Catégorie : football

  • Coupe du monde : Après l’élimination, le spectre d’une implosion plane sur les Lions de la Teranga, Pape Guèye ouvre la fracture

    Coupe du monde : Après l’élimination, le spectre d’une implosion plane sur les Lions de la Teranga, Pape Guèye ouvre la fracture

    L’élimination du Sénégal dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique pourrait laisser des traces bien plus profondes qu’une simple désillusion sportive. Au lendemain de cette sortie prématurée, un message publié par le milieu de terrain Pape Guèye sur son compte Instagram est venu jeter une lumière crue sur les tensions qui semblent traverser la Tanière.

    Dans une publication particulièrement explicite, l’international sénégalais a annoncé qu’il suspendrait sa carrière en sélection nationale si le staff technique actuel était maintenu.
    « Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination… mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection », a-t-il écrit.
    Cette déclaration, rarissime à ce niveau, dépasse le cadre d’une simple réaction à chaud après une élimination. Elle constitue une remise en cause directe du travail du staff technique et laisse entrevoir un profond malaise au sein de l’équipe nationale.

    Sur le terrain, les premiers signes de cette frustration étaient déjà perceptibles. Remplacé à la 65e minute lors de la rencontre face à la Belgique, Pape Guèye avait quitté la pelouse avec une attitude traduisant clairement son mécontentement. Son langage corporel avait suscité de nombreuses interrogations, auxquelles son message publié quelques heures plus tard semble désormais apporter une réponse.
    Au-delà du cas individuel de Pape Guèye, cette prise de position soulève une question plus large : celle de la cohésion future des Lions de la Teranga. Lorsqu’un cadre de la sélection conditionne son retour à un changement de staff, c’est toute la stabilité du groupe qui peut être fragilisée.

    Une telle sortie publique risque également d’encourager d’autres voix à s’exprimer si certains joueurs partagent les mêmes réserves sur les choix techniques, la gestion du groupe ou les orientations tactiques. Dans un contexte où les attentes étaient particulièrement élevées avant le Mondial, l’échec sportif pourrait ainsi se transformer en crise interne.

    La Fédération sénégalaise de football se retrouve désormais face à une situation délicate. Maintenir le staff technique malgré les critiques pourrait entraîner le retrait provisoire de certains internationaux et accentuer les divisions. À l’inverse, céder à la pression des joueurs ouvrirait un débat sur l’autorité de l’encadrement et la gouvernance de la sélection.
    Après cette élimination, l’urgence ne sera donc pas uniquement de tirer les enseignements sportifs du parcours mondialiste. Il faudra également restaurer la confiance au sein du vestiaire afin d’éviter qu’une déception sportive ne débouche sur une véritable implosion de l’équipe nationale.

    Les prochains jours seront déterminants. Entre les éventuelles explications de Pape Guèye, la réaction du staff technique et la position de la Fédération, l’avenir des Lions de la Teranga pourrait connaître un tournant majeur. Une chose est certaine : le débat ne porte plus seulement sur les performances du Sénégal au Mondial, mais aussi sur la capacité de son encadrement à conserver la confiance de ses joueurs.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Sénégal, quand une soirée de fête se transforme en cauchemar

    Mondial 2026 : Sénégal, quand une soirée de fête se transforme en cauchemar

    Le Sénégal a cru tenir l’un des plus grands exploits de son histoire. Pendant plus de quatre-vingts minutes, les Lions de la Teranga avaient parfaitement maîtrisé leur huitième de finale face à la Belgique. Avec deux buts d’avance et une équipe belge sans solution, la qualification semblait leur tendre les bras. Mais en quelques instants, tout a basculé.
    Ce qui ressemblait à une soirée de fête s’est transformé en véritable cauchemar.

    Après une première période aboutie, conclue par l’ouverture du score d’Habib Diarra, les hommes de Pape Thiaw avaient pris une option sérieuse sur la qualification dès le retour des vestiaires. Ismaïla Sarr, récompensé de ses nombreux efforts, doublait la mise d’une superbe reprise et faisait exploser de joie les supporters sénégalais. À 2-0, la Belgique semblait résignée, incapable de trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance.

    Mais le football peut parfois être d’une cruauté absolue.
    Alors que le chronomètre approchait des dernières minutes du temps réglementaire, le Sénégal a perdu le contrôle de son destin. Une légère erreur de marquage a permis à Romelu Lukaku de réduire l’écart à la 86e minute, redonnant soudainement espoir aux Diables rouges.

    À peine le temps de se réorganiser que les Lions encaissaient un deuxième coup de massue. Trois minutes plus tard, une mauvaise sortie de Mory Diaw profitait à Youri Tielemans, qui égalisait de la tête dans un but déserté. En l’espace de quelques minutes seulement, une avance confortable avait disparu, laissant place à une prolongation que personne n’imaginait quelques instants auparavant.

