champions africaine avec le club casablancais. Son palmarès comprend aussi un titre de champion du Qatar remporté avec Al-Duhail en 2020.

    Pour lui succéder, la Fédération marocaine devrait se tourner vers Mohamed Ouahbi. L’actuel sélectionneur des U20 marocains a récemment marqué les esprits en menant les Lionceaux de l’Atlas au sacre mondial dans leur catégorie en octobre dernier. Une performance qui a renforcé sa crédibilité pour prendre les rênes de l’équipe nationale.
    Si sa nomination se confirme, Mohamed Ouahbi aura la lourde mission de prolonger la dynamique positive du football marocain tout en préparant les prochaines grandes échéances internationales.

    Thom Biakpa

  • Côte d’Ivoire : Non sélectionné pour la CAN 2025, Nicolas Pépé: « Je ne me projette plus avec les Éléphants »

    Côte d’Ivoire : Non sélectionné pour la CAN 2025, Nicolas Pépé: « Je ne me projette plus avec les Éléphants »

    La non-sélection de Nicolas Pépé pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui s’est disputée au Maroc, continue de faire des vagues. L’ailier ivoirien, visiblement marqué par cet épisode, s’est exprimé sans détour lors d’un entretien de 52 minutes accordé à une chaîne de télévision privée ivoirienne. Entre incompréhension, frustration et prise de recul, le joueur de 31 ans a livré sa vérité.

    Un appel manqué lourd de sens

    Revenant sur les circonstances de sa non-sélection, l’international ivoirien a révélé avoir été contacté par le sélectionneur ivoirien Emerse FAÉ, juste avant la conférence de presse annonçant la liste officielle pour la CAN. Un appel auquel il a volontairement choisi de ne pas répondre.
    « Le coach m’a appelé avant sa conférence de presse. Je n’ai pas répondu. Il m’a appelé deux fois, je n’ai pas répondu ».
    Pour Pépé, le moment n’était tout simplement pas approprié. La déception était encore trop vive. « La liste venait de sortir. Donc, quoi qu’il allait me dire, ça n’allait pas passer », a-t-il confié. Le joueur explique avoir voulu éviter un échange à chaud, conscient que ses émotions auraient pris le dessus.

    Deux jours plus tard, les deux hommes ont finalement échangé. Le sélectionneur lui aurait alors expliqué que son absence de la liste relevait de circonstances qui le dépassaient et qu’il figurait encore parmi les sélectionnés quelques minutes avant l’annonce officielle. Une justification que l’ancien joueur d’Arsenal a accueillie avec résignation : « C’est fait, c’est fait. »

    Des blessures encore vives

    Au-delà de la déception sportive, Pépé est également revenu sur les insultes racistes dont il a été victime à l’approche de la compétition. Un épisode douloureux qui a profondément marqué le joueur et contribué à son mal-être dans cette période délicate.
    Malgré tout, il a indiqué avoir échangé avec le président de la Fédération et être resté brièvement en contact avec le staff technique avant le début du tournoi.

    Une prise de distance avec la sélection

    Aujourd’hui, le ton est clair : Nicolas Pépé ne se projette plus avec les Éléphants. Évoquant un possible retour en sélection dès le regroupement de mars ou une participation à la prochaine Coupe du monde, l’ailier préfère désormais se concentrer exclusivement sur son club.
    « Je ne me projette pas sur mars ni sur le Mondial. Je me concentre sur mon club. Je ne peux pas me projeter alors qu’il y a eu des incidents graves ».
    Contrairement à Simon Adingra, également non retenu pour la CAN mais déterminé à reconquérir sa place en vue du Mondial, Pépé adopte une posture plus détachée. La sélection nationale n’est plus, à ce stade, une priorité absolue pour lui. S’il est rappelé, il avisera. Dans le cas contraire, il semble prêt à poursuivre sa carrière sans nourrir d’attentes particulières vis-à-vis des Éléphants.

    Quel avenir en sélection ?

    À 31 ans, Nicolas Pépé traverse sans doute un tournant de sa carrière internationale. Entre désillusion et volonté de préserver son équilibre, le cadre de la sélection ivoirienne choisit la prudence et le recul.

    Reste à savoir si le temps apaisera les tensions et rouvrira la porte à un retour sous le maillot ivoirien. L’avenir dira si cette prise de distance marque la fin d’un chapitre ou simplement une pause dans l’histoire entre Nicolas Pépé et la sélection ivoirienne.

    Notons que la non sélection du sociétaire de Villarreal en Espagne, était liée à une interview qu’il a accordé à un influenceur quelques jours seulement avant l’annonce officielle de la liste des 26 Éléphants retenus pour la CAN au Maroc. Dans cette interview, Nicolas Pépé avait tenu des propos controversés, notamment sur son coéquipier Alban Lafont et sur le Maroc. Une sortie que n’ont pas appréciée certains responsables de la FIF.