    Le Sénégal, sonné, ne parvenait plus à retrouver la sérénité qui avait fait sa force durant une grande partie de la rencontre. Malgré une énorme occasion de reprendre l’avantage, les Lions manquaient le coche et laissaient les Belges reprendre confiance. Le scénario allait devenir encore plus cruel.

    Alors que la séance de tirs au but semblait inévitable, la Belgique obtenait un penalty dans le temps additionnel de la prolongation après l’intervention de l’assistance vidéo. Lamine Camara était sanctionné pour une faute sur Tielemans au terme d’une longue vérification de l’arbitre.

    Face à son destin, Tielemans ne tremblait pas. Sa frappe sous la barre offrait la qualification aux Belges à la 120e+5 minute et plongeait tout un peuple dans la stupeur.

    Le Sénégal quitte ainsi la Coupe du monde avec d’immenses regrets. Pendant plus d’une heure vingt, les Lions avaient dominé une sélection belge pourtant annoncée favorite. Ils avaient le match en main, un pied en huitième de finale et la perspective d’un duel largement à leur portée contre la Bosnie-Herzégovine ou les États-Unis.

    Au lieu de cela, ils repartent avec une élimination au goût particulièrement amer, conséquence d’une fin de match totalement maîtrisée par la Belgique mais surtout d’un incroyable effondrement sénégalais.

    La RDC a également connu une désillusion similaire face à l’Angleterre. Après avoir ouvert le score très tôt, les Léopards ont été rejoints dans les dernières minutes avant de céder sur un doublé de Harry Kane.

    À ce stade de la compétition, le Maroc demeure la seule nation africaine à avoir validé son billet pour les huitièmes de finale, en attendant le Cap-Vert et le Ghana.

    Thom Biakpa

  • Sports automobiles en Afrique : passion coûteuse ou marché à construire ?

    Sports automobiles en Afrique : passion coûteuse ou marché à construire ?

    Des pistes de karting aux routes du rallye, en passant par le motocross et le rallye-raid, l’Afrique dispose d’un réel potentiel pour les sports mécaniques. Mais le coût des véhicules, la rareté des infrastructures et l’irrégularité des compétitions freinent encore leur développement. Pour dépasser le cercle des passionnés fortunés, le continent doit transformer la course automobile en un véritable écosystème sportif, technique et économique.

    Les sports automobiles africains vivent un paradoxe. Le continent possède une forte culture de l’automobile, une population jeune, des territoires spectaculaires et des millions de passionnés de vitesse. Pourtant, le rallye, le karting, le motocross ou les courses sur circuit restent peu accessibles, faiblement médiatisés et souvent dépendants de quelques promoteurs, mécènes ou pilotes capables de financer eux-mêmes leur saison.

    Le problème ne réside donc pas dans l’absence d’intérêt. Il se trouve dans la difficulté à transformer cette passion en marché organisé.

    Contrairement au football ou à l’athlétisme, le sport automobile nécessite dès le départ un investissement important. Il faut acquérir ou louer un véhicule, financer son entretien, acheter les équipements de sécurité, payer les licences, transporter le matériel et rémunérer une équipe technique. Une casse mécanique peut mettre fin à une saison entière. Pour un jeune pilote africain, le talent seul ne suffit presque jamais.

    Cette barrière financière explique en partie pourquoi la compétition automobile demeure associée aux catégories les plus aisées. Mais plusieurs initiatives montrent qu’un autre modèle est possible.

    Le rallye, principale vitrine africaine

    Le rallye reste la discipline automobile la mieux implantée sur le continent. Il possède une histoire ancienne en Afrique de l’Est, en Afrique australe et dans certains pays francophones.

    Le calendrier 2026 du Championnat d’Afrique des rallyes de la FIA comprend quatre épreuves : le Safari Rally au Kenya, le Pearl of Africa Uganda Rally, le Rwanda Mountain Gorilla Rally et le Mkwawa Rally of Tanzania. Cette concentration confirme que l’Afrique de l’Est est aujourd’hui le principal bassin du rallye continental.

    La région dispose de plusieurs avantages. Les compétitions bénéficient d’une histoire connue du public, de terrains particulièrement adaptés et de rivalités entre pilotes locaux. Les rallyes permettent également de valoriser des territoires ruraux ou touristiques rarement exposés par les autres disciplines sportives.

    Mais la géographie du championnat révèle aussi ses faiblesses. De nombreux pays apparaissent puis disparaissent du calendrier en fonction des difficultés financières, logistiques ou institutionnelles rencontrées par les organisateurs.

    La Côte d’Ivoire en offre une illustration. Le Rallye du Bandama a longtemps constitué l’une des grandes épreuves automobiles du continent. Sa 46e édition, organisée autour de Yamoussoukro en 2020, comptait douze spéciales et plus de 270 kilomètres chronométrés. Le Bandama figurait encore au calendrier africain en 2023, mais n’apparaît plus dans celui de 2026.

    Cette discontinuité empêche de construire une audience fidèle. Elle fragilise aussi les relations avec les sponsors, qui recherchent de la visibilité sur plusieurs années plutôt qu’une opération ponctuelle.

    Pour devenir un véritable produit économique, le rallye africain doit disposer d’un calendrier stable, d’une diffusion régulière et de standards communs en matière de sécurité, de chronométrage et d’organisation.

    Le karting, première marche indispensable

    La plupart des grands pilotes commencent par le karting. La discipline permet d’acquérir très tôt les fondamentaux : trajectoires, freinage, dépassement, gestion de la pression et compréhension mécanique.

    En Afrique, le karting demeure pourtant peu développé. Les circuits sont rares et le coût du matériel reste élevé pour la majorité des familles. Sans base suffisamment large, les fédérations ne peuvent pas réellement détecter les meilleurs talents.

    Plusieurs initiatives cherchent à réduire ces obstacles. La première African Karting Cup, organisée en Afrique du Sud en 2024 avec le soutien de la FIA, avait pour objectif d’identifier de jeunes pilotes africains et de leur offrir des passerelles vers les compétitions internationales.

    Au Mozambique, une académie de karting a développé un modèle associant apprentissage de la conduite, prêt de matériel et initiation des enfants. Une première session avait accueilli douze jeunes âgés de 5 à 12 ans, dont six filles. Le programme a ensuite été étendu à des établissements scolaires et à l’utilisation de simulateurs.

    En juin 2026, le Botswana a lancé à son tour une Karting Africa Academy. Quarante participants, dont certains âgés de six ans, ont pris part à la première activité. Le programme utilise un châssis conçu spécialement pour rendre l’initiation plus accessible aux fédérations africaines.

    Ces expériences indiquent la direction à suivre. Le karting africain ne pourra pas se développer uniquement à travers des propriétaires de véhicules privés. Il doit s’appuyer sur des modèles de location, des équipements mutualisés, des championnats scolaires et des programmes de bourses.

    Les simulateurs peuvent également jouer un rôle. Ils ne remplacent pas la conduite réelle, mais permettent de détecter des aptitudes et d’initier un plus grand nombre de jeunes à moindre coût.

    Motocross et rallye-raid : transformer les territoires en circuits

    Les sports motocyclistes offrent un autre potentiel important. Plusieurs pays disposent de terrains adaptés au motocross, à l’enduro et au rallye-raid sans avoir besoin de construire des circuits automobiles extrêmement coûteux.

    La Fédération internationale de motocyclisme organise déjà un Championnat africain de motocross. Le continent accueille également des événements reconnus comme le Roof of Africa au Lesotho, inscrit au Championnat du monde de Hard Enduro en 2025.

    Le défi reste cependant similaire : transformer quelques compétitions spectaculaires en filières nationales capables de former des pilotes, des mécaniciens, des commissaires et des organisateurs.

    L’intérêt économique ne se limite pas au nombre de spectateurs. Une course peut générer des nuitées hôtelières, de la restauration, des transports et des activités pour les petites entreprises locales.

    La première manche sud-africaine du Championnat du monde de rallye-raid, organisée en mai 2025, aurait généré 45 millions de rands pour la province du Nord-Ouest et permis de former plus de 75 officiels.

    Au Botswana, un championnat national de rallye-raid a mobilisé plus de 250 jeunes comme commissaires et atteint 40 % de participation féminine parmi les personnes impliquées dans l’organisation. Le projet a également été conçu pour soutenir le tourisme et les petites entreprises locales.

    Ces exemples montrent que le sport automobile peut créer de la valeur bien au-delà du pilote et de son véhicule.

    Former des pilotes, mais aussi des professionnels

    L’une des erreurs serait de limiter le développement des sports automobiles à la recherche du prochain pilote de Formule 1.

    Une compétition mobilise des mécaniciens, ingénieurs, logisticiens, médecins, secouristes, commissaires, chronométreurs, photographes, vidéastes et spécialistes du marketing. Le sport automobile peut donc devenir un outil de formation professionnelle.

    Au Rwanda, des étudiants d’une école polytechnique ont construit en un mois un prototype de cross car à partir de plans fournis par la FIA. Le projet visait un prix de production d’environ 5 000 dollars, très inférieur à celui de nombreuses voitures de compétition importées.

    Cette approche est particulièrement pertinente pour l’Afrique. Les écoles d’ingénieurs et les lycées techniques pourraient être associés à la conception, à l’entretien et à l’adaptation des véhicules. Les compétitions deviendraient alors des laboratoires consacrés à la mécanique, à l’électronique, aux matériaux et, demain, à la mobilité électrique.

    La fabrication locale de certains châssis, pièces ou équipements permettrait aussi de réduire les coûts et de faire émerger une petite industrie autour du sport.

    Un produit attractif pour les sponsors

    Les sports automobiles possèdent un fort potentiel commercial. Les constructeurs et concessionnaires y trouvent un environnement naturel, tout comme les marques de pneumatiques, de lubrifiants, de carburants et de pièces détachées.

    Mais le sponsoring peut aller beaucoup plus loin. Les banques, assurances, télécoms, compagnies aériennes, boissons, plateformes numériques et offices du tourisme peuvent utiliser les compétitions pour toucher une audience jeune et passionnée.