    Thom Biakpa

  • France: Affaire Achraf Hakimi, l’international marocain et star du PSG renvoyée en procès pour viol présumé

    France: Affaire Achraf Hakimi, l’international marocain et star du PSG renvoyée en procès pour viol présumé

    Achraf Hakimi, l’international marocain et star du PSG est au coeur d’une tempête judiciaire. Le parquet de Nanterre a en effet, ordonné ce mardi, son renvoi devant la justice dans une affaire de viol présumé remontant à février 2023. L’information, confirmée par l’AFP auprès du ministère public et de l’avocate du joueur, ouvre la voie à un procès très attendu.

    Âgé aujourd’hui de 27 ans, le défenseur du Paris Saint-Germain conteste fermement les faits. Sur le réseau social X, il a dénoncé une accusation qu’il juge infondée : « J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement », a-t-il déclaré. Une affaire née en février 2023
    Les faits reprochés remontent à la fin du mois de février 2023. Une jeune femme de 24 ans s’était présentée dans un commissariat du Val-de-Marne pour dénoncer un viol, sans déposer plainte dans l’immédiat. Selon une source policière citée à l’époque, elle affirmait que le joueur l’avait embrassée, touchée sans son consentement, puis violée.
    Le parquet de Nanterre, après investigations, a requis le renvoi du footballeur devant la cour criminelle départementale.

    Versions opposées

    La défense d’Achraf Hakimi, assurée par Me Fanny Colin, critique une procédure fondée « sur la seule parole d’une femme » qui aurait refusé des examens médicaux, des analyses ADN et l’exploitation de son téléphone portable. L’avocate évoque également des expertises psychologiques qui mettraient en cause la cohérence du récit de la plaignante et affirme que certains échanges de messages auraient été dissimulés à la justice.
    De son côté, l’avocate de la jeune femme, Me Rachel-Flore Pardo, rejette toute idée de tentative de racket et dénonce les « campagnes de dénigrement » visant les femmes qui accusent. Elle affirme que rien dans le dossier ne permet de soutenir une hypothèse d’extorsion et assure attendre le procès « avec détermination ».

    Un cadre du football marocain

    Formé au Real Madrid, passé par le Borussia Dortmund puis l’Inter Milan, Achraf Hakimi a rejoint le Paris Saint-Germain en 2021. Vice-capitaine du club parisien, il est également l’un des piliers de la sélection marocaine, demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
    Le procès à venir devra désormais permettre à la justice de trancher entre deux versions radicalement opposées dans une affaire qui mêle notoriété sportive et accusations graves.

    Thom Biakpa

  • CAN 2025 : Après la finale sous tension, la justice marocaine condamne 18 supporters sénégalais à des peines de 3 mois à un an de prison ferme

    CAN 2025 : Après la finale sous tension, la justice marocaine condamne 18 supporters sénégalais à des peines de 3 mois à un an de prison ferme

    La page judiciaire de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 s’est écrite jeudi à Rabat. Dix-huit supporters sénégalais interpellés à l’issue du match ont été condamnés à des peines de prison ferme, au terme d’un procès suivi de près des deux côtés de la Méditerranée.

    Des peines graduées selon les faits retenus

    Réuni le 19 février, le tribunal de Rabat a prononcé des sanctions allant de trois mois à un an d’emprisonnement ferme, assorties d’amendes. Neuf prévenus ont écopé d’un an de prison et de 5 000 dirhams d’amende. Six autres ont été condamnés à six mois de détention et 2 000 dirhams d’amende. Les trois derniers ont reçu des peines de trois mois, assorties de 1 000 dirhams d’amende.
    Un ressortissant français d’origine algérienne, jugé dans une procédure distincte pour avoir lancé une bouteille d’eau, a été condamné à trois mois de prison et 1 000 dirhams d’amende.

    Les chefs d’accusation relevaient du « hooliganisme », une qualification juridique englobant violences contre les forces de l’ordre, dégradations d’équipements sportifs, jets de projectiles et tentative d’envahissement de la pelouse.

    Une finale électrique au stade Moulay Abdellah

    Les incidents remontent au 18 janvier, lors de la finale disputée au Stade Moulay Abdellah. Ce soir-là, le Sénégal s’était imposé 1-0 face au Maroc, dans un climat de forte tension. Dans les dernières minutes, un penalty accordé au Maroc survenu peu après un but refusé au Sénégal, avait provoqué la colère d’une partie des supporters sénégalais. Certains avaient tenté de pénétrer sur la pelouse, tandis que des projectiles étaient lancés vers le terrain. Les images de ces scènes, diffusées en direct, ont constitué l’un des éléments centraux du dossier d’accusation. Le parquet, qui avait requis jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun des prévenus, a estimé que les mis en cause avaient « délibérément voulu perturber le bon déroulement du match ».