    Le principal obstacle est l’absence de données. Combien de spectateurs assistent aux événements ? Quelle est l’audience numérique ? Quels contenus sont produits ? Quelle visibilité obtient chaque partenaire ?

    Tant que les promoteurs ne pourront pas répondre précisément à ces questions, les entreprises continueront de considérer le sport automobile comme une dépense de prestige plutôt que comme un véritable investissement marketing.

    Chaque événement devrait donc être accompagné d’une stratégie de diffusion : retransmissions en ligne, formats courts pour les réseaux sociaux, portraits de pilotes, caméras embarquées, documentaires et contenus consacrés aux coulisses mécaniques.

    Les sports automobiles sont particulièrement adaptés à l’image. Encore faut-il que les images soient produites et distribuées.

    Passer du loisir élitiste à l’écosystème

    Le sport automobile restera toujours plus coûteux que de nombreuses autres disciplines. Mais cela ne signifie pas qu’il doive rester fermé.

    La priorité doit être de construire une pyramide. À la base, des programmes scolaires, du karting accessible, des simulateurs et des compétitions locales. Au milieu, des championnats nationaux structurés et des formules permettant de courir avec des véhicules standardisés. Au sommet, des rallyes continentaux et quelques événements internationaux capables d’attirer sponsors et touristes.

    Il faut également renforcer les fédérations, former les officiels et appliquer des exigences strictes de sécurité. Sans encadrement médical, contrôle technique et gestion rigoureuse du public, la recherche du spectacle pourrait rapidement devenir dangereuse.

    Les sports automobiles africains sont donc à la fois une passion coûteuse et un marché à construire.

    Le continent possède déjà les pilotes, les paysages et les communautés de passionnés. Il lui manque surtout des passerelles entre initiation et compétition, des calendriers durables et des modèles économiques lisibles.

    L’enjeu n’est pas seulement de faire courir davantage de voitures et de motos. Il est de bâtir autour d’elles une industrie africaine du sport, de la formation, du tourisme et de la technologie.

  • Coupe du monde 2026 : La Côte d’Ivoire éliminée par la Norvège, la France déroule face à la Suède

    Coupe du monde 2026 : La Côte d’Ivoire éliminée par la Norvège, la France déroule face à la Suède

    L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 s’est arrêtée aux portes des seizièmes de finale. Opposés à la Norvège, mardi 30 juin au AT&T Stadium de Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 après une rencontre qu’ils ont longtemps maîtrisée dans le jeu, sans toutefois réussir à faire preuve du réalisme nécessaire devant le but.

    Les premières minutes offrent un duel équilibré entre les deux sélections. La Norvège se montre la première dangereuse avec une tête d’Erling Haaland, neutralisée grâce à une intervention d’Odilon Kossounou. Au fil de la rencontre, les hommes d’Emerse Faé prennent progressivement le contrôle des opérations, imposent leur rythme et multiplient les offensives.

    Ghislain Konan se procure une première occasion dans un angle fermé, tandis que Nicolas Pépé manque une énorme opportunité au second poteau après un excellent service de Yan Diomandé. Malgré cette domination ivoirienne, les Scandinaves frappent au moment où on les attend le moins.

    À la 39e minute, Martin Ødegaard trouve Antonio Nusa, qui repique dans l’axe avant d’enrouler une frappe imparable dans la lucarne de Yahia Fofana pour ouvrir le score (1-0). Juste avant la pause, Ibrahim Sangaré évite même le deuxième but en intervenant de justesse devant Haaland.

    Au retour des vestiaires, les Éléphants poursuivent leurs efforts. Nicolas Pépé bute sur le gardien Orjan Nyland, Guéla Doué multiplie les centres dangereux et les corners s’enchaînent en faveur des Ivoiriens. Malgré cette pression constante, la défense norvégienne résiste. De l’autre côté, Diallo sauve son équipe sur sa ligne devant Heggem, maintenant les siens dans le match.

    La récompense finit par arriver à la 74e minute. Entré en cours de jeu, Amad Diallo réalise une superbe percée dans la surface avant de conclure d’une frappe du pied gauche qui trompe Nyland et remet les deux équipes à égalité (1-1).

    Relancés, les Ivoiriens poussent pour décrocher leur qualification. Mais à la 86e minute, la Norvège fait une nouvelle fois parler son efficacité. Bien servi par Patrick Berg, Erling Haaland, oublié au second poteau, conclut sans trembler et inscrit son 60e but en sélection, offrant la victoire et la qualification à son équipe (2-1).

    Une dernière tentative d’Amad Diallo est repoussée par Nyland, scellant définitivement l’élimination des Éléphants.
    Les chiffres traduisent pourtant la bonne prestation ivoirienne. La Côte d’Ivoire a tenté 14 frappes contre 9 pour la Norvège, dont 5 cadrées contre 4. Les hommes d’Emerse Faé ont également obtenu 14 corners, contre seulement 3 pour leurs adversaires. Seule la possession de balle est légèrement revenue aux Norvégiens (53 % contre 47 %).