    La défense conteste et annonce un appel

    Du côté des avocats, la décision est jugée sévère. Me Patrick Kabou a dénoncé un verdict « incompréhensible », estimant que ses clients faisaient figure de « boucs émissaires ». L’avocat du prévenu français, Jaouad Benaissi, a également exprimé sa déception après une délibération d’un peu plus de trente minutes.

    La défense conteste notamment la portée des images de vidéosurveillance, qu’elle juge insuffisantes pour établir des preuves irréfutables. Elle souligne aussi l’absence de flagrant délit et rappelle que les accusés ont réaffirmé leur innocence tout en exprimant leurs regrets. À la sortie du tribunal, quelques supporters ont brièvement manifesté leur mécontentement. Tous ont annoncé leur intention de faire appel.

    Dégâts matériels et contexte international

    Selon le parquet, les incidents ont causé plus de 370 000 euros de dégâts matériels et blessé plusieurs membres des forces de l’ordre et stadiers, certificats médicaux à l’appui. En parallèle, la Confédération africaine de football a infligé fin janvier des sanctions disciplinaires aux fédérations concernées, évoquant des manquements aux règles de fair-play. Pour la partie civile, ces décisions sportives ne sauraient exonérer les prévenus de leur responsabilité pénale.
    Au-delà du cas individuel des condamnés, l’affaire intervient dans un contexte particulier : le Maroc, hôte de cette 35e édition de la CAN, se prépare à coorganiser la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Les autorités entendent démontrer leur capacité à garantir la sécurité lors de grands événements internationaux.

    L’épisode judiciaire de la finale s’inscrit ainsi dans une équation plus large, mêlant passion sportive, responsabilité individuelle et enjeux d’image à l’échelle mondiale.

    Thom Biakpa

  • Finale de la CAN 2025 : La Fédération Sénégalaise de Football renonce à faire appel des sanctions de la CAF et assumera l’intégralité des amendes

    Finale de la CAN 2025 : La Fédération Sénégalaise de Football renonce à faire appel des sanctions de la CAF et assumera l’intégralité des amendes

    La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a fait le choix de la retenue. Dans un communiqué publié le 31 janvier 2026, l’instance dirigeante du football sénégalais a confirmé qu’elle ne contestera pas les sanctions infligées par le Jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) le 28 janvier dernier.
    Cette décision met un terme définitif au dossier disciplinaire lié aux incidents survenus lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, dossier qui concernait le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw ainsi que les internationaux Ismaïla Sarr et Iliman Cheikh Baroy Ndiaye.

    Une décision assumée

    Après analyse du verdict, la FSF a officiellement informé la CAF de son renoncement à toute procédure d’appel. Une posture qui, selon la Fédération, s’inscrit dans une logique de responsabilité et de respect des mécanismes disciplinaires en vigueur au sein de l’instance continentale.
    Plutôt que d’entrer dans un bras de fer juridique, la FSF a préféré privilégier la stabilité institutionnelle et préserver ses relations avec la CAF.

    La Fédération prendra en charge l’intégralité des amendes

    Conformément à l’article 91.4 du Code disciplinaire de la CAF, la Fédération sénégalaise a également décidé d’assumer la totalité des sanctions financières, couvrant aussi bien l’association que son encadrement technique et ses joueurs. Le montant global des amendes s’élève à 615 000 dollars américains, soit environ 337 millions de francs CFA.
    Une charge financière significative, mais largement absorbable au regard des retombées économiques du sacre continental. En effet, grâce à son titre remporté au Maroc, le Sénégal est assuré de percevoir une prime de 10 millions de dollars de la CAF, équivalente à près de 5,5 milliards de francs CFA.

    Loyauté institutionnelle et cap sur l’avenir

    Dans son communiqué, la FSF a tenu à réaffirmer son attachement à la défense de ses intérêts au sein des instances africaines, tout en précisant que cette démarche s’inscrira désormais dans un esprit de loyauté institutionnelle. L’objectif affiché : contribuer au respect des règlements, à l’intégrité des compétitions et au rayonnement du football africain.
    En refusant l’escalade et en assumant les conséquences des sanctions, la Fédération sénégalaise envoie un message clair d’apaisement et de maturité institutionnelle.

    Priorité aux échéances sportives

    Cette décision permet surtout au football sénégalais de refermer rapidement ce chapitre sensible et de se projeter vers l’avenir. À l’horizon, les Lions de la Teranga ont des défis majeurs à relever, au premier rang desquels la préparation de la Coupe du monde.
    Un choix stratégique qui confirme la volonté de la FSF de placer la performance sportive et la stabilité de la sélection nationale au-dessus des polémiques disciplinaires.

    Thom Biakpa