    À l’issue de la rencontre, Emerse Faé n’a pas caché sa déception au micro de beIN Sports, tout en rendant hommage à l’engagement de ses joueurs.
    « C’est le foot. Quand on a des occasions, on doit savoir les mettre. Malheureusement, on prend ce but à la fin. Les joueurs ont tout donné et se sont battus jusqu’au bout. On est tombés sur une équipe valeureuse, qui a bien défendu jusqu’au bout », a déclaré le sélectionneur ivoirien.

    Le technicien a également retenu les enseignements de cette première expérience mondiale pour son groupe : « C’est le haut niveau, les petits détails, ça ne se joue pas à grand-chose. C’était la première Coupe du monde pour tout le monde. Ils ont bien grandi, bien appris, on reviendra. »

    Avant de conclure avec un message d’espoir : « On aura tout donné, tout essayé jusqu’au bout. Ce n’est pas passé aujourd’hui, mais on va continuer. »

    Malgré cette élimination, les Éléphants quittent la compétition avec des motifs de satisfaction dans le contenu de leur jeu. Plus entreprenants que leurs adversaires, ils ont cependant payé leur manque d’efficacité dans les zones décisives, tandis que la Norvège a parfaitement exploité ses occasions pour décrocher son billet pour les quarts de finale, où elle retrouvera le Brésil.

    Dans l’autre affiche de cette journée, la France n’a laissé aucune chance à la Suède. Emmenés par un Kylian Mbappé étincelant, les Bleus se sont largement imposés 3-0 et poursuivent sereinement leur parcours dans cette Coupe du monde 2026.

    Thom Biakpa

  • Coupe du monde 2026 : Le Maroc renverse les Pays-Bas et s’offre un huitième de finale face au Canada

    Coupe du monde 2026 : Le Maroc renverse les Pays-Bas et s’offre un huitième de finale face au Canada

    Le Maroc poursuit son aventure dans cette Coupe du monde 2026. Au terme d’une rencontre particulièrement disputée à l’Estadio de Monterrey, les Lions de l’Atlas ont éliminé les Pays-Bas à l’issue de la séance de tirs au but, après un score de 1-1 au terme des prolongations. Menés en seconde période, les hommes de Mohamed Ouahbi ont trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans les ultimes instants du temps réglementaire avant de faire la différence depuis les onze mètres. Ils affronteront désormais le Canada en huitièmes de finale.

    Dès le coup d’envoi, les deux sélections ont affiché une grande intensité. L’importance de l’enjeu s’est rapidement ressentie sur le terrain, où les duels se sont multipliés. Les contacts rugueux, les tacles appuyés et plusieurs interventions musclées ont rythmé une première période très engagée, obligeant l’arbitre Wilton Sampaio à intervenir à plusieurs reprises pour calmer les esprits. Un joueur a même terminé le visage en sang après un choc survenu à la 37e minute.

    Sur le plan offensif, les occasions franches sont restées rares avant la pause. Le Maroc s’est néanmoins montré dangereux grâce à El Aynaoui, qui a failli profiter d’un corner, puis par Achraf Hakimi, dont la tentative lointaine a inquiété la défense néerlandaise à la 21e minute. En face, Micky Van de Ven a répondu par une puissante frappe juste avant la mi-temps, sans parvenir à faire évoluer le tableau d’affichage.

    Au retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas ont considérablement haussé le rythme. Très actif dans son couloir droit, Hakimi est passé tout près d’ouvrir le score après une passe d’Azzedine Ounahi, mais sa frappe a terminé sur la barre transversale à la 53e minute. Quelques instants plus tard, le capitaine marocain s’est de nouveau retrouvé en excellente position avant d’être stoppé par un tacle parfaitement maîtrisé de Van de Ven, auteur d’un retour décisif.

    Alors que le Maroc semblait prendre progressivement le contrôle des débats, les Pays-Bas ont frappé sur une transition rapide. Lancé dans la profondeur par Wout Weghorst, Crysencio Summerville a résisté au retour de la défense marocaine avant de servir Cody Gakpo dans la surface. L’attaquant néerlandais a conclu d’une frappe puissante qui n’a laissé aucune chance à Yassine Bounou à la 72e minute. Très ému après son but, Gakpo, récemment touché par un drame familial, a célébré cette réalisation en larmes, entouré de ses coéquipiers.

    Loin de renoncer, le Maroc a continué à pousser jusqu’aux dernières secondes. Son insistance a finalement été récompensée dans le temps additionnel. Monté apporter le surnombre, Issa Diop a repris de la tête un centre de Talbi à la 91e minute pour remettre les deux équipes à égalité et offrir une prolongation à son équipe.
    Dans la foulée, les Lions de l’Atlas ont bien failli prendre l’avantage. Servi dans la surface, Soufiane Rahimi a éliminé son défenseur avant de se présenter face à Bart Verbruggen. Le gardien néerlandais a toutefois réalisé une parade exceptionnelle pour détourner le ballon en corner, signant l’un des arrêts les plus spectaculaires du tournoi.

    Les trente minutes supplémentaires ont été beaucoup plus prudentes. Soucieuses de ne pas commettre l’erreur fatale, les deux formations ont privilégié la solidité défensive, laissant le suspense se prolonger jusqu’à la séance de tirs au but.

    Lors de cet ultime exercice, les deux équipes ont connu plusieurs échecs. Finalement, c’est Ismaël Saibari qui a offert la qualification au Maroc en transformant le tir au but décisif.

    Une délivrance pour tout un peuple et une nouvelle page d’histoire pour les Lions de l’Atlas, qui poursuivent leur parcours mondial et retrouveront le Canada en huitièmes de finale avec l’ambition de continuer à rêver.

    Thom Biakpa

  • Coupe du monde: L’Afrique du Sud tombe les armes à la main, le Maroc défie les Pays-Bas

    Coupe du monde: L’Afrique du Sud tombe les armes à la main, le Maroc défie les Pays-Bas

    L’aventure de l’Afrique du Sud en Coupe du monde a pris fin de la plus cruelle des manières. Opposés au Canada en seizièmes de finale, les Bafana Bafana ont longtemps résisté avant de céder dans les ultimes instants de la rencontre, s’inclinant sur le score de 1-0 dimanche 28 juin. Une élimination frustrante pour une sélection sud-africaine qui a pourtant livré une prestation pleine de courage et d’ambition.

    Durant toute la rencontre, les Sud-Africains ont tenu tête à une équipe canadienne réputée pour sa solidité et son réalisme. Bien organisés défensivement, les Bafana Bafana ont également su se montrer dangereux en contre-attaque et se procurer plusieurs occasions de faire basculer la rencontre. Par moments, ils ont même pris l’ascendant dans le jeu, affichant une maîtrise technique et une intensité qui ont mis leurs adversaires en difficulté.

    Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers une prolongation, le Canada a finalement trouvé la faille dans le temps additionnel de la seconde période. Ce but tardif a anéanti les espoirs sud-africains et plongé les joueurs ainsi que leurs supporters dans une immense déception. Malgré cette sortie prématurée, l’Afrique du Sud quitte la compétition avec les honneurs, après avoir démontré un état d’esprit irréprochable et un football séduisant.

    Cette élimination réduit un peu plus la présence africaine dans cette Coupe du monde, où les représentants du continent continuent de se battre pour prolonger leur parcours.
    Tous les regards se tournent désormais vers le Maroc, grand espoir africain à ce stade de la compétition. Les Lions de l’Atlas affronteront les Pays-Bas dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin au SoFi Stadium d’Inglewood. Une affiche prestigieuse qui promet un duel de très haut niveau entre deux équipes ambitieuses.

    Fort de l’expérience acquise lors de son parcours historique au Mondial 2022, où il avait atteint les demi-finales, le Maroc abordera cette rencontre avec de solides arguments. Les hommes du sélectionneur marocain devront toutefois réaliser un match presque parfait pour espérer venir à bout d’une sélection néerlandaise talentueuse, disciplinée et habituée aux grands rendez-vous internationaux.

    L’enjeu est immense pour les Lions de l’Atlas, qui rêvent de poursuivre leur aventure et de porter haut les couleurs du football africain. Une qualification face aux Pays-Bas permettrait non seulement de prolonger leur parcours dans le tournoi, mais aussi d’entretenir l’espoir de voir une nation africaine briller une nouvelle fois sur la scène mondiale.
    Après la désillusion sud-africaine, le continent retient désormais son souffle en attendant de voir si le Maroc saura relever le défi et poursuivre le rêve africain dans cette Coupe du monde.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026: Les Éléphants maîtrisent Curaçao (2-0) et s’offrent une qualification historique en 16è de finale

    Mondial 2026: Les Éléphants maîtrisent Curaçao (2-0) et s’offrent une qualification historique en 16è de finale

    La Côte d’Ivoire écrit une nouvelle page de son histoire en Coupe du monde. Grâce à un succès maîtrisé face à Curaçao (2-0), ce jeudi au Lincoln Financial Field de Philadelphie, les Éléphants décrochent leur qualification pour les seizièmes de finale du Mondial 2026. Une première historique pour la sélection ivoirienne, qui n’avait encore jamais franchi le premier tour de la compétition.

    Dès les premières minutes, les hommes d’Émerse Faé ont affiché leurs ambitions. À la 7e minute, Yan Diomandé a fait la différence sur son côté avant de trouver Nicolas Pépé en retrait. L’attaquant ivoirien n’a laissé aucune chance au gardien adverse et a rapidement donné l’avantage à son équipe.

    Malgré cette ouverture du score précoce, la première période est restée en demi-teinte. Les Éléphants ont certes contrôlé le ballon, mais leur jeu a souvent manqué de précision. Les erreurs techniques et les passes vers l’arrière ont empêché les champions d’Afrique de se mettre rapidement à l’abri.

    Au retour des vestiaires, le visage de la sélection ivoirienne a changé. Plus inspirés et plus efficaces dans leurs enchaînements, les Ivoiriens ont retrouvé de la maîtrise. Après une frayeur provoquée par une tentative de Floranus à la 56e minute, Nicolas Pépé a définitivement fait la différence. Servi dans la profondeur par une remarquable passe d’Ibrahim Sangaré, qui a éliminé plusieurs lignes adverses, l’ancien joueur de Lille a conclu avec sang-froid d’un plat du pied dans la lucarne opposée à la 64e minute, s’offrant un doublé.

    Auteur d’une prestation décisive, Nicolas Pépé a été désigné homme du match. À l’issue de la rencontre, il a exprimé sa joie tout en gardant les pieds sur terre : « C’est beaucoup de fierté. Maintenant, c’est match par match. On va essayer d’aller le plus loin possible. » L’international ivoirien a également dédié cette distinction à ses proches ainsi qu’au peuple ivoirien.

    Avec six points au compteur, la Côte d’Ivoire termine à la deuxième place du groupe E. Les Éléphants retrouveront en seizièmes de finale le deuxième du groupe I, qui sera soit la Norvège, soit la France, mardi prochain.

    Sans réaliser une prestation parfaite, les champions d’Afrique ont su faire preuve d’efficacité dans un rendez-vous décisif. Cette qualification historique confirme la progression de la sélection dirigée par Émerse Faé depuis son sacre continental et nourrit désormais de nouvelles ambitions pour la suite de cette Coupe du monde.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Le Maroc et l’Afrique du Sud qualifiés pour les 16es de finale, faux pas interdit pour la Côte d’Ivoire face au Curaçao

    Mondial 2026 : Le Maroc et l’Afrique du Sud qualifiés pour les 16es de finale, faux pas interdit pour la Côte d’Ivoire face au Curaçao

    La phase de groupes de la Coupe du monde 2026 entre dans sa dernière ligne droite et les premières nations qualifiées pour les 16es de finale commencent à se dessiner. Parmi elles, le Maroc et l’Afrique du Sud ont validé leur billet pour le tour suivant, confirmant la belle dynamique du football africain sur la scène mondiale.

    Les Lions de l’Atlas ont réalisé un parcours solide dans le groupe C. Après un match nul encourageant face au Brésil (1-1), les Marocains ont enchaîné deux précieuses victoires contre l’Écosse (1-0) puis Haïti (4-2). Avec sept points au compteur, ils terminent leur phase de groupes en tête et s’assurent une qualification méritée pour les 16es de finale.

    Dans le groupe A, l’Afrique du Sud a également créé la sensation. Battus lors de leur entrée en lice par le Mexique (0-2), les Bafana Bafana ont parfaitement réagi en tenant la Tchéquie en échec (1-1) avant de s’imposer face à la Corée du Sud (1-0). Ces résultats leur permettent de décrocher leur place au prochain tour et de poursuivre leur aventure américaine.

    Pendant ce temps, tous les regards africains se tournent désormais vers la Côte d’Ivoire. Les Éléphants disputent ce jeudi un match décisif contre le Curaçao dans le groupe E. Victorieux de l’Équateur (1-0) lors de leur premier match, les Ivoiriens ont ensuite livré une prestation courageuse face à l’Allemagne, malgré une défaite étriquée (1-2).

    Avant cette ultime journée, la situation reste ouverte dans le groupe. Face à une sélection du Curaçao qui a surpris en accrochant l’Équateur (0-0), les hommes de la Côte d’Ivoire n’ont plus droit à l’erreur. Une victoire leur permettrait de conserver toutes leurs chances de qualification pour les 16es de finale, tandis qu’un faux pas pourrait compromettre leurs ambitions.

    La rencontre s’annonce donc capitale pour les Éléphants, qui porteront les espoirs de tout un peuple et, plus largement, ceux du football africain. Après les qualifications déjà acquises du Maroc et de l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire a l’occasion d’écrire à son tour une belle page de son histoire dans ce Mondial 2026.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Le Ghana résiste à l’Angleterre, le Portugal déroule avec un Ronaldo retrouvé, la RDC sous pression

    Mondial 2026 : Le Ghana résiste à l’Angleterre, le Portugal déroule avec un Ronaldo retrouvé, la RDC sous pression

    La deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde s’est poursuivie mardi 23 juin avec quatre rencontres concernant les groupes K et L. Entre la démonstration portugaise, la résistance héroïque du Ghana et la courte défaite de la RDC face à la Colombie, cette journée a livré son lot d’enseignements.

    Ronaldo fait taire les critiques

    Attendu au tournant après sa prestation décevante contre la RDC (1-1), Cristiano Ronaldo a répondu de la meilleure des manières. Face à l’Ouzbékistan, le capitaine portugais a rapidement montré la voie à son équipe en ouvrant le score dès la 6e minute sur un centre précis de João Cancelo.

    Le Portugal a ensuite pris le large grâce à Nuno Mendes, auteur d’un superbe coup franc à la 17e minute. Avant la pause, Ronaldo s’est offert un doublé en concluant parfaitement une action initiée par Bruno Fernandes. En seconde période, un but contre son camp de la défense ouzbèke est venu sceller le succès portugais (4-0).
    Avec cette réalisation, Cristiano Ronaldo entre un peu plus dans l’histoire en devenant le premier joueur à marquer lors de six Coupes du monde différentes.

    Le Ghana tient tête à l’Angleterre

    Dans le groupe L, l’affiche entre l’Angleterre et le Ghana opposait deux équipes victorieuses lors de la première journée. Dominateurs dans le jeu, les Anglais ont multiplié les offensives mais se sont heurtés à une défense ghanéenne particulièrement disciplinée.

    Les Black Stars, emmenés par Antoine Semenyo, ont résisté avec courage et se sont même montrés dangereux en contre-attaque. Nico O’Reilly a trouvé la barre transversale en fin de rencontre, tandis que le gardien Asare s’est illustré avec une parade décisive devant Bukayo Saka.

    Grâce à sa solidité défensive, le Ghana repart avec un précieux point qui le maintient en bonne position dans la course à la qualification.

    La Colombie valide son billet, la RDC devra réagir

    Dans l’autre rencontre du groupe K, la Colombie affrontait une sélection congolaise en confiance après son nul obtenu contre le Portugal. Comme lors de son premier match, la RDC a longtemps fait preuve d’une remarquable organisation défensive.

    Les Colombiens ont pourtant cru ouvrir le score dès la 6e minute, mais le but de Daniel Muñoz a été annulé pour hors-jeu. Malgré la résistance du gardien Lionel Mpasi et de sa défense, la pression colombienne a fini par payer. À la 76e minute, Daniel Muñoz a finalement trouvé la faille et offert la victoire aux siens.

    Avec deux succès en deux rencontres, la Colombie décroche sa qualification pour le tour suivant. La RDC, quant à elle, jouera sa survie dans la compétition lors de son dernier match face à l’Ouzbékistan, avec l’obligation de s’imposer pour espérer poursuivre son aventure mondiale.

    Thom Biakpa

  • Mondial 2026 : Le Sénégal au bord de l’élimination, l’Algérie se relance

    Mondial 2026 : Le Sénégal au bord de l’élimination, l’Algérie se relance

    La situation se complique sérieusement pour le Sénégal dans cette Coupe du monde. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), dans la nuit du 22 au 23 juin. Malgré un doublé d’Ismaïla Sarr, les Sénégalais n’ont pas réussi à contenir les assauts norvégiens, emmenés par un Erling Haaland une nouvelle fois décisif.

    Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve désormais dans une position très délicate. La France et la Norvège, qui totalisent chacune six points, ont déjà assuré leur qualification et occupent les deux premières places du groupe. Les Lions ne peuvent donc plus espérer terminer dans le duo de tête.
    Toutefois, l’espoir n’est pas totalement éteint. Grâce au nouveau format de la compétition, les huit meilleurs troisièmes de groupe accèdent également aux seizièmes de finale. Le Sénégal peut encore prétendre à cette place, mais son avenir ne dépend plus uniquement de ses propres performances.

    Les hommes du sélectionneur Pape Thiaw devront impérativement s’imposer lors de leur dernier match face à l’Irak. Une victoire, si possible avec un large écart, améliorerait leur différence de buts, un critère qui pourrait s’avérer déterminant. Cependant, même un succès ne garantirait pas automatiquement la qualification. Les Lions devront également surveiller les résultats des autres groupes et espérer que plusieurs équipes classées troisièmes terminent avec un bilan inférieur au leur.

    Le rendez-vous contre l’Irak s’annonce donc comme une véritable finale de survie. Le Sénégal devra afficher un tout autre visage et réaliser une prestation convaincante pour conserver ses chances de poursuivre l’aventure mondiale.

    Dans le même temps, l’Algérie a relancé ses ambitions de qualification grâce à une victoire précieuse face à la Jordanie (2-1). Pourtant, les Fennecs avaient mal débuté la rencontre en encaissant l’ouverture du score signée Nizar Al-Rashdan. Menés à la pause, les Algériens ont su réagir en seconde période pour renverser la situation et décrocher un succès capital.

    Cette défaite condamne définitivement la Jordanie, désormais éliminée de la compétition. Pour l’Algérie, en revanche, tout reste possible. Les Fennecs joueront leur avenir lors de leur prochain match face à l’Autriche, prévu le 27 juin à Kansas City. Une rencontre décisive qui déterminera leurs chances d’accéder aux seizièmes de finale.

    À l’approche de la dernière journée, les destins des deux sélections africaines divergent. Le Sénégal devra compter sur un concours de circonstances favorable pour poursuivre son parcours, tandis que l’Algérie a repris la main sur son avenir grâce à son précieux succès contre la Jordanie.

    Thom Biakpa